Musical (1926)


Musique: Richard Rodgers
Paroles: Lorenz M. Hart
Livret: Bert Kalmar • Guy Bolton • Harry Ruby • Ronald Jeans
Production à la création:

Au cours des années 20, la scène anglaise se trouva sinistrée, envahie par les compositeurs américains. Leur succès fut tel que plusieurs d'entre eux, et non des moindres (Kern surtout, mais aussi Gershwin, Porter, Rodgers) écrivirent des oeuvres spécialement pour Londres. C'est le cas de cette "Lido Lady", oeuvre de jeunesse de Richard Rodgers, très différente de ses oeuvres américaines des années 40 et 50, et qui ne fut jamais montée à Broadway.

Spencer Weldon a découvert une formule pour la fabrication des balles de tennis. L’exploitation de son brevet, commandité par Harrison, homme d’affaires et grand protecteur des sports, les enrichira tous les deux. Harrison a une fille, Betty, qui. comme son père, aime et pratique tous les sports. Elle est aimée de Harry Dauboy, jeune fêtard qui vaut mieux que sa réputation. Harry obtient d’un ami. Bill Harker, qu’il l’introduise chez Harrison. Il parvient à émouvoir Betty qui lui accordera sa main s’il devient un grand champion.

Harrison a organisé une réunion sportive à laquelle prendra part Spencer Weldon, champion amateur de boxe, si redoutable que personne ne veut se mesurer avec lui. Harry Dauboy se propose. Il obtient, secrètement de Spencer qu’il se laisse battre ; en échange de ce service, il l’aidera à conquérir le coeur d’une artiste cinématographique, Mary Crackword, et voici ce qu’il imagine : son ami et complice, Bill Harker, tombera à l’eau, feindra de se noyer et Spencer, héroïque à bon compte, le sauvera sous les yeux de Mary Crackword, enthousiasmée.

Malheureusement, Mary Crackword, assoiffée de publicité, ayant eu la même idée que Harry, a déjà obtenu de Bill qu’il se jette à l’eau, afin d’être sauvé par elle, en présence du "Tout-Lido". Spencer, qui ignore cette entente, devance le geste de Mary ; furieuse, l’actrice lui crie son dépit et lui avoue sa supercherie. Spencer s’imagine que Harry l’a trahi : il annule les conventions établies entre eux pour le match et inflige au prétendant à la main de Betty une sévère correction. Betty serait, malgré cette défaite, émue par le courage de Harry si un aventurier — qui se dit être le fameux champion de tennis Gonzalès Rodrigo — ne lui révélait les intentions déloyales de l’apprenti boxeur.

Déçue, elle affirme qu’elle ne reverra jamais Harry ; mais le faux Rodrigo et sa complice ont dérobé dans le veston de Spencer la formule qui doit assurer la fortune de Harrison. Celle-ci est retrouvée par Harry Spencer qui, enrichi, n'aura pas de peine à conquérir Mary Crackword et Betty accorde à son amoureux un pardon qu’elle ne songeait guère à lui refuser.

Jack Hulbert et Paul Murray ont conçu le livret de ce musical avec l’intention de la créer à New York. Ils ont approché Guy Bolton et les deux Américains, Bert Kalmar et Harry Ruby, pour écrire le livret, mais pour différentes raison il a été créé d’abord en Angleterre. Par conséquent, Ronald Jeans a été amené à « angliciser » le travail déjà effectué. Le spectacle comprenait un spectacle de type Folies Bergère – le Festival de la Reine de Saba – beaucoup de danses « américaines » et une scène avec toutes les filles en pyjama.



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Version 1

Lido Lady (1926-12-Gaiety Theatre-London)

Type de série: Original
Théâtre: Gaiety Theatre (Londres - Angleterre)
Durée : 7 mois 3 semaines
Nombre : 261 représentations
Première Preview : mercredi 01 décembre 1926
Première : mercredi 01 décembre 1926
Dernière : samedi 23 juillet 1927
Mise en scène : Jack Hulbert
Chorégraphie : Jack Hulbert
Producteur :
Avec : Bobby Comber (Rufus Blake), Phyllis Dare (Fay), Jack Hulbert (Harry Bassett), Billy Arlington (Bill Harker), Cicely Courtneidge (Peggy Bassett), Harold French (Spencer Weldon), Henry de Bray (Luis Valeze).
Presse : "Times" a accueilli l’œuvre comme une «comédie musicale autochtone» humoristique, quelque chose qui n’avait pas été vu depuis un certain temps.
"Stage" a dit que les paroles étaient banales, que le livret n’était pas particulièrement intéressant et que la musique était familière.

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