L'oiseau bleu

de Maurice Maeterlinck

Mise en scène: Annette Brodkom
Une production de la Compagnie du Simorrgh
2 représentations ▪ 1er et 9 août 2010

Ce conte féérique et philosophique
est l’un des chefs d’œuvre de Maurice Materlinck.

L’Oiseau Bleu est une pièce féérique et philosophique qui raconte l’odyssée de deux enfants à la quête du bonheur. A l’aide d’un diamant qui fait apparaître des mondes invisibles, ils vivent un voyage initiatique à travers le Pays du Souvenir, la Palais de la Nuit, la Jardin des Bonheurs, le Royaume de l’Avenir … Chaque étape équivaut à une révélation. Ils découvrent ainsi l’essence des choses cachées derrière les apparences et perçoivent l’existence d’une âme universelle au sein de laquelle tout se tient.A travers ce chef d’oeuvre, qui depuis cent ans fait le tour du monde, Maeterlinck, un des plus grands écrivains belges, prix Nobel de littérature, nourrit notre réflexion sur le temps, la mort, l’injustice, l’amour, le mystère de l’existence et surtout le secret du bonheur.

Tyltyl et Mytyl s’éveillent au seuil d’un grand voyage… Bérylune, petite fée bossue, les envoie quérir l’Oiseau bleu, le seul être capable d’enrayer le mal qui ronge sa fille. Ils s’en vont arpenter d’autres mondes, apparemment magiques, qui s’avéreront étrangement familiers. Les choses et les pensées que l’on côtoie chaque jour s’animent, prennent corps et se révèlent à qui veut les entendre, personnages ou lecteurs.


CREATEURS
AuteurMaurice Maeterlinck 
DramaturgieFrancis Besson 
DramaturgieAnnette Brodkom 
Assistanat mise en scèneMaïté Hennemont 
ScénographieThyl Beniest 
CostumesMaïté Hennemont 
CostumesChristine Huet 
Travail des chœursChristophe Herrada 
Musique originaleDaphné D. 
LumièreThyl Beniest 
Assistanat à la création lumièreClaude Enuset 
AVEC
La Chatte et l'AmoureuseMarie Avril 
Le Grand-père, le Chêne et le TempsFrancis Besson 
MytylAnne-Charlotte Bisoux 
Le Chien et l'AmoureuxJulien De Broeyer 
TyltylVincent Delbushaye 
Le Silence, le Sapin, le Hêtre, le Tilleul, le Loup, le Chef des Gros Bonheurs, le Bonheur, les Enfants à venir et le Père ThylChristophe Herrada 
La Fée Bérylune, l'Insomnie, le Marronnier, le Cyprès, l'Enfant Bleu et la VoisineNatacha Luscher 
La Lumière et la petite Fille de la VoisineAnne Romain 
La Grand-mère, la Nuit, le Saule, l'Orme, le Peuplier, le taureau, l'Amour maternel, les Enfants à Venir et la Mère ThylNathalie Stas 
Une production de La Compagnie du Simorgh
avec le soutien de la province du Brabant wallon et de la Commune d'Ixelles, du CCBW, du Centre Culturel de Braine-l'Alleud, de l'Infini Théâtre et d'Argan 42

L'insaisissable Oiseau Bleu est une quête initiatique, une fable sur la recherche du bonheur. Sous la plume de Maeterlinck, le conte philosophie se dessine entre poésie, onirisme et fantasmagorie. À l’origine, l’œuvre est composée de six actes douze tableaux et prévoit 43 personnages. Jouée des milliers de fois, adaptée à plusieurs reprises au cinéma, elle trouve ses racines dans l’imaginaire de l’auteur, mais aussi dans celui des metteurs en scène. (…) L’oiseau bleu proposé par la Compagnie du Simorgh peut se comparer au diamant de Tyltyl. Chacun n’en percevra que quelques facettes, judicieusement choisies dans le texte et mises en scène avec féérie, respect et imagination sans jamais en dénaturer l’esprit de Maeterlinck.

Lire l’article complet

Le spectacle peut se comparer au diamant de Tyltyl

Tyltyl (Vincent Delbushaye) et Mytyl (Anne-Charlotte Bisoux), les enfants d'un bûcheron regardent avec convoitise la fête de Noël célébrée chez leurs riches voisins.
Si on perçoit une pointe d’envie ou de jalousie, l’irruption de la fée Bérylune va vite les distraire de ces considérations tristounettes en les entraînant à la recherche de l’Oiseau Bleu. Elle leur fournit un invisible diamant pour traverser les frontières et pénétrer dans des contrées bien étranges.

L'insaisissable Oiseau Bleu est une quête initiatique, une fable sur la recherche du bonheur. Sous la plume de Maeterlinck, le conte philosophie se dessine entre poésie, onirisme et fantasmagorie. À l’origine, l’œuvre est composée de six actes douze tableaux et prévoit 43 personnages. Jouée des milliers de fois, adaptée à plusieurs reprises au cinéma, elle trouve ses racines dans l’imaginaire de l’auteur, mais aussi dans celui des metteurs en scène.

Le texte distille habilement ses petites leçons de morale et ses perles de sagesse, mais comme tout bon vin, il n’en exhale que mieux ses effluves enchanteurs que quand il est dans un écrin qui titillera l’imagination du public. Annette Brodkom a opté pour une simplicité stimulante.

Sous sa houlette, les décors (création lumière et scénographie de Thyl Beniest) et les neuf comédiens (Anne Romain, Vincent Delbushaye, Nathalie Stas, Marie Avril, Anne-Charlotte Bisoux, Julien De Broeyer, Maïté Hennemont, Christophe Herrada, Natacha Luscher) sont des esquisses. Aux spectateurs de s’en saisir, de les étoffer, d’y rajouter leur vision personnelle, de faire de ces épures de vrais symboles. Empli de magie, le spectacle est destiné à deux publics, l’enfant et l’adulte. Le premier percevra le merveilleux et la féérie des arbres stylisés par des bâtons de bois ou des battements d’ailes figurés par des mouvements d’éventail. Le second se sentira peut-être un peu frustré par cette simplicité voire cette simplification, mais finalement n’est-ce pas là aussi le message de Maeterlinck: il faut garder son âme d’enfant ? Ceux-ci se laissent porter par le fil de l'histoire, frémissent à l’irruption de la Reine de la Nuit ou tremblent pour le pauvre Tylo (Julien De Broeyer) se battant contre végétaux et animaux. Ils n’appréhenderont probablement pas toute la portée philosophique du récit, mais ressortiront du théâtre comme éblouis, les yeux pleins d’étoiles, prêts eux aussi à chercher leur Oiseau Bleu.

Pour l’adulte, le spectacle recèle pourtant quelques petites perles visuelles et d’émotion comme l’apparition de l’amour maternel. Et si une partie du merveilleux lui échappe, il n’en décèlera et n’en appréciera que mieux la saveur des paraboles et le sel des critiques soigneusement distillées.

L’oiseau bleu proposé par la Compagnie du Simorgh peut se comparer au diamant de Tyltyl. Chacun n’en percevra que quelques facettes, judicieusement choisies dans le texte et mises en scène avec féérie, respect et imagination sans jamais en dénaturer l’esprit de Maeterlinck.

Muriel Hublet - Plaisir d'offrir - 1/8/2010

Muriel Hublet - Plaisir d'offrir - 1/8/2010

Rien encore sur ce spectacle



Version pleine page (seule version disponible monde Apple)


Pas encore de dossier sur ce spectacle


Retour en haut