Cinq jeunes gens Roméo et Juliette, Mercutio, Tybalt et Paris devront perdre la vie pour que trois vieux puissent continuer la leur… A quoi sert le sacrifice des jeunes gens? Roméo et Juliette n'est pas une tragédie … C'est plutôt une comédie qui tourne mal. Malgré l'interdit de leurs parents, Roméo et Juliette se trouvent, se rencontrent, se marient, font l'amour… Sans le contretemps d'une lettre qui n'arrive pas à son destinataire, l'issue pourrait en être heureuse…. La vie est parfois tragique, mais elle est aussi parfois terriblement bête. La pièce est une course-poursuite, très brève, entre le malheur et le bonheur, et jusqu'à l'ultime péripétie, on ne sait toujours pas qui va gagner."> Cinq jeunes gens Roméo et Juliette, Mercutio, Tybalt et Paris devront perdre la vie pour que trois vieux puissent continuer la leur… A quoi sert le sacrifice des jeunes gens? Roméo et Juliette n'est pas une tragédie … C'est plutôt une comédie qui tourne mal. Malgré l'interdit de leurs parents, Roméo et Juliette se trouvent, se rencontrent, se marient, font l'amour… Sans le contretemps d'une lettre qui n'arrive pas à son destinataire, l'issue pourrait en être heureuse…. La vie est parfois tragique, mais elle est aussi parfois terriblement bête. La pièce est une course-poursuite, très brève, entre le malheur et le bonheur, et jusqu'à l'ultime péripétie, on ne sait toujours pas qui va gagner." />
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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Roméo et Juliette

de William Shakespeare

Mise en scène de Daniel Hanssens - Une production du Festival Bruxellons! - 18 représentations ▪ 15 juillet ▸ 28 août 2003

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Presse - Article complet


Un spectacle populaire plein de vie et d'une belle brochette d'acteurs.


Non seulement leur amour a brisé les lois, il les a détruites…
L'amour interdit, l'amour des adolescents qui réinventent l'amour au mépris des lois, voilà le cœur de " Roméo et Juliette" dont l'éternelle jeunesse a traversé les siècles sans prendre une ride…

37 comédiens défendent cette œuvre immortelle avec en tête : Christel Pedrinelli (Juliette) et Denis Carpentier (Roméo), deux jeunes acteurs qui reflètent remarquablement la personnalité de leur personnage : Roméo quelque peu insouciant (qui abandonne très rapidement une jeune fille avec laquelle il comptait se marier- tombant follement amoureux de la jeune Juliette qui n'a pas encore 14 ans) , et celle-ci toute menue, délicate , gracile, qui manifeste dès sa rencontre avec Roméo sa volonté , sa décision , son amour sollicitant auprès de son futur mari les premiers baisers et premières caresses. Ils sont vrais et émouvants tous les deux et jouent les scènes d'amour (d'une grande beauté poétique) à merveille. Pour moi, ces séquences se situent parmi les meilleurs moments du spectacle .

Daniel Hanssens n'a pas voulu dater cette histoire d'amour. Aux spectateurs à en situer l'époque. Les costumes de Corine de Laveleye peuvent aider. Curieux et même anachronique ce pantalon noir moulant que porte Madame Capulet ( Laurence d'Amélio) !

D'excellents acteurs participent à ce spectacle (totalement différent de " Macbeth " joué en ce moment à Villers –la -Ville) : Pascal Racan (Mr Capulet) , noble , autoritaire , haineux ; Jean-Paul Dermont ( Mr Montaigu) noble aussi , acrimonieux, agressif comme son ennemi de toujours , Capulet. L'acteur n'a que quelques répliques mais s'impose immédiatement assumant toute l'autorité voulue pour ce personnage .
Nicole Valberg est étourdissante de bonhomie et de drôlerie dans le rôle de la nourrice. Un réel plaisir de la retrouver régulièrement sur nos scènes belges dans des rôles importants qu'elle défend avec bonheur et enthousiasme.
Ddier Colfs , un jeune acteur plein de talent , doté d'une bonne présence scénique et qui s'avère étonnant, percutant et sincère dans son interprétation de Mercutio, l'ami de Roméo .
Nicolas Dubois a la vitalité et la haine de Thibalt , frère de Juliette , qui sera assassiné par Roméo au cours d'un combat .
Nicolas Géal,( fils de José Géal -Toone 7) tout jeune acteur aborde la scène en professionnel pour jouer le rôle de Pierre, serviteur des Capulet. Il a conquis immédiatement le public avec ses airs de bonhomie, son naturel, sa drôlerie, ses mines réjouies ou naïves et son côté sarcastique. Il a de qui tenir !
Philippe Vauchel est parfait dans le personnage du frère franciscain.
Laurence d'Amélio (Madame Capulet, mère de Juliette) est magnifique, élégante, noble, hautaine dans un personnage finalement assez effacé. Mais pourquoi lui fait-on porter des chaussures aux extrêmes hauts talons ?

Les combats à l'épée réglés par Jacques Capelle -souvent d'une grande violence et très dangereux - sont exceptionnels . On se croirait au cinéma, avec cette différence qu'au théâtre, c'est en direct .

Quand on monte un Shakespeare , on est tenté de tout renouveler ! La trouvaille inattendue, imprévisible de Daniel Hanssens est bien la séquence du bal où les Capulet reçoivent leurs amis ( et parmi lesquels s'est glissé Roméo) Tous les acteurs y participent et accomplissent des prouesses et mouvements de danses, rock, tango et autres rythmes., chorégraphiés par le jeune Antoine Guillaume. Véritable comédie musicale, il ne manque que les claquettes…Chapeau à tous !

Moi qui suis toujours très attentif au décor sonore et musical d'un spectacle, j'avoue avoir été déçu par celui réalisé par Laurent Beumier. C'est très hollywoodien avec un mélange de musiques assez hétéroclites. .

Le décor est simple mais fonctionnel : un grand praticable fixé sur la scène du théâtre, avec ses entrées, sorties et ses marches. Le château n'est pas utilisé sauf une seule apparition à l'une des fenêtres . C'est peut-être dommage !

Un bon et long spectacle ( 3h30 avec l'entracte). Le texte magnifique , a été revu et actualisé parfois par Daniel Hanssens. Un spectacle populaire plein de vie et d'une belle brochette d'acteurs. Cela donne chaud au cœur de les voir saluer sur le coup de minuit trente.

Le théâtre de plein air existe vraiment maintenant en Belgique. Villers et le Karreveld en sont une belle preuve tangible .
C'est Jean Vilar qui disait : Beaucoup d'entre nous comprennent qu'il est nécessaire une fois de plus de faire " respirer le théâtre " L'avenir du théâtre n'est pas dans le huis clos…
Et qui ajoutait :Le théâtre n'est pas seulement qu'un divertissement, un objet de luxe, mais le besoin impérieux de tout homme et de toute femme…

Le Karreveld , c'est une alternance de pièces et de magie : " To dream or not to dream Consultez les affiches, vous comprendrez.

Cinemaniacs - 7/2003 - Roger Simons

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