Discours à la nation
D'Ascanio Celestini
Hilarant et salutaire (Jean-Marie Wynants - Le Soir)
Dans des harangues enflammées ou des discours d’un cynisme suffoquant, au milieu d’un tas de caissettes de bois, David Murgia donne vie avec férocité et un plaisir visible à ces politiciens ou chefs d’entreprise dont le discours, débarrassé de son vernis de respectabilité, se pare d’un grotesque aussi comique qu’effrayant. La docilité du peuple, la démission des syndicats, le marché globalisé, tout cela est salué par des personnages hilares et dénués du moindre remords.
Entrecoupant ces discours de ces petites historiettes riches de sens dont il a le secret, simplement accompagné par la guitare de Carmelo Prestigiacomo, David Murgia livre une prestation saisissante, confirmant son immense talent. Un régal.
**** - "Le discours à la Nation" d'Ascanio Celestini, caricature (drôle, fine!!) du capitalisme, magistralement interprété par David Murgia…
Le texte fourmille d'exemples d'absurde revisité. La grande nouveauté: Celestini n'est plus un conteur assis, débitant à toute vitesse son texte poétique et acide. Il confie son rôle à son magistral disciple, David Murgia qui s'approprie le "débit" "célestinien" mais au service d'un jeu d'acteur complet. On reste soufflé par son talent et sa maîtrise de toutes les facettes du jeu.
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Un chef d'œuvre d'humour anti-capitaliste. David Murgia superstar. Le must
"Le discours à la Nation" d'Ascanio Celestini, caricature (drôle, fine!!) du capitalisme, magistralement interprété par David Murgia a ouvert le Festival de Liège le 18 janvier. Il revient au Théâtre National du 23/04 au 04/05 pour chasser nos humeurs noires .
Critique ****
Ce Discours à la Nation, par son titre, peut inspirer une certaine crainte: Solennel? Evidemment pas, avec le subtil Italien, qui a ouvert le premier Festival de Liège, en janvier. La politique est bien là, mais comme un gant (re)tourné...en dérision. Pas non plus de la caricature de foire mais un démontage en règle non seulement du discours politique mais des syllogismes internes au néo-capitalisme financier. Les slogans anciens "lutte des classes" sont retournés contre le public pris à témoin que cette lutte existe bien ...mais que les "capitalistes" se la sont tranquillement appropriée au nez et à la barbe des "prolétaires". Les dominants/dominés, les hommes au parapluie et ceux qui n'en ont pas ornent un récit fait de petites anecdotes concrètes ou de métaphores hilarantes. Aidé de Jonathan Swift (qui dans
Une modeste proposition suggérait le retour au cannibalisme pour résoudre la question irlandaise, catholique contre protestants) Celestini applique la formule à...l'immigration. Le texte fourmille d'exemples d'absurde revisité. La grande nouveauté: Celestini n'est plus un conteur assis, débitant à toute vitesse son texte poétique et acide. Il confie son rôle à son magistral disciple, David Murgia qui s'approprie le "débit" "célestinien" mais au service d'un jeu d'acteur complet. On reste soufflé par son talent et sa maîtrise de toutes les facettes du jeu. A voir à Bruxelles au National fin avril/début mai.
Christian Jade - RTBF - 23/4/2013
Christian Jade - RTBF - 23/4/2013
Epoustouflant ! Hilarant ! Féroce ! Trois des qualificatifs qui revenaient sur bien des lèvres à l’issue de Discours à la nation en ouverture du Festival de Liège.
«Epoustouflant» pour la performance de David Murgia qui porte avec une aisance incroyable les textes de son comparse Ascanio Celestini. Campant une succession de personnages avec un aplomb extraordinaire, il donne constamment l’impression de parler comme il respire, créant diverses personnalités à partir d’infimes détails.
«Hilarant» pour cette succession de discours où le comédien, retrouvant le débit ultrarapide de son auteur et metteur en scène, fait vivre des personnages d’un cynisme achevé.
«Féroce» pour la manière dont Celestini donne pour la première fois la parole aux puissants de ce monde pour mieux montrer à quel point nous avons toutes les raisons de les faire tomber de leur piédestal.
A voir sans hésitation.
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Epoustouflant ! Hilarant ! Féroce !
Epoustouflant ! Hilarant ! Féroce ! Trois des qualificatifs qui revenaient sur bien des lèvres à l'issue de cette création.
"Epoustouflant" pour la performance de David Murgia qui porte avec une aisance incroyable les textes de son comparse Ascanio Celestini. Campant une succession de personnages avec un aplomb extraordinaire, il donne constamment l'impression de parler comme il respire, créant diverses personnalités à partir d'infimes détails.
"Hilarant" pour cette succession de discours où le comédien, retrouvant le débit ultrarapide de son auteur et metteur en scène, fait vivre des personnages d'un cynisme achevé.
"Féroce" pour la manière dont Celestini donne pour la première fois la parole aux puissants de ce monde pour mieux montrer à quel point nous avons toutes les raisons de les faire tomber de leur piédestal.
Chemise bariolée, pantalon moulant et santiags aux pieds, David Murgia entre en scène avec un petit côté macho décontracté. Ses premiers mots de bienvenue semblent improvisés mais on comprend vite qu'ils font partie de la succession de textes concoctée par Celestini. Tous sont des discours ou des adresses directes au public. Devant un tas de caissettes en bois et une mappemonde illuminée, le jeune comédien entreprend de nous livrer un petit cours de géopolitique et d'économie. Et c'est aussi percutant que décapant. Le marché globalisé, les révoltes étouffées, la loi de la sélection naturelle, la démission des syndicats, la toute-puissance de l'économie... tout y passe avec une férocité d'autant plus grande que les différents personnages campés par David Murgia n'affichent pas une once de doute ou de remords. Tous sont sûrs d'eux, hilares devant notre soumission. "Camarades !", lance ce grand patron s'adressant aux ouvriers en se marrant comme une baleine.
Avec trois fois rien, l'acteur se construit un podium, une table... A ses côtés, le guitariste Carmelo Prestigiacomo crée des ambiances discrètes et sert de partenaire muet. Un véritable régal où, à travers le rire, les métaphores et les petites fables, on met en lumière les aberrations les plus criantes de nos sociétés modernes. A voir sans hésitation.
JEAN-MARIE WYNANTS
Jean-Marie Wynants - Le Soir - 16/10/2013
Jean-Marie Wynants - Le Soir - 16/10/2013
“Discours à la Nation” de Celestini au National est un vrai bijou.
La magie du jeu de Murgia fait que le texte nous fait rire et nous touche, fort comme jadis, les peintures de Bosch et Daumier ou les textes de Swift. Celestini n’écrit pas une thèse, il agit en homme de théâtre et nous fait passer une soirée formidable et secouante.
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Charge jouissive d'un formidable Murgia
La situation générale est dramatique, mieux vaut en rire pour mieux y réfléchir. C’est le parti pris, féroce, jouissif, salutaire, que choisit Ascanio Celestini dans "Discours à la Nation", créé au dernier Festival de Liège et qui arrive maintenant au Théâtre national. Ne le ratez pas. D’autant qu’il est incarné par un formidable David Murgia, comédien capable de tout faire, jouer l’homme politique, chanter, faire rire, même bailler. Il a une présence et une vérité très rare et forte.
Nous avons déjà présenté ce texte virulent écrit par ce conteur italien dans la tradition de Dario Fo ("La Libre" du 9 janvier). Pour mieux dénoncer les inégalités insupportables entre Nord et Sud de la planète, entre riches et pauvres, ou à l’égard des réfugiés, Celestini se met dans la peau des "riches puissants" et tient des discours paradoxaux et grotesques qui retournent les situations existantes pour en faire une farce implacable qui démonte nos égoïsmes.
Comment oublier, racontée par Murgia, l’histoire de cet homme qui commence comme voleur de grains pour arriver à détenir le monopole du pain (on pense sans cesse à Berlusconi). Ou ce politicien de droite qui félicite les "classes opprimées" d’avoir si bien tout accepté. Comment oublier ce conseil cynique : "Si vous voulez éliminer les immigrés ne tirez pas dessus, mais étranglez-les en les engluant dans la société de consommation et en leur accordant un petit prêt." La fable du parapluie est terrible : l’homme qui a un parapluie pour se protéger, depuis des générations ne veut pas le partager avec celui qui n’en a pas depuis des générations, mais il est "compatissant" et veut bien que le "pauvre" se réfugie sous ses chaussures. Il pourra même manger les miettes qui tombent de son sandwich et fumer le mégot jeté à terre. Certes, l’autre lui "chiera" dessus, mais faut pas trop demander !
Excessif, caricatural ? Certes, mais la magie du jeu de Murgia fait que le texte nous fait rire et nous touche, fort comme jadis, les peintures de Bosch et Daumier ou les textes de Swift. Celestini n’écrit pas une thèse, il agit en homme de théâtre et nous fait passer une soirée formidable et secouante.
Guy Duplat - La Libre Belgique - 26/4/2013
Guy Duplat - La Libre Belgique - 26/4/2013
Aller au théâtre et se faire secouer avec toute l’intelligence et l’humour d’un auteur tel que Ascanio Celestini, c’est revenir moins con et un peu plus concerné par la Démocratie et la citoyenneté à l’orée de possibles troubles populistes.
Emmené par un David Murgia étincelant et très inspiré par le texte qu’il sait s’approprier avec finesse et facétie et par une très belle musique (composée et interprétée sur scène par Carmelo Prestigiacomo) qui souligne autant les tensions dramatiques que les moments les plus légers, c’est une œuvre théâtrale personnelle et politique très actuelle, qui n’épargne personne, que nous découvrons avec bonheur et envie.
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Un discours à main armée
Créé dans le cadre du Festival de Liège le 19 janvier dernier, présenté au Théâtre National de Bruxelles jusqu’au 4 mai, « Discours à la nation » rend compte de l’état d’esprit dans lequel nos chers puissants nous gouvernent et s’adressent au peuple, car comme ils le disent : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis ! » et cela fait froid dans le dos.
Ascanio Celestini, auteur, metteur en scène et acteur italien, est l’une des figures de proue, depuis une dizaine d’années, du « théâtre-récit » en Italie, dans la ligné de Dario Fo. La dramaturgie classique y cède le pas à l’art du conteur et le narrateur reprend le rôle de l’intellectuel, c’est à dire qu’il devient la mauvaise conscience de son temps.
Dans « Discours à la nation », le texte de Celestini oscille entre la brutalité des propos et la parodie des discours politiques, des discours des « chefs », des dominants à l’adresse du peuple, des ouvriers, des sous-classes, serviles au demeurant. C’est intelligent et drôle, subtil parfois mais derrière ces premières sensations, la dureté du discours et la réalité évoquée nous font réfléchir, autrement, à la condition des classes populaires face à l’arrogance des classes dominantes. Parfois cru, le texte peut être cinglant à l’endroit du peuple, de plus en plus médiocre dans son attitude face aux discours de la classe politique dans son ensemble, elle-même pas exempte de tous reproches. C’est peu de le dire !
« Le peuple est un enfant. Le peuple, ça l’intéresse pas cette chose qu’on appelle la Démocratie ». Le constat est terrible et vient confirmer une fois de plus, s’il le fallait, que l’apprentissage de la démocratie est un chemin plus long encore que celui de la dictature. Car au-delà d’une charge sans concession contre les classes dominantes, Celestini tente aussi de réveiller le citoyen qui sommeille en nous. A coup de paraboles laïques, de slogans incisifs, de métaphores filées, le texte dramatique s’emplit alors d’une parole poétique, prophétique qui fait de ces discours bien plus que de simples dissertations politiques, une véritable œuvre théâtrale.
Et c’est à cet instant que TOUT fait sens sur la scène. La domination des uns, le sort moribond des autres et la société en proie aux doutes, à la tentation du chaos.
Emmené par un David Murgia étincelant et très inspiré par le texte qu’il sait s’approprier avec finesse et facétie et par une très belle musique (composée et interprétée sur scène par Carmelo Prestigiacomo) qui souligne autant les tensions dramatiques que les moments les plus légers, c’est une œuvre théâtrale personnelle et politique très actuelle, qui n’épargne personne, que nous découvrons avec bonheur et envie.
Aller au théâtre et se faire secouer avec toute l’intelligence et l’humour d’un auteur tel que Ascanio Celestini, c’est revenir moins con et un peu plus concerné par la Démocratie et la citoyenneté à l’orée de possibles troubles populistes.
Philippe Maby - Inferno - 26/4/2013
Philippe Maby - Inferno - 26/4/2013
Discours à la Nation est donc une pièce cynique et hilarante, qui vous donnera peut-être envie de (re)lire Gramsci ou Marx et de vous poser des questions sur le monde, mais surtout, vous fera passer un très bon moment de théâtre.
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Impossible de s'ennuyer!
« ... Je voulais raconter à nouveau la relation entre la «classe dominante» et la «classe dominée» en partant cette fois du point de vue des dominants. Quand la «classe dominante» souhaite obtenir quelque chose de la «classe dominée», elle doit s'exposer, se rendre visible. C'est un risque pour elle et cela la rend souvent grotesque...» Ascanio Celestini
Au milieu de cageots vides et de quelques lampes, David Murgia se prend pour un patron hilare qui harangue ses ouvriers, un homme politique qui prépare un discours ou encore un mec qui a un parapluie alors que d'autres n'en ont pas... et nous raconte des tas d'histoires.
Des anecdotes truculentes, des métaphores bien trouvées, le texte de Celestini est éminemment engagé (on dirait presque un cours de sociopolitique), mais surtout extrêmement drôle. Cet auteur italien, joué assez souvent en Belgique, nous avait déjà habitué à son art de l'anecdote, à sa langue rythmée, rapide, prenante pour nous parler des gens du peuple, mais c'est la première fois qu'il part du point de vue cynique de la classe dirigeante.
La pièce a été composée spécialement pour David Murgia dans le cadre du Festival de Liège. Le jeune acteur, que l'on voit de plus en plus sur nos scènes (et on espère que ça continuera encore longtemps), porte la pièce avec une énergie débordante et une théâtralité sincère et bien à lui. La force de son implication oblige le public à rester toujours attentif.
Impossible de s'ennuyer !
Le jeu du jeune comédien est par ailleurs soutenu par le décor brut, pauvre, mais très fonctionnel (les cageots se transforment en estrade, en personnage, en tabouret) et la musique discrète, mais indispensable de son partenaire bassiste. Discours à la Nation est donc une pièce cynique et hilarante, qui vous donnera peut-être envie de (re)lire Gramsci ou Marx et de vous poser des questions sur le monde, mais surtout, vous fera passer un très bon moment de théâtre.
Culture et Compagnie - 25/4/2013
Culture et Compagnie - 25/4/2013
Percutant, puissant, bouleversant : Ascanio Celestini et ses camarades frappent fort dans cette nouvelle création ! Du haut de leur estrade, ils giflent le public avec un message scandaleusement vrai sur notre société en crise. Ils donnent la parole aux dominants de ce monde ; une parole dénudée de nuances et de tabous ; une parole engageante et drôlement cynique, laissant au spectateur profondément touché un goût doux-amer de désespoir !
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Quand la classe « Celestini » domine le monde du théâtre
Percutant, puissant, bouleversant : Ascanio Celestini et ses camarades frappent fort dans cette nouvelle création ! Du haut de leur estrade, ils giflent le public avec un message scandaleusement vrai sur notre société en crise. Ils donnent la parole aux dominants de ce monde ; une parole dénudée de nuances et de tabous ; une parole engageante et drôlement cynique, laissant au spectateur profondément touché un goût doux-amer de désespoir !
Pour commencer, une scénographie typique de l'auteur, élémentaire et nomade : quelques cageots en bois empilés dans un désordre organisé, déplaçables partout, une ambiance intimiste avec peu d'éclairage, et une mappemonde illuminée. Soit un décor simple où l'acteur prend toute sa place !
Sa place, l'acteur la prend avant même le début officiel des festivités. En effet, David Murgia (acteur) et Carmelo Prestigiacomo (guitariste), à l'allure décontractée et sérieuse, sont déjà présents sur scène à l'arrivée des premiers spectateurs. Cette introduction annonce de suite la couleur : le public fait partie intégrante du spectacle ! Les différents personnages ne vont pas l'épargner : ils vont l'impliquer de telle sorte qu'il se sente directement concerné et ne puisse pas s'en tirer indemne.
Effectivement, tout au long, le spectateur est percuté à la fois par des récifs de personnes immorales, froides et inhumaines, par des discours politico-économiques d'hommes de pouvoir impitoyables et par des enregistrements sonores qui glacent. Cette alternance confère aux scènes un réel dynamisme et tient l'assemblée en haleine. La dynamique est renforcée par la vitalité de l'acteur, illustrée notamment par son parfait débit de parole rapide, par sa forte implication dans ses rôles et sa sincérité.
En accord avec cette énergie ambiante, Carmélo Prestigiacomo ajoute par le son de sa guitare une atmosphère dramatique.
Le cadre froid, violent, vivant et grave planté, il peut donc accueillir le texte criant de l'auteur : un texte très justement imprégné par le vécu de l'acteur ; un texte puissant par ses messages, ses métaphores, ses répétitions, son humour ; un texte, véritable reflet cynique et pessimiste des aberrations de la société actuelle. En choisissant cette fois le parti de la classe dominante, Ascanio Celestini avec l'aide de ses collaborateurs, parvient toujours avec beaucoup d'humour et de poésie à ébranler la conscience collective du public, renvoyé à sa pauvre condition de peuple soumis et infantilisé.
Ascanio Celestini, en bon sociologue qu'il est, a donc réussi son pari avec cette jeune création. Par son art, il participe à l'ouverture des consciences politiques : une fois que les lumières tombent, le spectateur est certes désespéré par une telle fatalité mais ne peut que se sentir animé par un désir de changement ! Quand la classe « Celestini » marque le début d'une nouvelle révolution culturelle !
Julie Lambert- Demandez le programme - 4/2013
Julie Lambert- Demandez le programme - 4/2013
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