Come From Away

D'Irene Sankoff et David Hein

Mise en scène: Anne Mie Gils et Jack Cooper
Une production du Festival Bruxellons!
25 représentations A partir du 11 juillet 2024

Le 11 septembre, le monde s’est arrêté.
Le 12 septembre, leur histoire nous a redonné foi en la vie.

«Come From Away» vous transporte au cœur de la magnifique histoire vraie de 7.000 passagers de 38 avions de ligne qui ont atterri d'urgence le 11 septembre 2001 dans la petite ville de Gander à Terre-Neuve dont les habitants vont tout mettre en œuvre pour accueillier au mieux ces femmes et ces hommes venus des cinq continents.
Au milieu des cultures qui s’entrechoquent et de la panique ambiante, l’inquiétude laisse place à la confiance, la musique s’élève dans la nuit et la gratitude se transforme en une amitié qui durera toute la vie.
«Come from Away» montre ce petit monde temporaire où tout le monde est forcé, par des événements bouleversants survenus à des centaines de kilomètres de là, de se réunir et de construire une communauté basée sur des principes de générosité et de bienveillance.

Le matin du 11 septembre 2001, les habitants de Gander (Terre-Neuve) apprennent que des attentats terroristes ont eu lieu à New York. Les attaques entraînent la fermeture de l’espace aérien américain, détournant 38 avions internationaux vers l’aéroport de Gander. Le nombre de passagers à bord de ces avions double la population de la petite ville qui n’est pas équipée pour faire face à l’afflux de voyageurs bloqués. Malgré tout, les habitants de Gander se préparent à loger, nourrir, vêtir et réconforter les quelque 7 000 passagers mais aussi les 19 animaux des soutes à bagages.
Dans un premier temps, les équipages et les passagers ne peuvent quitter les avions. Ils n’ont que des informations confuses et contradictoires sur ce qui s’est passé à New York. Une fois autorisés à descendre des avions et transférés dans des abris d’urgence à proximité, ils sont horrifiés par les images rediffusées en boucle à la télévision. Certains tentent désespérément de contacter leurs familles – nous sommes avant l’ère des GSM. Les habitants de Gander et des villes environnantes ouvrent leurs maisons aux «gens de l’avion», sans égard à la race, à la nationalité ou à l’orientation sexuelle de leurs invités. Ils travaillent toute la nuit pour les aider de toutes les manières possibles. Les voyageurs et les équipages sont d’abord décontenancés par la gentillesse peu commune de leurs hôtes, mais ils baissent lentement leur garde et commencent à se lier avec les citadins et entre eux. Par exemple, deux femmes, Beulah (de Gander) et Hanno (de New York), se lient d’amitié sur le fait que leurs deux fils sont pompiers. Mais le fils de Hanno est toujours porté disparu après les attaques. Un lieu de culte, rassemblant toutes les religions est ouvert. Des rencontres amoureuses ont lieu – mariage s’ensuivra – et d’autres couples se disloquent car leurs relations paraissent tellement artificielles en ces moments de vérité. Beverly Bass, la première femme pilote chez America Airlines, confesse sa peur que disparaisse la passion de sa vie: voler.
Quelques jours plus tard, l’espace aérien réouvre et chacun peut rentrer chez soi. Les passagers n’oublierons jamais la gentillesse et la générosité dont les habitants de Gander ont fait preuve à leur égard. Les habitants de Gander reviennent à la vie normale, mais ressentent à quel point leur ville semble vide et à quel point le monde semble différent.
Dix ans plus tard, l’équipage et les passagers se réunissent à Gander, cette fois par choix, pour célébrer les amitiés de longue date et les liens solides qu’ils ont tissés malgré les attaques terroristes. Comme le confesse le maire de Gander: «Ce soir, nous rendons hommage à ce qui a été perdu, mais nous commémorons aussi ce que nous avons trouvé.»

© Photos: Gregory Navarra


CREATEURS
AuteurIrene Sankoff 
AuteurDavid Hein 
CompositeurIrene Sankoff 
CompositeurDavid Hein 
ParolierIrene Sankoff 
ParolierDavid Hein 
Traduction françaiseStéphane Laporte 
Mise en scèneAnne Mie Gils 
Mise en scèneJack Cooper 
Assistante à la mise en scèneMathilde Bourguet 
Direction musicaleBo Waterschoot 
Direction polyphonie vocaleSebastien Jurczys 
ChorégraphiesKylian Campbell 
ScénographieDimitri Shumelinsky 
AccessoiresCédric Michel 
Création des costumesBéatrice Guilleaume 
LumièreLaurent Kaye 
CoiffeurOlivier Amerlinck 
Ingénieur du sonVincent Debongnies 
Ingénieur du sonSimon Defrenne 
Ingénieur du sonEric Loots 
AVEC
DianeMargaux Maillet 
HannahTerja Diava 
JaniceAaricia Dubois 
BeulahVirginie Perrier 
BonnieJolijn Antonissen 
BeverleyMarion Preite 
OzLoïc Suberville 
Kevin TDamien Locqueneux 
Kevin JLoaï Rahman 
BobJanis Palu 
ClaudeFranck Labbé 
NickArnaud Masclet 
ORCHESTRE
Direction et guitare basseBo Waterschoot 
PianoAnne Wolf 
Flûte 1Remi Decker 
Flûte 2Raphaël De Cock 
ViolonLorcan Fahy 
GuitaresTéo Crommen 
Mandoline et bouzoukiJonathan Bruyninx 
PercussionsStephan Pougin 
BatterieThierry Gutmann 
EQUIPE TECHNIQUE
Direction techniqueDenis de Bock 
Vincent Lemoine 
Nettoyage des costumesArlette de Winne 
PRODUCTION
Co-producteurOlivier Moerens 
Co-producteurJack Cooper 
Co-producteurDaniel Hanssens 
Directrice de productionLady Karidas 
Attachée de presseValérie Nederlandt 
GraphisteGaétan Bergez 
Photo ReporterAlexandre Mhiri 
UNE HISTOIRE VRAIE: «Tout le monde nous dit que nous avons fait une chose incroyable, et en fin de compte, je ne pense pas que c’était une chose incroyable. Ce que nous avons fait était normal.» - Diane Davis, 53 ans en 2001, une enseignante qui a aidé 750 personnes logées à l’école primaire de la ville.
«Ce que nous considérons comme la chose la plus simple dans la vie, c’est d’aider les gens. Vous n’êtes pas censé regarder la couleur des gens, leur religion, leur orientation sexuelle – vous les regardez en tant que personnes.» - Le maire pendant 21 ans de Gander, Claude Elliott.

© Photos: Gregory Navarra


Critique - Au Karreveld, la comédie musicale de l’été, « Comes from Away », chante la simplicité de la vie et des petits bonheurs partagés quand le monde est saisi d’effroi.
Un spectacle qui frappe au cœur de notre humanité
Si le spectacle renvoie une dose d’émotion XXL au public, c’est par la simplicité, la spontanéité, la sincérité et l’humour dans le jeu de l’ensemble des comédiens. Pas une ni un pour chanter plus haut que l’autre. Ils sont à l’unisson du genre humain, versant une larme à la mémoire de « ceux qu’on a perdus » à Manhattan et adressant un sourire à « ceux qu’on a trouvés » à Gander.

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★★★★ - Une mélodie du bonheur pour sauver le monde

Au Karreveld, la comédie musicale de l’été, « Comes from Away », chante la simplicité de la vie et des petits bonheurs partagés quand le monde est saisi d’effroi.

Welcome to the rock ! Dans la cour d’honneur du château du Karreveld, à Molenbeek, ce ne sont pas les notes d’un tube heavy metal mais de Come from Away qui ouvrent la nouvelle comédie musicale présentée dans le cadre du festival Bruxellons ! Le « rock », c’est ce rocher canadien auquel s’accroche la bourgade de Gander, à Terre-Neuve. Le 11 septembre 2001, quand les attentats du World Trade Center ont signifié la fermeture de l’espace aérien américain, 38 avions de ligne chargés de 7.000 passagers et 19 animaux, dont un couple de bonobos attendant famille, ont été contraints à un atterrissage forcé sur l’île. Dans un élan de solidarité exemplaire, les habitants de Gander se sont débrouillés pour rassurer, héberger, nourrir ces naufragés de l’air de 96 nationalités différentes et trouver une sage-femme pour Madame Bonobo.

De ces instants dramatiques et authentiques, Irene Sankoff et David Hein ont tiré, en 2017, matière à l’écriture d’une comédie musicale, Come from Away, jouée plus d’un millier de fois à Broadway et couronnée d’une vingtaine d’awards. Cet été, le spectacle de cette extraordinaire (més)aventure est chanté et dansé au Karreveld, mis en scène par Jack Cooper et Anne Mie Gils, dans un décor typique de maisons de bois canadiennes. L’une d’entre elles dissimule un combo de huit musiciens derrière des volets roulants à claire-voie. Ils emmènent les comédiens au rythme d’un tempo folk soutenu.

French-kiss à la morue congelée et shots de screech
Sur scène, deux rangées de chaises permettent aux acteurs de sauter du rôle de passagers d’un avion d’American Airlines, à celui de naufragés de l’air pris en charge par un bus scolaire. Comme les vraies personnes dont les témoignages ont inspiré le spectacle, les comédiens et comédiennes passent par toutes les couleurs de l’angoisse, de l’émotion et de l’humour. A l’école du village, ils assument en chantant avec le maire : « Lorsqu’un étranger nous tombe dessus. » Et ils n’hésitent pas à psalmodier les versets de la Bible, ceux de l’Epître aux Philippiens où l’apôtre Paul écrit « Ne vous inquiétez de rien », pour se faire comprendre de ceux qui parlent hindi, mandarin ou moldave…

Entre-temps, les habitants auront transformé l’école du village pour loger en urgence mille personnes, converti la patinoire en frigo pour stocker la nourriture nécessaire à cuisiner 100.000 repas en cinq jours… Ils ont aussi trouvé les gestes et les mots pour apaiser, surmonter les questions qui fâchent, qu’elles soient de genre, de culture ou de religion. Dans une minute de silence assourdissante à la mémoire des victimes du World Trade Center, partagée avec le public, le Karreveld fond sur l’air d’un cantique de vie et d’espoir.

En apothéose de Come from Away, les comédiens se lâchent complètement pour une scène de bizutage plus vraie que nature. Dans l’idée de faire des 7.000 inconnus tombés du ciel autant de membres de la grande famille des Terre-Neuviens, ils improvisent des french-kiss à la morue congelée et des shots de screech, l’inimitable rhum local, avant d’embrasser le monde et l’humanité. Le tout a été distillé en étroite collaboration avec les véritables habitants de Gander pour enrichir la mise en scène de leur précieux vécu.

Un spectacle qui frappe au cœur de notre humanité
Si le spectacle renvoie une dose d’émotion XXL au public, c’est par la simplicité, la spontanéité, la sincérité et l’humour dans le jeu de l’ensemble des comédiens. Pas une ni un pour chanter plus haut que l’autre. Ils sont à l’unisson du genre humain, versant une larme à la mémoire de « ceux qu’on a perdus » à Manhattan et adressant un sourire à « ceux qu’on a trouvés » à Gander. A ce propos, les vrais passagers sont revenus, dix ans plus tard, de Perpignan, du Panama, de Pékin… habités par une envie gourmande de bonheur et de morue au fromage.

Après My Fair Lady ou West Side Story et avant la Rebecca de Daphné du Maurier et Alfred Hitchcock l’an prochain, Bruxellons ! frappe au cœur avec ce Come from Away. Dans un monde de plus en plus racisé, genré, communautarisé, le spectacle ouvre les esprits à la bienveillance. C’est un chant au vivre ensemble, à la curiosité de l’autre, au respect de la diversité des cultes et des cultures… Personne ne rêvait d’atterrir à Terre-Neuve le 11 septembre 2001 mais tous paieraient cher aujourd’hui pour revivre un seul instant de l’humanité partagée à Terre-Neuve.

Daniel Couvreur - Le Soir - 24/7/2024

Daniel Couvreur - Le Soir - 24/7/2024

Critique - Quand il y a une version de cette qualité dans votre propre pays, vous devez l’avoir vu!
Come From Away est un musical qui explique une partie oubliée de la catastrophe du 11/9 avec un beau message positif, sans jamais cacher les côtés moins beaux. C’est un musical monté comme doit l'être un musical au 21ème siècle.
Le cadre est de haut niveau. Magnifique lumière (comme toujours en plein air, il y a encore beaucoup de lumière du jour pour vraiment en profiter pendant les 30-45 premières minutes), excellent son (parfois trop doux, mais toujours corrigé rapidement) et de beaux costumes. Le décor comprend également un plateau tournant qui bouge sans un bruit et apporte un dynamisme supplémentaire à certaines scènes. Lorsque l'orchestre peut sortir de sa grange, ils contribuent encore plus à la fête, le plaisir éclabousse. La traduction de Stéphane Laporte assure que l’atmosphère originale et le ressenti musical soient totalement préservés. Tout cela fait que le Karreveld ressemble de plus en plus à Broadway d’été sur la Senne.
Cette distribution a une forte touche internationale, tout comme les passagers qu’ils doivent façonner, mais surtout, ce sont une douzaine d’acteurs musicaux très forts. Come From Away est, comme l'exige une œuvre moderne, un train qui fonce rapidement. Tous les artistes doivent en plus incarner des personnages différents et la bascule de l'un à l'autre est seulement fait par un changement d'élément de costume. Mais on reconnait facilement chaque nouveau personnage. Ils savent non seulement comment créer l’émotion mais ils la projettent aussi fortement au sein du public.

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Vous devez l’avoir vu!

Cet été vous avez la chance de voir Come From Away en Belgique. Le Festival Bruxellons! a choisi de jouer ce beau musical sur sa scène en plein air dans la ferme-château du Karreveld. Une nouvelle première mondiale car c’est la première fois que cette œuvre de 2013 est traduite et jouée en français. Un bel exemple de comédie musicale à Bruxelles!

Broadway sur Senne
Come From Away n’est pas un musical évident. Pas un grand classique, pas un titre qui sonne immédiatement. Mais tout le monde connaît les événements qui initient l’histoire de ce chef-d’œuvre. Le 11 septembre 2001, l’attaque terroriste contre les États-Unis perpétrée en détournant quatre avions et en les utilisant comme d’énormes bombes. L’espace aérien nord-américain s’est complètement fermé, forçant les dizaines d’avions en route à trouver rapidement un autre point d’atterrissage. Cela nous amène à Gander, un petit village de Terre-Neuve avec un grand aéroport international, vestige des années 1930. 38 avions du monde entier ont atterri ici et ont déposé quelque 7.000 personnes dans ce village de 9.000 habitants. Tout cela dans une atmosphère de peur parce que, peut-être, il y avait encore des terroristes dans les avions? Ce qui s'est passé les cinq jours suivants, cependant, est une histoire de solidarité humaine et de chaleur. Tous les gens et les animaux à bord de ces avions ont été soignés et aidés du mieux possible.

Douze acteurs et neuf musiciens sont sur scène. Un décor qui vous emmène directement dans un village nord-américain de l’arrière-pays. Dans une grange, vous pouvez déjà voir un soupçon d'orchestre. Lorsque les douze acteurs arrivent, la fête commence par un accueil chaleureux sur leur "Roc". Cette distribution a une forte touche internationale, tout comme les passagers qu’ils doivent façonner, mais surtout, ce sont une douzaine d’acteurs musicaux très forts. Come From Away est, comme l'exige une œuvre moderne, un train qui fonce rapidement. Tous les artistes doivent en plus incarner des personnages différents et la bascule de l'un à l'autre est seulement fait par un changement d'élément de costume. Mais on reconnait facilement chaque nouveau personnage. Ils savent non seulement comment créer l’émotion mais ils la projettent aussi fortement au sein du public.

Le cadre est de haut niveau. Magnifique lumière (comme toujours en plein air, il y a encore beaucoup de lumière du jour pour vraiment en profiter pendant les 30-45 premières minutes), excellent son (parfois trop doux, mais toujours corrigé rapidement) et de beaux costumes. Le décor comprend également un plateau tournant qui bouge sans un bruit et apporte un dynamisme supplémentaire à certaines scènes. Lorsque l'orchestre peut sortir de sa grange, ils contribuent encore plus à la fête, le plaisir éclabousse. La traduction de Stéphane Laporte assure que l’atmosphère originale et le ressenti musical soient totalement préservés. Tout cela fait que le Karreveld ressemble de plus en plus à Broadway d’été sur la Senne.

Come From Away est un musical qui explique une partie oubliée de la catastrophe du 11/9 avec un beau message positif, sans jamais cacher les côtés moins beaux. C’est un musical monté comme doit l'être un musical au 21ème siècle. Quand il y a une version de cette qualité dans votre propre pays, vous devez l’avoir vue! Comme les années précédentes, Bruxellons! a prévu des surtitres en néérlandais, donc vous pouvez toujours suivre donc même si vous ne comprenez pas un mot de français.

Fortement recommandé pour cet été!

Patrick Defort - MusicalVibes - 14/7/2024

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Patrick Defort - MusicalVibes - 14/7/2024

Reportage - Le festival Bruxellons s’ouvre avec une comédie musicale hors du commun, inspirée d’un petit miracle humain survenu en marge des attentats du 11 Septembre.
(…) L’équipe ne craint-elle pas de prendre des risques en programmant un titre relativement peu connu, contrairement aux « blockbusters » qu’ils ont précédemment réalisés comme My Fair Lady ou West Side Story ? « On ne prend jamais de risque quand on raconte une belle histoire », s’enflamme Jack Cooper.
(…) De son côté, Anne Mie Gils ajoute que la musique « aide à garder un rythme soutenu » dans une pièce conçue pour avancer de manière inéluctable. « On se prend une vague d’une heure quarante, sans entracte, sans applaudissements, et le défi est de garder cette cadence.
Si cette comédie musicale – la huitième à être produite à Bruxellons – dessine une aventure singulière, c’est aussi parce que l’équipe de création a pu interagir avec les véritables protagonistes de l’histoire. « On a cherché puis trouvé sur internet le contact des gens de Gander et on a organisé une visioconférence », explique le metteur en scène. « C’était incroyable cette simplicité avec laquelle ils racontaient comment ils ont laissé leur chambre à ces gens, comment ils ont transformé l’école en quelques heures pour loger mille personnes, comment ils ont réussi à sortir 100.000 repas. Ils nous disaient simplement : on a fait ce qu’il fallait faire. Le maire a aussi cette phrase magnifique pour dire qu’au début, il y avait 7.000 inconnus, puis c’est devenu 7.000 amis et quand ils sont partis, ils ont eu l’impression de quitter la famille. »

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«Come from away»: l'histoire vraie qui redonne foi en I'humanité

Le festival Bruxellons s’ouvre avec une comédie musicale hors du commun, inspirée d’un petit miracle humain survenu en marge des attentats du 11 Septembre. Au château du Karreveld.

Tout le monde se souvient précisément de ce qu’il faisait le 11 septembre 2001. Mais, pour certains, ce souvenir s’avère plus dense que pour d’autres. C’est le cas notamment des habitants de Gander, petite ville de Terre-Neuve. Ce jour-là, les attentats terroristes entraînent la fermeture de l’espace aérien américain et 38 avions sont détournés vers l’aéroport de Gander, à l’extrémité orientale du Canada. La petite ville doit faire face à l’afflux de 7.000 passagers qui parlent 96 langues différentes. Un petit miracle d’hospitalité va alors se produire : les habitants de Gander se mobilisent pour loger, nourrir, vêtir et réconforter ces naufragés de l’air, tout en absorbant le choc d’un monde en train de basculer.

Dix ans plus tard, en 2011, les auteurs Irene Sankoff et David Hein se rendent à la cérémonie mémorielle qui réunit toutes les personnes qui ont vécu ce moment hors du commun. Les artistes écoutent et enregistrent les témoignages des uns et des autres, des centaines d’heures de bobines qui vont bientôt nourrir l’écriture de Come from away, comédie musicale qui devient vite un « hit » à Broadway, puis Londres. Aujourd’hui, c’est à Bruxelles, en français (dans une traduction de Stéphane Laporte), que se déploie le spectacle. « Une histoire extraordinaire de gens ordinaires », résume Jack Cooper, qui signe la mise en scène avec Anne Mie Gils (artiste flamande qui a joué dans les productions musicales précédentes de Bruxellons, comme Sunset Boulevard ou Elisabeth). Nous les rencontrons tous les deux, par un après-midi du début juillet, alors que les répétitions ont démarré en plein air, sur les tréteaux du château du Karreveld, à Molenbeek-Saint-Jean.

Destination Terre-Neuve
Sur la scène, de jolies maisons de bois nous transportent illico en Terre-Neuve, mais on pourrait tout aussi bien imaginer être en Norvège, dans cette pièce qui rassemble des personnages du monde entier. « Dans la version originale de Broadway, ils ont choisi de planter le décor dans une forêt, mais ce n’est pas juste », sourit Jack Cooper. « Les premiers mots de la pièce sont Welcome to the rock car Gander est sur une espèce de rocher, sans beaucoup d’arbres. D’ailleurs, quand on a envoyé les photos du décor aux habitants de Gander (l’équipe de production a réussi à prendre contact avec les « Ganderiens », NDLR), ils nous ont dit : On dirait chez nous », se réjouit le metteur en scène.

Cette après-midi-là, les répétitions commencent par « la chanson de la pilote », séquence dédiée à Beverly Bass, incarnée par Marion Preite. Ce personnage, inspiré de celle qui est, par ailleurs, la première femme commandant de bord de l’histoire des Etats-Unis, chante : « Des terroristes ont frappé et tout à coup, la chose que j’aime le plus au monde a servi de bombe. » Marion Preite est accompagnée par un orchestre live, que l’on distingue à l’intérieur d’une des maisons de bois. C’est la première fois que les musiciens – d’habitude cachés dans les coulisses – sont visibles sur la scène. « C’est possible cette fois parce qu’ils ne sont que huit », précise Jack Cooper. « Ils jouent de la musique folk, une musique qui parle directement aux gens parce qu’elle fait partie d’un imaginaire commun. »

De son côté, Anne Mie Gils ajoute que la musique « aide à garder un rythme soutenu » dans une pièce conçue pour avancer de manière inéluctable. « On se prend une vague d’une heure quarante, sans entracte, sans applaudissements, et le défi est de garder cette cadence. Sur scène, il y a 12 chaises, qui permettent de passer très vite d’un avion, à un bus, à un café, etc. Quant aux comédiens, chacun joue plusieurs personnages. » Pour cette distribution réduite – ils sont 12 alors que d’habitude on tourne sur une vingtaine pour les comédies musicales de Bruxellons –, l’équipe a eu envie de réunir « des vraies gens », confie Jack Cooper. « C’est-à-dire qu’on n’a pas cherché un casting glamour-paillettes mais, au contraire, on voulait des personnes qui ont l’air de M. et M me Tout-le-monde, des gens comme on peut en croiser dans un aéroport. Les comédiens viennent de Belgique et de France, mais ont des origines très différentes. »

Ode au genre humain
L’équipe ne craint-elle pas de prendre des risques en programmant un titre relativement peu connu, contrairement aux « blockbusters » qu’ils ont précédemment réalisés comme My Fair Lady ou West Side Story ? « On ne prend jamais de risque quand on raconte une belle histoire », s’enflamme Jack Cooper. « D’ailleurs, il y a aussi des risques à faire une pièce très connue, le risque de décevoir parce que les gens ont des a priori et on ne fait pas ce qu’ils attendaient. Plus que de faire un gros titre, on a surtout envie de faire une bonne histoire. Or on a rarement vu un spectacle aussi tourné vers le genre humain que Come from away. Alors que l’actualité nous rappelle qu’il y a une tendance effrayante au repli sur soi, ce spectacle parle d’humanité. Il est la preuve qu’entre êtres humains, on peut s’entraider, que les gens sont faits pour vivre ensemble. Il raconte l’histoire de personnes, de 96 nationalités différentes qui ne voulaient pas être là, ne se comprenaient pas et pourtant ont réussi à éviter tout conflit alors que le monde sombrait. »

Si cette comédie musicale – la huitième à être produite à Bruxellons – dessine une aventure singulière, c’est aussi parce que l’équipe de création a pu interagir avec les véritables protagonistes de l’histoire. « On a cherché puis trouvé sur internet le contact des gens de Gander et on a organisé une visioconférence », explique le metteur en scène. « C’était incroyable cette simplicité avec laquelle ils racontaient comment ils ont laissé leur chambre à ces gens, comment ils ont transformé l’école en quelques heures pour loger mille personnes, comment ils ont réussi à sortir 100.000 repas. Ils nous disaient simplement : on a fait ce qu’il fallait faire. Le maire a aussi cette phrase magnifique pour dire qu’au début, il y avait 7.000 inconnus, puis c’est devenu 7.000 amis et quand ils sont partis, ils ont eu l’impression de quitter la famille. »

Catherine Makereel - Le Soir - 10/7/2024

Catherine Makereel - Le Soir - 10/7/2024

Reportage - Après le tube planétaire West Side Story l'été dernier, Bruxellons ! propose donc cette année un titre moins connu, mais, relève Jack Cooper, "très certainement le plus contemporain" de toutes les comédies musicales montées au Karreveld depuis 2015 (La Mélodie du bonheur, Evita, Sunset Boulevard, My Fair Lady…). Une modernité qui transparaît tant dans la musique que la construction du spectacle. "Come from Away est la comédie musicale qui parle le mieux de l'être humain, de l'entraide entre humains. Elle touche tout le monde, car on peut s'identifier à tous les personnages. Surtout, elle s'inspire d'une histoire vraie que tous les plus de 30 ans ont vécue d'une manière ou d'une autre, décrit le co-metteur en scène. Donc, sa contemporanéité réside dans l'envie de raconter une histoire, avant de faire un spectacle.

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"Come from Away", la comédie musicale inspirée d'une histoire vraie

Dès ce 13 juillet, le Festival Bruxellons ! emmène le public à Terre-Neuve, au Canada, lors des attentats du 11 septembre, avec "Come from Away", un musical moderne et "feel good" traduit pour la première fois en français, avec douze interprètes et huit musiciens sur scène. À quelques jours de la première, "La Libre" est allée à la rencontre de l'équipe de création. Ambiance.

Comme pour beaucoup d'événements en plein air cet été, la pluie est venue jouer les trouble-fêtes dans les préparatifs de cette 26e édition du Festival Bruxellons !. Alors qu'une averse a copieusement arrosé le Château du Karreveld (Molenbeek), toute l'équipe technique de la comédie musicale Come from Away, qui y sera jouée dès ce 13 juillet, scrute le ciel, à l'affût de la moindre éclaircie. Le vaste plateau du praticable posé au centre de la cour du château n'a pas encore été peint et le temps presse, car les détails à régler sont encore nombreux.

Mais Jack Cooper, co-producteur de Bruxellons ! et co-metteur en scène de Come from Away veut rester optimiste : "On s'est arrangé pour qu'il pleuve en mai et en juin et qu'il n'y ait plus une seule goutte en juillet et août", plaisante-t-il. Blague à part, "en moyenne, nous annulons un ou deux soirs par été, ce qui n'est quand même pas énorme sur une centaine de représentations tous spectacles confondus (cette année sont programmés 25 spectacles, du 13 juillet au 24 septembre, NdlR)". Et de relever : "Si le festival existe depuis 25 ans, c'est que, d'une manière ou d'une autre, le risque de la pluie est totalement maîtrisé".

"Tout est suspendu. Le monde s'affole"
Pour l'heure, les répétitions se passent en intérieur, le temps que la peinture sur le plateau puisse sécher sous les quelques rayons de soleil qui ont triomphé de l'épaisse couche nuageuse. Cette après-midi, ce sont les interprètes Margaux Maillet et Arnaud Masclet qui ont été conviés par les co-metteurs en scène Jack Cooper et Anne Mie Gils à travailler leurs différentes scènes.

Des chaises sont alignées en deux rangées. Sur quelques notes de piano, Arnaud s'adresse à Margaux, assise, la tête dans ses pensées. – "Excusez-moi, je peux m'asseoir ici ? Il faut que je travaille un peu et il y a des gens complètement ivres à l'arrière de l'avion, qui chantent à tue-tête." – "Oui, bien sûr", lui répond la jeune femme. Il prend place à ses côtés. – "Je m'appelle Diane", se présente-t-elle. – "Nick. Ça va ?" –"Je m'inquiète pour quelqu'un. Il a pris un avion aujourd'hui. J'aimerais bien pouvoir lui dire où je suis." […] Et Margaux et Arnaud de se mettre à chanter en chœur : "Tout est suspendu […] et, dehors, il y a le monde qui s'affole et on se dit 'Je suis seul€ et si vulnérable'"…

"Très bien, commente Jack Cooper. Mais il manque dans cette scène le fait que ça fait 28 heures que votre avion est cloué au sol, que les passagers ne comprennent pas ce qu'il se passe et qu'il y a une forme de lassitude qui s'installe. Donc, réessayez en gardant cela à l'esprit".

38 avions, 6 600 passagers
Créée en 2017 à Broadway par un couple d'auteurs-compositeurs canadiens, Irene Sankoff et David Hein, la comédie musicale Come from Away s'inspire d'une histoire vraie. Le 11 septembre 2001, les États-Unis sont frappés par quatre terribles attentats : 19 terroristes d'Al-Qaïda ont détourné quatre avions de ligne, qui s'écrasent sur le World Trade Center à New York, le Pentagone à Arlington (Virginie) et dans un champ près de Washington, DC, provoquant la mort de près de 3 000 personnes.

Face à l'extrême gravité de la situation, l'espace aérien américain est fermé. Pour d'évidentes raisons de sécurité, le ministre canadien de l'époque prend la même décision : seuls peuvent atterrir les vols de la police et de l'armée ainsi que les avions internationaux se rendant aux États-Unis (environ 500). Sur ces 500 vols, plus de la moitié (262) ont assez de carburant pour faire demi-tour. Mais il en reste 238 qui doivent impérativement atterrir au Canada. C'est l'opération Ruban jaune. Trente-quatre avions sont accueillis à l'aéroport de Vancouver. Les autres se répartissent majoritairement entre Halifax (47 avions, 7 300 passagers), capitale de la Nouvelle-Écosse, et Gander (38 avions, 6 600 passagers), sur l'île de Terre-Neuve, ainsi que, dans une moindre mesure, St-John, Winnipeg, Toronto, etc.

Autorités et habitants de Gander et des alentours se retroussent les manches dans un grand élan de solidarité pour organiser l'accueil de ces milliers de voyageurs égarés (les Come from Away) : nourriture, médicaments, produits d'hygiène, vêtements, lits de camp, matelas, couvertures…

Petite ville de 10 500 habitants, Gander voit, en quelques heures, sa population quasi doubler avec ces quelque 7 000 rescapés du ciel posés sur son tarmac. Dans un premier temps, les passagers ne sont pas autorisés à quitter les appareils, la crainte étant que d'éventuels terroristes s'y cacheraient encore. À bord, peu de pilotes communiquent sur les raisons pour lesquelles les avions ont été déviés vers le Canada et sont désormais cloués au sol. Ce n'est que dix heures plus tard que les premiers passagers commencent à débarquer, entre fatigue, questionnements et angoisse.

Le 11 septembre 2001, 38 avions transportant près de 7 000 passagers ont atterri à l'aéroport de Gander, à Terre-Neuve, au Canada.
Pendant ce temps, autorités et habitants de Gander et des alentours se retroussent les manches dans un grand élan de solidarité et de générosité pour organiser, en un temps record, l'accueil de ces milliers de voyageurs égarés (les Come from Away) : nourriture, boissons, médicaments, produits d'hygiène, vêtements, lits de camp, matelas, couvertures… Ils resteront six jours à Gander, avant que les avions ne puissent redécoller. Six jours intenses et riches en émotions au cours desquels vont se nouer des liens d'amitié, d'amour indéfectibles entre de nombreux habitants et passagers.

Dix ans plus tard, en 2011, Irene Sankoff et David Hein, qui vivaient à NY au moment des attentats, ont vent de cette histoire incroyable. Ils décident de se rendre à Gander, à l'occasion de la cérémonie commémorative du 10e anniversaire du 11 septembre, où sont conviés tous les passagers, pilotes et personnel de bord des 38 avions. Conscients du potentiel dramaturgique que renferme cette aventure humaine inédite, ils recueillent des centaines de témoignages en vue de créer un projet théâtral et musical. L'aventure Come from Away était lancée…

Des raconteurs d'histoire
Après le tube planétaire West Side Story l'été dernier, Bruxellons ! Propose donc cette année un titre moins connu, mais, relève Jack Cooper, "très certainement le plus contemporain" de toutes les comédies musicales montées au Karreveld depuis 2015 (La Mélodie du bonheur, Evita, Sunset Boulevard, My Fair Lady…). Une modernité qui transparaît tant dans la musique que la construction du spectacle. "Come from Away est la comédie musicale qui parle le mieux de l'être humain, de l'entraide entre humains. Elle touche tout le monde, car on peut s'identifier à tous les personnages. Surtout, elle s'inspire d'une histoire vraie que tous les plus de 30 ans ont vécue d'une manière ou d'une autre, décrit le co-metteur en scène. Donc, sa contemporanéité réside dans l'envie de raconter une histoire, avant de faire un spectacle. D'ailleurs, ça marche avec douze chaises et rien d'autre, tant l'histoire est forte".

Douze chaises pour les douze interprètes qui forment la distribution. "On suit une douzaine d'habitants de Gander et une douzaine de passagers, explique Jack Cooper. Certains personnages racontent l'histoire réelle d'un seul habitant ou passager ; d'autres combinent les témoignages de trois, quatre personnes. Et, ce qui est génial, c'est que tous les comédiens jouent deux, trois, quatre rôles différents, ce qui révèle toute leur virtuosité". Ainsi, contrairement à "West Side Story, où il fallait avant tout de très bons danseurs ou à Elisabeth, où le spectacle demandait d'excellents chanteurs", ici, lors des auditions, "nous avons privilégié des raconteurs d'histoire, c'est-à-dire de très bons comédiens qui nous donnaient envie de les écouter".

Les douze interprètes de "Come from Away" au Château du Karreveld jouent chacun plusieurs personnages différents.
Parmi eux : Arnaud Masclet et Margaux Maillet. "Je joue trois personnages différents. Donc, je bascule sans cesse entre des habitants de Gander et des passagers des avions. C'est un switch mental constant, décrit Arnaud, parce qu'il faut trouver une corporalité, une façon de parler, une vocalité. Et ce, toujours dans une rapidité et une justesse d'exécution parce qu'on ne caricature pas des personnages, donc on cherche à être le plus proche de ce qu'ils seraient".

Musique celtique et folk rock
Traduit pour la première fois en français par Stéphane Laporte, le texte de Come from Away a été soumis à "un gros travail chirurgical", affirme Margaux Maillet, notamment en termes d'interprétation et d'accents toniques, car "la prosodie française est différente de la prosodie anglaise", complète Jack Cooper, "donc, il fallait que cela sonne juste en français". Stéphane Laporte a donc aussi pu compter sur la précieuse collaboration de Bo Waterschoot, nouvelle directrice musicale.

«Il y a des instruments qu'on ne retrouve pas dans les comédies musicales traditionnelles : guitares (acoustique, électrique, mandoline…), flûtes, bodhráns, cuillères, accordéon…» Bo Waterschoot, directrice musicale

Moderne dans sa dramaturgie, Come from Away l'est aussi dans sa composition musicale, Irene Sankoff et David Hein ayant imaginé des sonorités celtiques et folk rock colorées. "L'équipe des huit musiciens (qui jouent en live sur scène, NdlR) est donc nouvelle en raison du style particulier de ce spectacle, indique Bo Waterschoot, car il y a des instruments qu'on ne retrouve pas dans les comédies musicales traditionnelles : guitares (acoustique, électrique, mandoline…), flûtes, bodhráns, cuillères, accordéon…" Quasiment omniprésente pendant tout le show, cette musique du peuple accompagne et porte "l'histoire de gens ordinaires qui se sont retrouvés dans une situation extraordinaire et ont agi de manière extraordinaire". Et "je pense que la raison du succès de Come from Away est que les histoires qui y sont racontées sont universelles, car elles peuvent résonner en chacun de nous".

Stephanie Brocart - La Libre - 12/7/2024

Stephanie Brocart - La Libre - 12/7/2024

Reportage - ''Je les ai recherchés sur Facebook", poursuit Jack Cooper, "et j'ai envoyé un message en disant que je montais une version de ce spectacle racontant leur
histoire. En deux heures, une dizaine de personnes de Gander m'ont contacté, m'ont filé des infos, m'ont apporté de l'aide aussi, c'était surréaliste. Et il y a une
semaine, j'ai organisé plusieurs réunions Zoom entre les habitants de Gander et mon casting. C'est un moment que je n'oublierai jamais. Leurs témoignages nous ont tous émus aux larmes. Ce qu'ils nous disaient, c'est qu'ils ont juste fait ce qu'ils avaient à faire. Vingt ans plus tard, il y a toujours des gens qui sont en contact. Le
maire de Gander a dit: '
Le premier jour, il y avait 7.000 inconnus, le troisième jour c'étaient des amis et le cinquième jour, on a perdu 7.000 membres de la famille.' Il faut commémorer le positif qui est sorti de cette situation. Avec ce qu'on vit aujourd'hui, l'Ukraine et la Russie, Israël et la Palestine, les dernières élections aussi,je crois qu'on a besoin d'énergies positives. Ce spectacle met ça en avant."

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Festival Bruxellons!: le nonde entier a rendez-vous à Terre-Neuve

Le Festival d'été Bruxellons! fête ses 25 ans avec "Come from away", une comédie musicale contemporaine inspirée par un fait historique inattendu.

"West Side Story", "Evita", "La mélodie du bonheur" ou "My Fair Lady": le festival Bruxellons! a pris le pari de monter une comédie musicale chaque été et prouvé aux sceptiques que les Belges en étaient capables. C'est aujourd'hui la marque de fabrique de ce festival qui célèbre ses 25 ans d'existence en prenant le risque de ne pas programmer un classique, mais plutôt une oeuvre contemporaine.
"Come From Away" d'lrene Sankoff et David Hein a été créée en 2013, soit 12 ans après les faits qui l'ont inspirée: les attentats du 11 septembre. Ce jour-là, en raison de la fermeture de l'espace aérien américain, près d'une quarantaine d'avions sont détournés vers le petit aéroport de Gander. Petite ville située au nord-est de l'île de Terre-Neuve, au large du continent américain, Gander va voir sa population quasiment doubler par l'afflux de 7.000 passagers de 96 nationalités différentes.

Création 2024 en langue française
Cet été, "Come from away" est créé en langue française dans une mise en scène d'Anne Mie Gils et Jack Cooper qui est aussi coproducteur et codirecteur artistique du Festival 1'Bruxellons!". Quand il a découvert cette comédie musicale à Londres, ça a été un choc. "De la première à la dernière minute", explique Jack Cooper, "j'ai été submergé par ce spectacle. Il a un rythme incroyable. Le fait qu'il s'agisse d'une histoire vraie pennet de s'identifier plus facilement aux personnages. Ça parle des gens, de nous. Musicalement, c'est la comédie musicale la plus moderne qu'on ait montée. C'est aussi un spectacle virtuose. Ils ne sont que douze sur scène, ce qui est un petit casting pour nous, mais ils jouent chacun trois ou quatre personnages. Les changements sont tres rapides, c'est une vraie prouesse de comédien."

Non seulement, cette comédie musicale est basée sur des faits réels, mais les auteurs ont écrit ce spectacle sur la base d'interviews qu'ils ont récoltées sur place, dix ans après les attentats. C'est à partir de ces témoignages qu'ils ont imaginé un spectacle qui résume ce qui s'est déroulé durant ces quelques jours où des gens d'origines et de cultures différentes sont parvenus à vivre sans le moindre accroc, en faisant preuve d'une incroyable solidarité. La plupart des protagonistes étant
toujours vivants.Jack Cooper a eu l'idée d'en contacter certains via les réseaux sociaux, une initiative qui mêle l'humain à l'artistique.

Retrouvailles sur Zoon1
''Je les ai recherchés sur Facebook", poursuit Jack Cooper, "et j'ai envoyé un message en disant que je montais une version de ce spectacle racontant leur
histoire. En deux heures, une dizaine de personnes de Gander m'ont contacté, m'ont filé des infos, m'ont apporté de l'aide aussi, c'était surréaliste. Et il y a une
semaine, j'ai organisé plusieurs réunions Zoom entre les habitants de Gander et mon casting. C'est un moment que je n'oublierai jamais. Leurs témoignages nous ont tous émus aux larmes. Ce qu'ils nous disaient, c'est qu'ils ont juste fait ce qu'ils avaient à faire. Vingt ans plus tard, il y a toujours des gens qui sont en contact. Le
maire de Gander a dit: '
Le premier jour, il y avait 7.000 inconnus, le troisième jour c'étaient des amis et le cinquième jour, on a perdu 7.000 membres de la famille.' Il faut commémorer le positif qui est sorti de cette situation. Avec ce qu'on vit aujourd'hui, l'Ukraine et la Russie, Israël et la Palestine, les dernières élections aussi,je crois qu'on a besoin d'énergies positives. Ce spectacle met ça en avant."

Eric Russon - L'Echo - 25/6/2024

Eric Russon - L'Echo - 25/6/2024

"Come from Away" - RTBF - Entrez sans frapper
     Reportage  (RTBF - Entrez sans frapper - 2024 06 26)

"Come from Away" - RTBF - Matin Première
     Reportage  (RTBF - Matin Première - 2024 07 09)

"Come from Away" - BX1 - Le Journal
     Reportage  (BX1 - Le Journal - 2024 07 12)

Critique - Ce spectacle est un triomphe qui fait taper du pied et réchauffe le cœur! Il vous fera rire, pleurer et quitter le théâtre plein d’espoir. A la fin, il n’y avait aucun doute que tout le public bondirait debout comme un seul homme. Uni.
Venez de près, venez de loin, venez de très loin – assurez-vous simplement de venir voir ce spectacle.

Stefan Kyriazis - Daily Express

Critique - Arrêtez tout et allez voir come from away! Cinq étoiles, ça ne suffit pas! C'est une histoire extraordinaire de gens ordinaires comme vous et moi. Il faut le voir pour le croire. Tout simplement inoubliable.
Achetez un billet et je vous garantis que vous en sortirez un meilleur être humain.

Douglas Mayo - British Theatre

Critique - Il faut moins de 10 secondes pour être pris par son étreinte généreuse.
Et pendant les 100 minutes suivantes, vous allez rire, taper du pied, essuyer vos larmes, vous sentir bien dans notre humanité – quel sentiment rare et bienvenu de nos jours. Irrésistible et inspirant. C’est un musical qui fait tout ce qu’il faut. J’étais debout et j’applaudissais toujours dans le train pour rentrer chez moi.

Dominic Maxwell - The Times

Critique - Come from Away est dans une catégorie à part: un musical authentique, plein de cœur, de vérité et d’émotion vraie. C’est un spectacle dont l’impact est difficile à décrire: on a l’impression qu’il vous envahit à l’improviste, avant de vous submerger d’émotion. J’étais tout simplement submergé – et à en juger par les acclamations et les larmes lors de la soirée de première, la plupart des spectateurs semblaient l’être aussi.

Mark Shenton - London Theatre

Critique - Émouvant, édifiant et vivifiant. Il martèle ce message: d’où que nous venions, nous sommes tous humains. Il est difficile de ne pas être ému par un spectacle aussi fort, et qui prouve à quel point les bonnes intentions peuvent ouvrir la voie au Paradis, ou du moins à une forme supérieure d’humanité. Un musical canadien incroyablement émouvant et édifiant, basé sur une vraie histoire de gentillesse.

Tim Bano - The Stage

Critique - Ce musical est un bijou et un rappel de ce qui compte dans le vie. Un spectacle émouvant et irrésistible qui défend sans complexe la gentillesse.

Sarah Hemming - Financial Times

© Photos: Gregory Navarra


1

À voir !! Spectacle incroyable ! Jeu d''acteurs, voix, musique, scénographie, justesse du ton abordé... vous passerez un super moment !

Marie Navarre - Friday 12 July 2024 -

2

Magnifique, splendide, bouleversant, sensible et une prestation des comédiens intense et de très haute qualité. Bref, c'était juste waouw ! Merci pour ce moment

Colette Bogaert - Saturday 13 July 2024 -

3

Magnifique spectacle plein d’émotions, de bonheur et de cohérence entre les comédiens ! Je l’ai vu 2 fois ! 🤩🤩🤩

Françoise Bijoux Victoria - Monday 15 July 2024 -

4

J’ai adoré !! Un de mes spectacles préférés depuis ces dernières années 🤩

Virginie Kindekens - Saturday 13 July 2024 -

5

Un spectacle d'une rare intensité. A la fois joyeux et profond. On se laisse emporter, dès les premières notes, dans ce récit, proche du conte, où les petites histoires rencontrent la grande Histoire. La traduction en français de l'œuvre originale est remarquable. La mise en scène est d'une délicieuse créativité . Et la sincérité des comédiens/chanteurs nous emporte dans une palette d'émotions. Très très grand moment que celui où, chacun.e selon ses convictions se relie au Divin/Sacré dans une prière commune.

Fécota - Sunday 14 July 2024 -

6

Quel merveilleux spectacle (…) Un spectacle plein d'émotion et tendresse, qui nous fait voir que dans le fond l'humain n'est peut être pas si mauvais qu'il en a l'air, du moins dans certaines circonstances. Je recommande cette comédie car elle est vraiment trop bien, n'hésitez plus, vous passerez une excellente soirée.

Maria Ramos Gomez - Saturday 13 July 2024 -

7

Courez y c’est un moment à ne pas rater. D’une vive émotion bouleversante. Merci à toute les personnes qui ont permis la réalisation d’un tel spectacle. Vive le festival Bruxellons. ❤️

Jacques Philippart - Friday 12 July 2024 -

8

Magnifique moment, empli d'émotions. Merci !!

Ingrid Cheron - Friday 12 July 2024 -

Tous vos 8 avis :


Souvenirs de la première lecture de "Come from Away", le 21 mai '24

L'aventure 𝐂𝐨𝐦𝐞 𝐟𝐫𝐨𝐦 𝐀𝐰𝐚𝐲 a commencé concrètement ce mardi 21 mai avec la "1ère lecture". Quel bonheur de se retrouver enfin tous ensembles et d'entendre ces magnifique chansons. Nos cœurs sont déjà conquis par l'optimisme absolu de 𝐂𝐨𝐦𝐞 𝐟𝐫𝐨𝐦 𝐀𝐰𝐚𝐲. Qu'est-ce que cela fait du bien…


"Come from Away" en répétitions


Teaser de "Come from Away"


Mais aussi

Interview RTBF - "Entrez sans frapper"

Interview du co-metteur en scène de "Come from Away", Jack Cooper.


Interview RTBF - "Matin Première"

Interview du co-directeur du Festival, Olivier Moerens


Interview BX1 - "Le Journal 18h"

Interview du co-metteur en scène de "Come from Away", Jack Cooper.



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