Toc-Toc (2012)
de Laurent Baffie
93% des personnes interrogées avouent avoir au moins un TOC. Et vous?
Le docteur Stern est le plus grand spécialiste mondial dans le traitement des TOC, les troubles obsessionnels compulsifs. Ce neuro-psychiatre à la renommée internationale ne consule en France qu'une fois tous les 2 ou 3 ans, et il ne voit jamais le même patient 2 fois. Coprolalie, Arithmonanie, Nosophobie, TOC de vérification, Palilalie...les TOC s'entassent, se bousculent et se mélangent dans le cabinet du docteur Stern.
Dans l’antichambre de ce neuropsychiatre, six patients attendent leur tour. Ils souffrent tous d’un TOC. Le médecin est en retard. Pour tromper le temps, les malades, tous braves gens, vont bavarder, échanger leurs confidences, se lier, bref se livrer involontairement à une sorte de thérapie de groupe, sympathique, drôle, et qui sera peut-être plus efficace que la meilleure médecine.
Daniel Hanssens a un toc, celui de ficeler des comédies imparables. Il ne peut pas s’en empêcher ! (…) Le talent des comédiens emmène cette confrontation sur un terrain joueur, taquin, voire même touchant.
Pascal Racan installe une dignité cocasse chez son personnage grossier malgré lui. Daniel Hanssens, l’obsédé du calcul, est le liant sympathique de cette bande qui va improviser une thérapie de groupe pas comme les autres. Laure Godisiabois est, comme toujours, désopilante sans même rien dire. Ses grimaces de dégoût au moindre postillon suffisent à nous donner le sourire.
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Des manies bien maniées dans la salle d’attente du Dr Stern
«Toc Toc» pour les fêtes de fin d’année
Daniel Hanssens a un toc, celui de ficeler des comédies imparables. Il ne peut pas s’en empêcher ! On lui doit quelques mémorables machines à rire, comme Le dîner de cons ou encore Le malade imaginaire plus récemment. Aujourd’hui, cette manie qu’il a de nous faire glousser, il la défoule avec une pièce de Laurent Baffie, Toc Toc.
Peu amatrice de ce trublion du PAF et de son humour aussi délicat qu’un bulldozer, on nourrissait quelques craintes à propos de sa pièce, d’autant que son sujet – les troubles obsessionnels compulsifs – n’est pas des plus fins et prête souvent à la moquerie facile. Nous voici agréablement surprise par une pièce aux ressorts malins et au rythme impeccable. Le rideau se lève sur la salle d’attente du docteur Stern, neuropsychiatre de renommée internationale, qui ne consulte qu’au compte-gouttes. Le spécialiste est en retard et ses patients s’amoncellent dans son cabinet. Il y a Fred, homme d’une courtoisie parfaite, très complexé par son syndrome de Gilles de la Tourette, qui le fait éructer des injures de manière involontaire. Il est bientôt rejoint par un chauffeur de taxi qui ne peut s’empêcher de tout compter, souffrant d’arithmomanie. Débarque ensuite Blanche, qui ne quitte jamais sa savonnette des mains et désinfecte tout ce qui la frôle, de peur d’attraper on ne sait quelle maladie. A cette cour des miracles s’ajoutera encore Marie, bigote atteinte du TOC de vérification, Bob, obsédé par la symétrie, ce qui l’empêche de fouler les lignes au sol, ainsi que Lili, convaincue qu’elle mourra si elle ne répète pas tout deux fois.
Thérapie de groupe
On aurait pu craindre une dynamique un peu répétitive de cette comédie basée sur les tics de chacun, mais le talent des comédiens emmène cette confrontation sur un terrain joueur, taquin, voire même touchant. Bien sûr, certains gags restent prévisibles mais le jeu a l’intelligence de ne pas en rajouter, laissant simplement le comique de situation faire son effet.
Pascal Racan installe une dignité cocasse chez son personnage grossier malgré lui. Daniel Hanssens, l’obsédé du calcul, est le liant sympathique de cette bande qui va improviser une thérapie de groupe pas comme les autres. Laure Godisiabois est, comme toujours, désopilante sans même rien dire. Ses grimaces de dégoût au moindre postillon suffisent à nous donner le sourire. Le reste de la distribution est au diapason, sur le même ton mezzopiano dans la drôlerie. Un seul bémol quant à l’entracte, cassant brutalement le rythme.
Le Soir - 14/12/2010 - Catherine Makereel
Le Soir - 14/12/2010 - Catherine Makereel
Une pièce de Laurent Baffie ? Malgré le succès de "Sexe, magouilles et culture générale" écrite en 2001, l’homme n’est pas célèbre pour la subtilité de sa littérature Agréable surprise, avec "TOC TOC", il signe un texte extrêmement drôle et intelligent où l’humour du vocabulaire fleuri est à la hauteur du comique de situation. Dans une mise en scène de Daniel Hanssens, une belle brochette de comédiens donne vie à cette pièce avec talent et un plaisir évident.
Loin de se moquer ou de se lancer dans une leçon de tolérance, c’est plutôt avec compréhension que l’humoriste Laurent Baffie les exploite pour ce spectacle mis en scène avec un rythme fou par Daniel Hanssens.
Un festival de sketches se succèdent, nous faisant rire toutes les deux minutes tant par le verbe que par le jeu. Cette comédie savoureuse et hilarante se déguste sans modération. Le spectacle idéal pour les fêtes!
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Des rires et des TOC à gogo
Fameuse brochette de comédiens dans “TOC TOC” de Baffie par Daniel Hanssens.
Une pièce de Laurent Baffie ? Malgré le succès de "Sexe, magouilles et culture générale" écrite en 2001, l’homme n’est pas célèbre pour la subtilité de sa littérature Agréable surprise, avec "TOC TOC", il signe un texte extrêmement drôle et intelligent où l’humour du vocabulaire fleuri est à la hauteur du comique de situation. Dans une mise en scène de Daniel Hanssens, une belle brochette de comédiens donne vie à cette pièce avec talent et un plaisir évident.
Dans la salle d’attente du grand neuro-psychiatre Stern, si doué qu’on ne revient pas deux fois et chez qui on prend rendez-vous plus d’un an à l’avance, six patients arrivent au compte-gouttes. Tous souffrent de TOC, soit des troubles obsessionnels compulsifs dont la coprolalie, la nosophobie, la palilalie Tant de noms savants pour des manies parfois familières. Le premier - et l’un des plus gratinés - est Frédéric, un homme de 57 ans qui ne peut s’empêcher de lâcher une injure accompagnée de gestes toutes les 2-3 minutes, incarné par Pascal Racan, dynamique, formant un excellent duo avec Daniel Hanssens lui-même, dans la peau de Vincent, un chauffeur de taxi plutôt franc du collier qui, lui, ne peut s’empêcher de tout compter - les secondes, les mots, les lignes sur le sol Il y en a un, justement, qui ne supporte pas de marcher sur les lignes, ni le manque de symétrie : c’est Bob, le joyeux Simon Wauters. Si Lili a un sérieux penchant pour Bob, elle subit un irrésistible besoin de tout répéter deux fois : un rôle difficile servi avec sensibilité par Anna Cervinka, formidable. Quant aux deux derniers personnages, la si expressive Laure Godisiabois se glisse habilement dans la peau d’une névrotique de l’hygiène et la spontanée Colette Emanuelle ne cesse de vérifier dans son sac si elle n’a pas oublié ses clefs.
Tous réunis, ils commencent par se présenter puis imaginent toutes sortes d’activités pour tromper l’attente entre les interventions de l’assistante médicale, Julie Thiele.
Les phobies, troubles obsessionnels compulsifs et manies extrêmes sont un enfer pour ceux qui les vivent et leur entourage. Loin de se moquer ou de se lancer dans une leçon de tolérance, c’est plutôt avec compréhension que l’humoriste Laurent Baffie les exploite pour ce spectacle mis en scène avec un rythme fou par Daniel Hanssens. Excepté l’entracte qui crée une rupture, un festival de sketches se succèdent, nous faisant rire toutes les deux minutes tant par le verbe que par le jeu. Les comédiens incarnent avec une tendre dérision ces personnages au sens de la répartie particulièrement développé. Si la scénographie - reconstitution d’une salle d’attente - et la pièce en soi n’ont rien de novateur, cette comédie savoureuse et hilarante se déguste sans modération. Le spectacle idéal pour les fêtes !
La Libre Belgique - 13/12/2010 - Camille Perotti
La Libre Belgique - 13/12/2010 - Camille Perotti
La pièce écrite par Laurent Baffie est bourrée de jeux de mots et de références drolatiques. Sans une once de méchanceté, il croque intelligemment les comportements (…) La mise en scène de Daniel Hanssens en fluidifie encore la gestuelle et la spontanéité.
Il s’est entouré d’une belle brochette de comédiens pour incarner ces toqués d’étonnants.
Délicieusement décalée, tendre et ironique, Toc Toc est un incontournable de ces fêtes de fin d’année.
Poussez vous aussi la porte du cabinet du Dr Stern pour une thérapie par le rire.
Plaisir d'Offrir - 7/12/2010 - Muriel Hublet
Rien encore sur ce spectacle
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Frédéric (joué par Pascal RACAN) a ce qu’on appelle une coprolalie: un tic de langage qui consiste à dire de façon inusuelle des mots grossiers ou vulgaires. Elle constitue l’un des symptômes de la maladie de Gilles de La Tourette.
Blanche (jouée par Laure GODISIABOIS) est nosophobe: elle traque sans arrêt les microbes, désinfecte tout, se lave les mains toutes les deux minutes, refuse de serrer la main. Elle vit dans la crainte d’attraper une maladie…
Vincent (joué par Daniel HANSSENS) souffre d’Arithmomanie. Il peut dire en une fraction d’une demi seconde le nombre de km² nécessaires au stockage de l’humanité tout entière, avec une densité de trois hommes par m2 !Il nous confie qu’il est marié depuis 32.850.000 minutes…
Marie (jouée par Colette EMMANUELLE) a le toc de la vérification. A-t-elle ses clés ? A-t-elle bien coupé le gaz ? Et l’eau ? Et elle se signe tout le temps…
Bob (joué par Simon WAUTERS) a celui de la symétrie: il ne supporte pas les déséquilibres et le désordre .Les choses doivent être alignées, rangées suivant la logique qui l’obsède !
Lili (jouée par Anna Cervinka) connaît les tocs de la palilalie et paliphrasie. Quand elle parle – et c’est rare – elle répète ce qu’elle vient de dire une deuxième fois.
