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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Le Songe d'une nuit d'été

de Shakespeare

Mise en scène de Bruno Bulté - Une production du Festival Bruxellons! -

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Shakespeare, notre contemporain?


Si Shakespeare était notre contemporain, il serait le scénariste et le réalisateur le plus convoyé de la planète.
Cet homme, ce génie, a ce don de nous élever vers les plus hauts territoires de l'imaginaire flamboyant. Dans le «Songe», il aborde une multitude de thèmes et d'aventures parallèles. Il est question d'amour, d'amour trompé et de tromperies amoureuses. Le tout orchestré par la lune, la nuit de la Saint-Jean et toutes les créatures fantasmagoriques qui bouleversent les conventions raisonnables.

Il nous fait perdre pied et nous promène dans l'irrationnel en prenant appui sur des signes bien réels. Il fait basculer l'univers dans le chaos des âmes. Alors… j'ai proposé à tous les intervenants de se dégager des icônes habituellement admises. Nous sommes donc passés de l'autre côté du miroir et, au lieu de planer du ciel vers la terre, nous avons progressé de l'enfer vers le ciel.

Nous avons inventé le souvenir d'une Angle-terre douce et violente, élégante et triviale (… il y a longtemps dans le futur). Nous avons lu le texte de Will tel quel et nous avons œuvré à le représenter sans fard … pour voir … Thésée : (...) “De la glace chaude, de la neige noire. Comment trouver l’accord de ce désaccord?”

Donc, en regardant la matière sous une lumière crue, toutes beautés nous sont apparues. Et puis, il y a ce grand «mystère», le spectacle joué par les artisans de la cité, en l'honneur du mariage de Thésée duc d'Athènes, dans lequel ils imitent certains comportements convenus de la noblesse et de l'image sans nuances qu'ils ont du théâtre. Tout ça joué devant nous, comme si nous n'étions pas là, tout en sachant que nous sommes là.

Sommes-nous revenus à notre point de départ?
Avons-nous retraversé le miroir ?
Ne renvoyons-nous aux autres qu'une image tronquée des choses ?

Shakespeare est l'homme qui aborde l'ensemble du miroir. Il appréhende sa plus éclatante splendeur comme il s'accorde aux sphères les plus sombres des pulsions humaines.
(Bruno Bulté - metteur en scène - 21 juillet 2000)

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