Un grand Cri d'Amour
de Josiane Balasko
"Le soir de la première, la salle a croulé sous les rires et les applaudissements fusèrent à plusieurs reprises…”
La Libre Belgique
Hugo Martial (Daniel Hanssens) et Gigi Ortéga (Rosalia Cuevas). Il y a quinze ans, ils furent un couple vedette, accumulant les succès à la scène et à l'écran. Mais le temps a passé, Hugo et Gigi se sont séparés, Hugo continuant sa carrière très honorablement, Gigi sombrant dans l'oubli, l'alcool et la dépression. Hugo se prépare à son retour sur scène, mais le jour de la première répétition, il apprend la défection de sa partenaire, un grand nom du théâtre.
Sylvestre, son agent, a alors une idée: réunir Gigi et Hugo et en faire un événement médiatique. Le seul problème, et de taille, est d'arriver à convaincre ces deux là de rejouer ensemble, et au vu de leur passé tumultueux, et de leurs caractères de chien, la partie n'est pas aisée. Alors Sylvestre va user de ruse et de diplomatie, au grand dam de Léon, le metteur en scène, pour qui la perspective de se retrouver face à ces deux fauves est une épreuve qu'il aura bien du mal à surmonter. Les répétitions sont un enfer, le metteur en scène vit un calvaire, on court vers la catastrophe. À moins que..."
Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas forment ce duo d’anciens amants liés aujourd’hui par une relation amourreuse qui empoisonne leur existence, mais les rend formidable sur le plateau. Loin de l’image de rassurante rondeur qu’on lui colle encore parfois, Daniel Hanssens est teigneux à souhait. Face à lui, Rosalia Cuevas est irrésistible en vedette sur le retour, jouant les grandes dames des planches tout en se battant comme une diablesse pour s’imposer face à son partenaire.
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Un duel hilarant, entre guerre et paix
Hugo et Gigi : Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas incarnent formidablement le couple imaginé par Balasko
Cinglant, massif, énervé, Hugo Martial n'est pas à prendre avec des pincettes. Il vient d'apprendre que sa partenaire de théâtre le lâche à quelques semaines de son grand retour à la scène. Entouré de son metteur en scène et de son agent, il cherche une solution de remplacement, mais aucun nom ne s'impose vraiment. Aucun, sauf celui de Gigi Ortega, que Sylvestre Archaimbaud, l'agent de Martial, a déjà contactée en secret. Il y a juste un hic, mais de taille : Gigi et Hugo se sont quittés il y a dix ans et se vouent aujourd'hui une haine féroce.
S'inspirant des grands couples du cinéma, tels Elizabeth Taylor et Richard Burton (lire notre entretien dans le Mad du 13 décembre), Josiane Balasko livre, avec Un grand cri d'amour, une comédie féroce, bourrée d'énergie et écrite dans le style percutant qu'on lui connaît.
A Uccle, Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas forment ce duo d'anciens amants liés aujourd'hui par une relation d'amour-haine qui empoisonne leur existence, mais les rend formidables sur le plateau. Loin de l'image de rassurante rondeur qu'on lui colle encore parfois, Daniel Hanssens est teigneux à souhait. Sans pitié pour ses partenaires et ceux qui l'entourent, il peut assassiner chacun d'un simple mot. Face à lui, Rosalia Cuevas est irrésistible en vedette sur le retour, jouant les grandes dames des planches tout en se battant comme une diablesse pour s'imposer face à son partenaire.
A leurs côtés, Philippe Résimont campe un metteur en scène dépassé par les événements et tentant de survivre à l'ouragan déclenché par le duo, tandis que John Dobrynine manipule tout son monde en agent mielleux et faux derche. Quant aux trois jeunes comédiens jouant les techniciens du théâtre, ils sont eux aussi parfaitement dans le ton de bout en bout.
Mené tambour battant, le spectacle mis en scène par Daniel Hanssens s'avère d'une efficacité redoutable, et les rires succèdent aux rires durant toute la soirée. Un vrai divertissement, servi par une distribution en grande forme.
Le Soir - 15/12 2006
Le Soir - 15/12 2006
Balasko à la sauce Belge… Bien typés l’un comme l’autre, ils constituent le principal ressort de l’intrigue.Parviendront-ils à surmonter leurs rancoeurs et à jouer ensemble? Les deux comédiens font assaut d’agressivité et d’invectives (dont certaines ne sont pas piquées des vers…), tombent enfin dans les bras l’un de l’autre, pour se chamailler derechef? On rit,certes. La salle croula sous les rires et les applaudissements fusèrent à plusieurs reprises durant la première…
La libre Belgique - 15/12/2006
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