Sa maison, c'est l'océan…

Il y a vingt ans, Pietro Pizzuti présentait au Théâtre Le Public «Novecento». Un triomphe. Il nous repropose l'inoubliable histoire de cet homme qui n'a jamais quitté son bateau et qui jouait divinement du piano. Né et abandonné sur un paquebot, il n'a jamais posé un pied sur terre, sa maison c'est l'océan. Simplicité, beauté, humanité, originalité, humour... Et Pietro Pizzuti. Voilà le voyage auquel nous vous invitons.


C’est en 1927, à l’âge de dix-sept ans, que Tim Tooney monta sur le Virginian. Pour jouer de la trompette. Il y passera sept années de sa vie. Des années durant lesquelles il se liera d’une amitié profonde avec Novecento, « le plus grand pianiste qui ait jamais joué sur l’Océan »… Depuis, Tim a tout perdu. Rescapé de la guerre, il ne lui reste plus que cette histoire, le souvenir de cet ami extraordinaire. Alors il raconte.

Rempli d’espoir et de dérision, il fait revivre Novecento, sa musique et cette perception du monde qui lui est propre, celle d’un homme né au beau milieu de l’Océan, sur un paquebot dont il n’est jamais descendu…

Il l’était vraiment, le plus grand. Nous, on jouait de la musique, lui c’était autre chose. Lui, il jouait ? quelque chose qui n’existait pas avant que lui ne se mette à jouer, okay ? Quelque chose qui n’existait nulle part. Et quand il quittait son piano, ça n’existait plus ? Ça n’était plus là, définitivement.


CREATEURS
AuteurAlessandro Baricco
Adaptation françaiseKarin Espinosa
AVEC
Pietro Pizzuti

Quelqu'un l'avait laissé dans la salle de bal des premières classes. Sur le piano. Mais il n'avait pas l'air d'un nouveau-né de première classe. C'est les émigrants qui font ça, en général. Ils accouchent à la sauvette, quelque part sur le pont, et ils laissent le gosse là. Pas qu'ils soient méchants, non. Mais c'est la misère, la misère noire. [...] Bref, de temps en temps, il leur arrivait aussi par là-dessus un mouflet, autrement dit une bouche çà nourrir, pour un émigrant, et un sacré paquet d'ennuis à l'office de l'immigration. Alors ils le laissaient sur le bateau.


PRESSE LORS DE LA CREATION AU PUBLIC EN 2000: "Seul sur scène, Pietro Pizzuti fait des merveilles. Par sa parole, son jeu, sa présence magnétique, il fait naître, exister les personnages et les décors de cette admirable histoire. Avec émotion, finesse et justesse, il apprivoise un texte tissé de poésie, d'humour, d'impertinence pertinente et de grandeur humaine. Exemple parmi tant d'autres de la force de Baricco: ce moment où Tim parle des passagers découvrant les premiers contours de l'Amérique depuis le pont: Dans les yeux des gens, on voit ce qu'ils verront et pas ce qu'ils ont vu."

Christelle PROVOST - Le Soir - 15/01/2000

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On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu.


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