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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Histoires comme ça

d'après Rudyard Kipling

- - 2 représentations ▪ 31 juillet ▸ 14 août 2012

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Presse - Article complet


Cogniaux, roi de la savane


Théâtre « Histoires comme ça », de Kipling

C’est à bien plus qu’une pièce que nous convie Bernard Cogniaux avec ses Histoires comme ça de Rudyard Kipling. C’est en voyage qu’il nous embarque, dans une jungle fantastique, une savane savamment poétique, une arche de Noé humoristique où l’on apprend pourquoi le kangourou a des longues pattes, le rhinocéros des plis sur sa cuirasse, et l’éléphant une trompe.

Avec la vivacité du léopard et la poigne du lion, Bernard Cogniaux fait rugir les fables de l’auteur du Livre de la Jungle. Kipling, qui écrivit Histoires comme ça pour les raconter à sa fille, dessine un monde délicieusement exotique, originel, où les animaux parlent, entre autres sortilèges pratiques.

C’est une spatule à la main que le comédien nous reçoit, touillant dans une préparation pâtissière qui, bientôt enfournée, cuira pendant toute la représentation, dégageant des odeurs biscuitées avant de livrer un cake appétissant. Procédé convivial qui donne le ton de ce seul en scène moelleux et mitonné à petits feux. Un spectacle qui donne envie de foncer acheter les contes de Kipling pour les partager avec ses enfants.

On aimerait avoir le même don que le comédien qui, avec ses yeux d’aigles et sa voix aux mille modulations, vous hypnotise comme le serpent Kaa, contant l’histoire de cette baleine éconduite par un petit poisson malicieux, le récit de l’enfant éléphant qui posait trop de questions, la mésaventure du rhinocéros qui se mord encore les pattes d’avoir malmené le Parsi, et bien d’autres légendes croustillantes.

En plus de se démener comme un beau diable pour cuisiner et incarner ces drôles de bêtes, le comédien, mis en scène par Marie-Paule Kumps, chante en anglais, joue du piano, agrémente le récit de croquis sur des diapositives. Il mouille sa chemise, au sens littéral du terme, et réussit le plus magique des défis : chatouiller cette part d’enfance en chacun de nous.

Petit, Bernard Cogniaux écoutait son père lui lire le bestiaire merveilleux de Kipling. Au Conservatoire, il réussit son examen de déclamation grâce à ces Histoires comme ça. En 1988, il fait un tabac avec cette matière qui ne le quitte pas puisque 22 ans après, il remet ça. Aujourd’hui, quinquagénaire, le comédien n’a semble-t-il rien perdu de l’envoûtement kiplingien.

Le Soir - 27/9/2010 - Catherine Makereel

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