Discours à la nation
D'Ascanio Celestini
Avoir ou pas de parapluie ? Le personnage qui nous accueille explique en quoi ce détail a toute son importance dans son pays où il pleut tellement. La pluie, la carotte et le bâton, le revolver, voilà autant d’accessoires qui traduisent parfaitement l’état des protagonistes qui défilent sous nos yeux. Tous des monstres de cynisme, que ce soit cet homme ordinaire armé jusqu’aux dents tirant sur tout ce qui bouge, convaincu de rendre de nombreux services à la nation, ou des « puissants », patrons du C.A.C. 40, gouvernants qui jouent de nos peurs, de nos angoisses, pour asseoir leur emprise sur le peuple. Tyran masqué, « big boss » vraiment content de lui, patron jovial, tous sont là pour nous embobiner dans leurs beaux discours : « Ce n’est pas vous qui me choisirez, c’est moi qui vous ai choisis. ». Dans une caricature très fine, Ascanio Celestini procède à un démontage en règle, non seulement de la parole politique, mais des syllogismes internes au capitalisme financier.
