Qui a dit faible?
de Patrick Ridremont
Le second spectacle de la plus grande humoriste belge
De l’histoire revisitée de Jésuse de Nazareth, en passant par la guide française polyglotte, la comédienne spécialisée dans les rôles d’assassinées, une fleuriste raciste, une Juliette candide au bras d’un Roméo improvisé, ou encore un présentateur d’une émission télé « trash », « Qui a dit Faible » s’amuse à ausculter, analyser, disséquer et grossir les petites manies, les petits défauts, les petites maladies, bref toutes ces petites faiblesses qui font l’Homme … et la Femme
| CREATEURS | |
| Auteur | Patrick Ridremont |
| Mise en scène | Olivier Leborgne |
| AVEC | |
| Virginie Hocq | |
| Une production de Improcom | |
Attention! Cette jeune fille a tout d'une grande. Bon, d'accord... elle mesure 1 m 80, mais ce n'est pas une raison. C'est essentiellement par son tonus très particulier, fait de sûreté et de générosité, que Virginie Hocq, 27 ans, est en train de s'imposer dans un art réputé pour ses embûches : le solo d'humour.
Piquante, précise, étonnante d'habileté dans la composition et le changement de personnage, la comédienne bruxelloise a assurément trouvé là le terrain qui lui convient.
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Virginie Hocq, une jeune fille choc
La botte du rire Virginie Hock
Attention! Cette jeune fille a tout d'une grande. Bon, d'accord… elle mesure 1 m 80, mais ce n'est pas une raison. C'est essentiellement par son tonus très particulier, fait de sûreté et de générosité, que Virginie Hocq, 27 ans, est en train de s'imposer dans un art réputé pour ses embûches : le solo d'humour.
« Qui a dit faible ? », son tout nouveau one woman show, souffle sur la scène des Tréteaux de Bruxelles comme une tornade aux cheveux bruns. Piquante, précise, étonnante d'habileté dans la composition et le changement de personnage, la comédienne bruxelloise a assurément trouvé là le terrain qui lui convient.
Moins personnel et plus léger que «Dis oui! »
Il y a trois ans, à peine sortie du Conservatoire de Bruxelles, la demoiselle s'essayait déjà au jeu en solitaire avec le très réussi « Dis oui ! », coécrit et dirigé par Victor Scheffer (pilier, comme elle, de la Ligue d'improvisation belge).
S'éloignant d'emblée de la structure classique des sketches, Virginie Hocq y faisait vivre tout un petit monde, réuni autour du mariage de Sophie. Elle y faisait surtout preuve d'un talent déjà indiscutable et d'une drôlerie accomplie, suscitant l'enthousiasme des gens de théâtre comme du grand public.
Avec « Qui a dit faible ? », elle persiste et signe, malgré des textes et une structure de spectacle qui nous ont semblé plus légers que « Dis oui ! ». Avec Patrick Ridremont à l'écriture et Olivier Leborgne à la mise en scène (encore deux… piliers de la Ligue d'impro), Virginie Hocq a opté pour une suite de sketches qui l'éloigne de la force théâtrale de son premier opus, donc d'un terrain plus personnel. Ici, plus d'histoire qui lierait le tout, ni d'intrigue qui exploiterait la force tragi-comique de la comédienne. C'est sur son seul aplomb que le solo se base. Le pari n'est pas vain - au contraire ! Mais il rend finalement le spectacle plus traditionnel.
Le maillon fort: l'aplomb de la soliste
On s'en voudrait de dévoiler trop de gags, puisque l'on vous souhaite quand même de rapidement faire connaissance avec cette spécialiste du solo. On glissera simplement que la parodie est ici le moteur de l'humour. « Le Nouveau Testament » (avec la révélation de « Jésuse ») ou le cinéma d'action (avec une jeune femme spécialisée dans les rôles d'assassinées) sont tournés en dérision par la plume de Patrick Ridremont.
Au total, cette deuxième étape de la traversée en solitaire de Virginie Hocq nous a surtout impressionné par l'aplomb de son principal moussaillon, qui se permet en outre un jeu très maîtrisé avec le public et qui confirme sa puissance de concentration. Resterait à choisir l'orientation de son embarcation…·
Le Soir - 28/1/2003 - Laurent Ancion
Le Soir - 28/1/2003 - Laurent Ancion
Tantôt actrice spécialisée dans le rôle de l'assassinée, par étranglement, noyade ou fusillade; tantôt dans celui de fleuriste uccloise raciste, Valérie Hocq peut aussi jouer une Juliette candide au bras d'un Roméo improvisé. Maris jaloux, s'abstenir.
Grinçante quand il le faut, elle interpelle aussi lorsqu'elle caricature une présentatrice de «reality show» se prenant pour une psychanalyste freudienne voire lacanienne, loin de la réalité mise en abîme. Les manies de chacun sont passées au crible fin dans les textes de Patrick Ridremont, mis en scène par Olivier Leborgne.
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Qui a dit Virginie Hocq?
Après avoir «Dis Oui!», la jeune comique récidive et se demande «Qui a dit faible?»
Dès qu'une nouvelle comique se profile à l'horizon, la curiosité s'en mêle. Surtout quand celle-là se conjugue au féminin et tend à s'inscrire dans la lignée des Lemercier, Robin ou Bibot.
Seule en scène, et après avoir déjà «Dis Oui !», Virginie Hocq récidive. En se demandant quel est le goujat «Qui a dit faible?» Après avoir remercié une kyrielle, d'hommes bien sûr, qui l'ont aidée pour ce «one woman show», la voici prête à nous raconter l'histoire revisitée de «Jésuse de Nazareth». La comédienne, rompue à La Ligue d'Impro, où elle fut sacrée jouteuse la plus étoilée et la plus plébiscitée en 2002, poursuit l'exercice à l'envi jusqu'à imaginer Jésus en Bruxelloise bourrée à la gueuze, plutôt convaincante. On la préférera encore en guide polyglotte, qui parle flamand comme une vache andalouse, et raconte la Joconde, cette Mona Lisa qui «heeft probableert met Julien Médicis gecoucheerd».
Le tout, en tailleur sombre, strict et élégant qui ne l'empêchera pas de «péter les plombs» à la venue du troisième groupe, photographiant sans vergogne, les chefs-d'oeuvre dont l'harmonie des couleurs est tant vantée. La jeunette ne manque ni de verve, ni de piquant. Drôle, elle l'est assurément. Sans rien inventer de vraiment neuf au registre, difficile, du spectacle humoristique, elle réussit cependant à faire passer les personnages qu'elle incarne comme les effets dont elle use.
Tantôt actrice spécialisée dans le rôle de l'assassinée, par étranglement, noyade ou fusillade; tantôt dans celui de fleuriste uccloise raciste, Valérie Hocq peut aussi jouer une Juliette candide au bras d'un Roméo improvisé. Maris jaloux, s'abstenir.
Grinçante quand il le faut, elle interpelle aussi lorsqu'elle caricature une présentatrice de «reality show» se prenant pour une psychanalyste freudienne voire lacanienne, loin de la réalité mise en abîme. Les manies de chacun sont passées au crible fin dans les textes de Patrick Ridremont, mis en scène par Olivier Leborgne.
Finalement, selon la formule consacrée, l'artiste conseille de parler du spectacle aux amis, si on l'a aimé; aux ennemis si... On connaît la suite.
La Libre Belgique - 17/2/2003 - Laurence Bertels
La Libre Belgique - 17/2/2003 - Laurence Bertels
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