Le Dieu du Carnage
De Yasmina Reza
Une production du "Théâtre Universitaire de Louvin (TUL)"
Dans un salon bourgeois parisien, deux couples se réunissent pour régler un incident survenu entre leurs enfants, en toute civilité́... du moins au début! Car peu à peu les masques tombent, les langues se délient et la soirée dégénère: des alliances se forment, des vérités blessantes fusent, et des rancunes enfouies explosent. A ̀mesure que la tension grimpe, les faux-semblants volent en éclats, et la façade sociale se fissure... jusqu’à laisser place au carnage. Une comédie noire et satirique montrant les travers d’une société́ hypocrite et fragile, où la bienséance ne tient qu’à un fil.
Pas encore de presse sur ce spectacle
Rien encore sur ce spectacle
Pas encore de galerie de photo sur ce spectacle
Pour la deuxième fois, Arthur Jugnot vient faire une mise en scène au Public. Et pourtant, une fois dans nos murs, c’est comme s’il avait toujours été là. Ouvert, sympathique, accueillant, il nous connait déjà toutes et tous et a accepté de répondre à nos questions en "collègue" avec précision et confiance. Cette interview est l’occasion de faire plus ample connaissance avec lui avant de le revoir sans doute dans un prochain projet.
Bonjour Arthur, pour ta deuxième mise en scène au Public, nous aurions aimé que nos spectateurs puissent faire ta connaissance. Peux-tu nous dire ce que tu as envie qu’ils sachent de toi ?
Oh là là, quelle question… c’est très bizarre de devoir parler de soi comme ça. Je n’aime pas trop parler de moi. Mais j’aime bien Michel (Kacenelenbogen) et je veux bien parler de lui. C’est un copain et je suis content d’être ici et d’avoir l’occasion de travailler avec des gens que j’aime. Lui et moi, nous avons la même vision du théâtre. Ce qui nous motive ce sont les spectacles qui arrivent à être populaires sans être populistes. Ce que les Chiche Capon, ce trio de clowns modernes, appellent des spectacles intelligents pour les gens qui n’ont pas envie de réfléchir. Une forme de culture indolore, en quelque sorte, qui percole les spectateurs sans qu’ils aient trop d’efforts à fournir. J’adore divertir les gens et qu’ils sortent avec un quelque chose en plus. Si à l’issue de la représentation, les spectateurs ont envie de parler de ce qu’ils ont vu, d’échanger et d’y réfléchir, je pense que j’ai réussi quelque chose. Comme Michel, je suis comédien, metteur en scène, directeur de théâtre. Ça aide à se comprendre, on parle le même langage. On est passionnés par l’univers du théâtre dans son ensemble. On aime tout, des projecteurs à la tournette, en passant par les acteurices, bien sûr. Dans Le Dieu du carnage, nous avons la chance de travailler entre gens passionnés. La rencontre est aussi riche au niveau artistique qu’au niveau humain. Je suis arrivé pour la première fois au Public grâce à Tania (Garbarski) et Charlie (Dupont) que j’avais mis en scène dans Les émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris et Philippe Blasband. Cette fois, je reviens dans Le Dieu du carnage avec une toute autre équipe et un tout autre univers et j’espère avoir l’occasion d’en mettre encore bien d’autres en scène.
