Philippe Vauchel joue Racine…s

de Philippe Vauchel

Mise en scène de Benoît van Dorslaer
Une production de Copecama asbl et la Maison de la ulture Famenne-Ardenne
4 représentations ▪ 10 août ▸ 25 août 2004

Que sont nos racines devenues?
Cultivons-nous encore la terre d'où nous venons?

Nous sommes des êtres en provenance, en souvenance, en mouvance... Philippe Vauchel nous emmène au pays de ses racines! A travers lui, a travers son village, ses pierres, ses hommes et ses femmes, ce sont nos propres racines qui se prolongent… voire qui nous donnent des ailes!

Philippe Vauchel se considère lui-même comme un gitan... "le gitan de Marloie"... Souvent sur les routes de par son métier de comédien, il nous rend témoins et complices de ses voyages...

Les odeurs, les paysages, les pierres, les gens de son pays natal, les processions religieuses, le cimetière à la Toussaint, le premier vélo ou les premières amours sont le suc du spectacle. Chacun s'y reconnaîtra, chacun accompagnera le comédien...

Philippe Vauchel part à la recherche des traces de notre naissance, de notre jeunesse, de notre éducation, de nos valeurs, de notre culture. Jusqu'ou nous enracinons-nous? Jusqu'ou nous déracinons-nous?

Les jardins de nos campagnes sont - en quelque sorte - tous des jardins publics ou les voisins s'échangent de nombreux conseils... Et nos jardins secrets? Qu'y a-t-on enterré? Qu'y a-t-on fait pousser? Que sème-t-on ? Que récolte-t-on ?

Et si l'on y rêvait ensemble?

Résumé complet

 


CREATEURS
AuteurPhilippe Vauchel 
Mise en scèneBenoït van Dorslaer 
Assistanat mise en scèneMuriel Struyck 
LumièreDominique Lamette 
ScénographieXavier Rijs 
GestuelleCarole Trévoux 
AVEC
ConteurPhilippe Vauchel 
Accordéon diatoniqueDidier Laloy 
Une production de Copecama asbl et Maison de la Culture Famenne-Ardenne

Il réside à Bruxelles. Pour y faire carrière. Mais la tête est souvent ailleurs. A Marloie. L'amour du pays. Entre un rôle au Théâtre Royal du Parc et au Rideau de Bruxelles, Philippe Vauchel n'oublie pas son village. Mieux : il le raconte ce soir dans un spectacle intitulé « Vauchel joue Racine...s ». Sur la scène de la maison de la culture de Marche, il propose un voyage drôle et sensible à travers les souvenirs de l'enfant et de l'adolescent. Les processions, le premier vélo, les premières amours.

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Vauchel joue avec ses racines

Il réside à Bruxelles. Pour y faire carrière. Mais la tête est souvent ailleurs. A Marloie. L'amour du pays. Entre un rôle au Théâtre Royal du Parc et au Rideau de Bruxelles, Philippe Vauchel n'oublie pas son village. Mieux : il le raconte ce soir dans un spectacle intitulé « Vauchel joue Racine...s ». Sur la scène de la maison de la culture de Marche, il propose un voyage drôle et sensible à travers les souvenirs de l'enfant et de l'adolescent. Les processions, le premier vélo, les premières amours.

Comment est née l'idée du spectacle ?
Des gens de Marloie ont assisté à une pièce au théâtre des Galeries à Bruxelles. Ils m'ont dit : Tu n'as guère l'esprit de clocher. J'ai répondu que je débarquerais le jour où j'aurais des choses à raconter. Et le spectacle a commencé à germer.

C'est plus qu'une galerie de portraits ?
Je voulais parler des hommes et des femmes qui forment le village. Je veux partager mon Marloie. Je ne voulais pas être le type qui arrive de la capitale et se fait du fric sur leur dos.

On peut être d'ailleurs pour comprendre ?
Oui. On a tous des racines. J'essaye de les transcender. Il y a des choses étonnantes, qui marquent. Prenez la salle de village. On y fêtera le baptême, les communions, on y organisera sa première soirée, peut-être son mariage, et c'est encore là que vos enfants risquent de recevoir la famille quand vous serez mort !

C'est beau, Marloie ?
C'est beau… avant et après. Mais je trouve de très belles choses chez les gens. C'est bien la preuve que le spectacle est transposable. Les commentaires des expatriés qui reviennent à la Toussaint sur la tombe des proches, on ne les entend pas qu'à Marloie.

Le Soir - 19/4/2002 - Nicolas Druez

Le Soir - 19/4/2002 - Nicolas Druez

`Nous sommes en 1964...´, un bébé Baloûche va naître. L'intro donne le ton de ce qui va suivre, teinté d'une brassée d'humour et d'une grande flopée de tendresse. Accompagné d'un musicien de choix, en la personne de Didier Laloy - muni de son accordéon diatonique et de son djembé - le comédien et son complice font grimper la magie. Quelques photos; beaucoup de poésie; un savant mélange de conté, bougé, chanté; des accents pimentés; des coutumes rapportées; le discours des revenants et l'ombre des disparus... On boit ce spectacle comme une grande gorgée de générosité. De ce bel hommage, résonne l'authenticité, gardée intacte, jusqu'aux attaques de rigueur dans pareil coup d'oeil au rétroviseur. L'auteur sait aussi se faire virulence…

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On boit ce spectacle comme une grande gorgée de générosité.

Le comédien Philippe Vauchel consacre un doux hommage à ses origines. Il nous embarque, cap sur Marloie, sillonnant les chemins de son enfance. Farfouillant dans sa mémoire, il en extrait les odeurs d'un pays, les couleurs d'un village, la saveur des traditions; entretien d'un chaud sentiment d'appartenance... Dès lors, quel autre lieu que celui de la Maison de la Culture Famenne-Ardenne pour partager tout ceci? Le public est à la scène, disposé en cercle. Au centre, un grand rond de bois, de l'herbe, des souches d'arbres... Du bois partout. Délicatement sculpté par Xavier Rijs (dont l'exposition reste visible jusqu'au 11 maià Marche-en-Famenne).

`Nous sommes en 1964...´, un bébé Baloûche va naître. L'intro donne le ton de ce qui va suivre, teinté d'une brassée d'humour et d'une grande flopée de tendresse. Accompagné d'un musicien de choix, en la personne de Didier Laloy - muni de son accordéon diatonique et de son djembé - le comédien et son complice font grimper la magie. Quelques photos; beaucoup de poésie; un savant mélange de conté, bougé, chanté; des accents pimentés; des coutumes rapportées; le discours des revenants et l'ombre des disparus... On boit ce spectacle comme une grande gorgée de générosité. De ce bel hommage, résonne l'authenticité, gardée intacte, jusqu'aux attaques de rigueur dans pareil coup d'oeil au rétroviseur. L'auteur sait aussi se faire virulence...

`Avec le doux mélange d'amour et de haine qui caractérise les enfants qui luttent contre la carapace adulte qui se cristallise irrémédiablement sur leurs épaules´, décrit joliment Benoît Van Dorslaer, qui signe ici une mise en scène rythmée et inventive. En racontant son histoire, son pays, le touchant `gitan de Marloie´ fait perdurer les racines et le petit jardin de tout un chacun, rendant le propos puissant et universel. On entend aussi l'ode à la mémoire. Qu'il partage avec respect, amour et intégrité. Ou comment plonger dans son passé pour encore mieux tisser le bonheur de son présent. Dis-moi d'où tu viens, je te dirai... (S.C.)

La Libre Belgique - 23/4/2002 - S.C.

La Libre Belgique - 23/4/2002 - S.C.


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L'homme est tout entier tourné vers le présent et l'avenir. Il n'aime pas trop regarder en arrière et aime citer Oscar Wilde: «Le seul charme du passé, c'est qu'il est passé.» Dans les spectacles qu'il s'écrit, Philippe Vauchel fait rire du seul sujet qui vaille la peine: la mort. «J'y pense tout le temps, affirme-t-il. Elle est chevillée à ma vie quotidienne et à ma perception du monde.» Et de préciser que parler de la mort au théâtre est le contraire de la morbidité: «C'est le déni de la mort qui me semble morbide, précisément. Le rire nous sauve de tout.»

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