Faisons un rêve

De Sacha Guitry

Mise en scène de Danièle Fire
Une production de la Comédie Claude Volter
6 représentations ▪ 14 juillet ▸ 30 août 2014

Une pétillante comédie de mœurs !

L'un des plus grands succès de Sacha Guitry où l'on retrouve son esprit vif, son humour fin et ses formules percutantes. On n'est pas loin de Feydeau, mais c'est bien du grand Guitry. Une déclaration d'amour aux mots et aux femmes. "Dites-vous bien qu'une femme comme vous ne vit pas avec un cocu... même le sien" Sacha Guitry Comment séduire la femme d'un ami avec la complicité involontaire de celui-ci ? Le mari, la femme et l'amant explorent la complexe mécanique du désir, bouleversant les corps et les âmes. La virevoltante mise en scène de Danielle Fire, le talent des comédiens et l'éblouissante verve de Michel de Warzée rythment toutes les variations de ce thème éternel.

Une charmante jeune femme (Stéphanie Moriau) a rendez vous chez un riche avocat avec son mari ( Bruno Georis), un méridional naïf et bon vivant. Leur hôte (Michel de Warzée) tardant à paraître, le mari naïf finit par perdre patience et s’éclipse, prétextant à son épouse qu’il a une entrevue avec un homme d’affaires qui va lui rapporter trois millions. En réalité, il va rejoindre une maitresse.

Lui, l’avocat, caché dans la salle de bains, a entendu les propos du mari. Il a imaginé un plan du tonnerre, l’absence du mari va lui permettre de déclarer sa flamme à la jeune femme dont il est follement amoureux. Ils décident alors de se retrouver le soir même et notre avocat espère vivre des heures d’amour passionnelles. C’est qu’elle est très affriolante la mâtine et drôlement désirable !
Tout homme qui se respecte aurait cette envie !

Faisons un rêve est une petite pépite du genre qui traverse divinement bien le temps et les époques. Séduction et mensonge se mélangent avec harmonie et donnent naissance à des répliques, à des traits d’esprit légers et fins comme seul Guitry sait les écrire. Et c’est toujours un pur plaisir que de pouvoir les entendre.


CREATEURS
AuteurSacha Guitry 
Metteur en scèneDanielle Fire 
ScénographeNoémie Breeus 
LumièreSébastien Couchard 
AVEC
LuiMichel de Warzée 
ElleStéphanie Moriau 
Le MariBruno Georis 
Le valet de chambreSergio Zanforlin 

Michel de Warzée est merveilleux . Une performance pour un acteur : tout un acte seul en scène. Cela ne paraît pas long du tout, c’est amusant avec des tonnes de vérité qui s’en dégagent… Et ici, Michel de Warzée mérite des tonnes d’applaudissements.

Un divertissement espiègle et malin, porté sur les sentiments amoureux et les rapports de force entre l’homme et la femme. Mais il y a plus dans cette pièce et ça, c’est formidable…

Roger Simons - Les Feux de la Rampe - 10/12/2013

Les répliques sont délicieuses. Le long monologue du Don Juan du deuxième acte est une véritable page d’anthologie à propos de l’attente et de l’impatience. C’est tonique et plein d’humanité tout en faisant fuser les rires.
Le spectacle vous embarque dans le charme désuet de la bourgeoisie... revisité avec grand talent théâtral.
La scénographie de Noémie Breeus fait revivre un splendide décor des années 20 avec Sydney Bechet en trame musicale. La beauté et le luxe font plaisir à l’œil. Le tout rappelle le raffinement exquis d’un appartement bourgeois à deux pas du Boulevard Haussmann ! Un écrin pour que se développent la séduction de l’amant et l’éblouissement progressif de la femme... Deux rôles qui vont comme un gant au comédien Michel de Warzee et à la fine et spirituelle Stéphanie Moriau.

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Une pièce qui ne vieillit pas


Voici un Sacha Guitry tout ébaudi par son rêve d’amour*. En plein milieu de la terrible guerre, il nous livre quelques bouffées d’insouciance dites par un chaleureux Don Juan amoureux de son rêve et fort attendrissant. On est prêt à le croire ! « Faisons un rêve » fut créé au théâtre des Bouffes-Parisiens en 1916. Sacha dans le rôle de l’amant, bien sûr, Charlotte Lysès, sa première femme dans le rôle de la femme et Raimu dans celui du mari. La plus jouée de ses pièces sera reprise plus tard par un trio d’envergure : Robert Lamoureux, Danielle Darieux et Louis de Funès en 1957. Elle n’a cessé de passionner le public depuis, c’est une pièce qui ne vieillit pas.


Comédie Claude Volter, décembre 2013. La scénographie de Noémie Breeus fait revivre un splendide décor des années 20 avec Sydney Bechet en trame musicale. La beauté et le luxe font plaisir à l’œil. Un divan art-déco porteur de livres se transforme au deuxième acte en couche extra-maritale, bouquet de lys virginaux dans la croisée. Des objets précieux, un meuble Boule, une vitrine d’objets en argent et des jeux de lumière tamisés qui rendent les femmes si belles. Le tout rappelle le raffinement exquis d’un appartement bourgeois à deux pas du Boulevard Haussmann ! Un écrin pour que se développent la séduction de l’amant et l’éblouissement progressif de la femme... Deux rôles qui vont comme un gant au comédien Michel de Warzee et à la fine et spirituelle Stéphanie Moriau.

L’intrigue est simple : la femme mariée se réveille affolée chez son amant et le mari arrive lui aussi ayant découché et sollicite un alibi...auprès de l’amant ! Les répliques sont délicieuses. Le long monologue du Don Juan du deuxième acte est une véritable page d’anthologie à propos de l’attente et de l’impatience. C’est tonique et plein d’humanité tout en faisant fuser les rires. Les interventions du majordome (Sergio Zanforlin), les aléas des pneumatiques, ceux du téléphone relié à une standardiste, le taxi dans lequel roule un russe émigré, tout contribue à peindre une époque victime de ses inventions et toujours à la recherche d’elle-même, tout comme la nôtre.

Le spectacle vous embarque dans du léger, dans le charme désuet de la bourgeoisie... revisité avec grand talent théâtral. Le mari, un méridional naïf et mauvais menteur incarné par Bruno Georis est très bien campé. Les timbres de voix sont bien posés, le ton est naturel, les postures et la gestuelle sont étudiées dans les moindres détails (tout comme le décor), les regards se noient dans le pétillement de l’amour et celui des mots. Le plaisir du spectateur se mesure à l’aulne du rêve... Le jeu trempe ses racines dans la rêverie duelle : une fantaisie où langue et théâtre se donnent la main pour mieux dire les variations de l’amour et comment le dire.

*Si tu veux, faisons un rêve : Montons sur deux palefrois ; Tu m’emmènes, je t’enlève. L’oiseau chante dans les bois. Je suis ton maître et ta proie ; Partons, c’est la fin du jour ; Mon cheval sera la joie, Ton cheval sera l’amour. Nous ferons toucher leurs têtes ; Les voyages sont aisés ; Nous donnerons à ces bêtes Une avoine de baisers. Tu seras dame, et moi comte ; Viens, mon cœur s’épanouit ; Viens, nous conterons ce conte Aux étoiles de la nuit. (Victor Hugo)

Dominique-Hélène Lemaire - Demandez le programme

Dominique-Hélène Lemaire - Demandez le programme

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Extrait
Lui : Viens mon amour ...Il est parti!

Elle : Il est parti ? Parti, parti ?

Lui : Nous avons mieux que ça, mieux que toute la vie.

Elle : Mieux que toute la vie ?

Lui : Oui, nous avons deux jours !



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