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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

L'hôtel du libre-échange

de Georges Feydeau

- - 5 représentations ▪ 14 juillet ▸ 12 août 2012

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En quelques mots - Résumé long

L'Hôtel du Libre Echange est écrit en 1894, dans la foulée d'Un fil à la patte. Thème central de l'oeuvre, les désastres ordinaires de la vie conjugale et un regard sans concession de l'auteur sur les petits bourgeois d'alors et l'institution sacrée du mariage.
Au coeur de la pièce donc, deux couples, voisins et amis.

A ma gauche, les Pinglet : vingt ans de noce au compteur et presque autant de franche lassitude. L'entrepreneur Benoît Pinglet, allure fragile, est totalement écrasé par Angélique, épouse acâriatre qui n'a rien d'angélique. Silhouette massive, voix grave, la mégère castratrice n'est pas le moins du monde apprivoisée.

A ma droite, les Paillardin. Ils ne sont mariés que depuis cinq ans, mais la passion n'a pas duré. Monsieur délaisse madame. Frustrée, dépitée, elle se laisse convaincre par son voisin de céder à l'adultère pour faire la leçon au cruel indifférent.

Autour de ce quatuor savoureux, une relation de province bègue lestée de ses quatre filles, blondes nunuches tout juste sorties du couvent.
Mais aussi un neveu puceau et une domestique pas farouche…

Tout ce petit monde, ou presque, se retrouve au 220, rue de Provence, dans un "hôtel des gens mariés mais pas ensemble" qui garantit aux couples adultérins "Sécurité et discrétion". En fait de nid réservé à la roucoulade d'amoureux éperdus, un bouge glauque, tenu par un réceptionniste menteur et aigri de tant d'années passées au service de l'immoralité.

Plutôt qu'un vaudeville classique, cette pièce-là décrit une adultère manquée, une libido lamentablement entravée par un chassé-croisé aux rebondissements totalement rocambolesques et improbables: une trop forte absorption d'alcool mal digérée et les reflux qui s'ensuivent, de faux esprits hantant les lieux, une cheminée fuyante…

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