Les palmes de Monsieur Schutz (2004)
de Jean-Noël Fenwick
Pierre et Marie Curie vont découvrir successivement
la radioactivité, le radium et … l'amour.
Monsieur Schutz est le directeur de l'Ecole de Physique et Chimie de Paris et n'a qu'une idée en tête: obtenir à tout prix les palmes académiques. Celles-ci lui seront accordées si une nouvelle découverte est réalisée dans ses laboratoires. Parmi ses assistants, un savant distrait: un certain Pierre Curie. Pour l'aider dans ses recherches, Monsieur Schutz engage un volcan appelé Marie Sklodowska qui n'hésite pas à préparer une goulasch dans le laboratoire et des explosifs pour ses amis révolutionnaires polonais….
Résumé complet
Colette Sodoyer (Marie Curie), Laurant Renard (Pierre Curie)
Applaudissements, trépignements de satisfaction des spectateurs, la distribution réunie par le metteur en scène Jonathan Fox méritait l'enthousiasme ainsi manifesté en fin de soirée. Colette Sodoyer est une épatante Marie Curie, volontaire jusqu'à l'entêtement, passionnée comme la Polonaise qu'elle est, intelligente jusqu'à la ruse, avec un soupçon d'espièglerie et une féminité toute personnelle. La comédienne la fait réellement exister en scène.
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A la recherche de la lumière bleue
Le spectacle d'été du Karreveld conjugue histoire de la science et rire. On y redécouvre le radium et une femme épatante, Marie Curie, alias Colette Sodoyer.
Quatorze ans après sa création dans le théâtre privé parisien - sanctionnée par une pléthore de Molière -, la pièce de Jean-Noël Fenwick, «Les Palmes de M. Schutz», a fait le tour du monde (Chine comprise!) et a été transposée avec bonheur au cinéma par Claude Pinoteau en 1997, non sans avoir tenu l'affiche à Paris pendant six années d'affilée. C'est ce qu'on appelle un succès.
Exposer aux aléas du plein air cette comédie intimiste - tout se passe dans le laboratoire décati de l'Ecole de physique et de chimie de Paris où travaillent les savants - aux accents boulevardiers et au contenu attractif relevait de la gageure. Mission accomplie, cependant, pour l'équipe de Bulles Production, désormais bien rodée à la cour du château du Karreveld à Molenbeek, avec son charme et ses vicissitudes: ah ces concerts d'oiseaux exotiques sur la basse (quasi) continue des cargaisons volantes de vacanciers! Ils ne sont toutefois pas parvenus à faire pleuvoir sur la première, qui a… bien plu.
La vie au labo
Applaudissements, trépignements de satisfaction des spectateurs, la distribution réunie par le metteur en scène Jonathan Fox méritait l'enthousiasme ainsi manifesté en fin de soirée. Colette Sodoyer est une épatante Marie Curie, volontaire jusqu'à l'entêtement, passionnée comme la Polonaise qu'elle est, intelligente jusqu'à la ruse, avec un soupçon d'espièglerie et une féminité toute personnelle. La comédienne la fait réellement exister en scène. Le personnage de Pierre Curie campé par Laurent Renard s'avère d'une efficacité plus discrète, sorte de contrepoint à sa volcanique collègue et néanmoins épouse.
Un troisième larron hante quotidiennement le labo, Gustave Bémont, fils de petits commerçants, qui ne rêve que de faire fortune en déposant des brevets d'inventeur. Gérald Wauthia étaie de sa puissante nature ce personnage haut en couleur, antithèse dévoyée mais sympathique du très pur zèle scientifique de Pierre Curie. Sur trio improbable règne Rodolphe Schutz, directeur plus obsédé par les honneurs de la carrière que par les secrets de la nature. Crâne rasé, lunettes en tessons de bouteille et barbe trapue, Michel Hinderyckx en fait une figure tonitruante, sortie tout droit d'un album de Hergé ou de Tardi, qui mène à la schlague ses chercheurs, leur «coupant le charbon» en plein hiver pour stimuler leurs neurones.
Repartie et émotion
Et puis, il y a encore la délicieuse Françoise Oriane, nounou, cuisinière et bonne à tout faire au grand cœur de ce couple qui veille plus souvent sur ses alambics et ses appareils de mesure que sur sa progéniture. Incarnation du bon sens populaire, d'après «Les Palmes de M.Schutz», c'est elle qui met Marie Curie sur la piste du radium… On ne jurera pas que c'est historique, mais c'est pittoresque et drôle, en tout cas!
La recherche scientifique avec ses enjeux moraux, académiques et financiers, l'irruption de la femme dans ce monde très misogyne à la fin du XIXe siècle, l'ambition, l'amour, la famille, tous ces thèmes sont intelligemment brassés par ce spectacle familial, sans prétention mais non sans rigueur. Vive et pleine de reparties, l'écriture de Jean-Noël Fenwick - ici assortie de l'une ou l'autre saillie belgicaine - fait toujours mouche, jusqu'en ses roboratives verdeurs. Et il y a même de l'émotion quand, étreignant sa femme et considérant la luminescence bleutée du nouveau métal qu'ils ont précipité au fond d'une éprouvette, Pierre Curie s'enthousiasme sur les services que leur découverte va rendre à l'Humanité…
La Libre Belgique - 16/7/2004 - Philip Tirard
La Libre Belgique - 16/7/2004 - Philip Tirard

Si l'intrigue semble, de prime abord, n'être qu'un prétexte à de nombreux quiproquos, elle n'en possède pas moins une veine caricaturale du monde de la science d'une troublante vérité actuelle. Les longues heures peu reluisantes d'une recherche scientifique nécessairement aléatoire, le manque de moyens, la course aux publications... Tout y est passé à la moulinette, jusqu'au rôle de la femme dans cet océan d'obscénité qu'est la recherche masculine. Et un point pour Marie! Qui fut, rappelons-le, l'égale des plus grands physiciens modernes.
Lorsque le couple scientifique le plus célèbre (Colette Sodoyez et Laurent Renard, convaincants) tente de percer le secret de la radioactivité, cela donne forcément lieu à des scènes plutôt explosives, menaçant à tout moment de quelque destruction les décors soigneux du scénographe Xavier Rijs. De la dynamite cachée dans un buste de Louis Pasteur et destinée à la résistance polonaise, au breuvage anti-gueule de bois plus soûlant qu'une vodka bien frappée, cette comédie moderne n'est pas avare de trouvailles comiques.
En plus d'un Monsieur Schutz (Michel Hynderickx, acteur pilier de l'équipe du Karreveld) qui trépigne, éructe et rend la vie impossible à ses étudiants, d'autres personnages tout aussi rocambolesques gravitent autour des Curie : Gustave Bémont, dit Bichro (remarquable Gérald Wauthia), personnage hilarant toujours à la recherche de la dernière invention qui fera de lui un homme riche ; et Françoise Oriane, qui incarne la très provinciale Georgette, nounou ragoteuse et attachante de la fille des Curie.
Fidèle à la tradition d'un théâtre populaire accessible à tous, Bulles Productions a choisi, cette année, de mettre le cap sur le divertissement léger avec une portée didactique, comme nous l'explique le metteur en scène Jonathan Fox. Une leçon de science très agréable, il est vrai, que cette fantaisie historique. Bref, si tous les radium, uranium et E = mc² ne sont pour vous qu'un douloureux casse-tête chinois, allez donc chercher la lumière d'eurêka en plein air au Karreveld.·
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Le vaudeville en laboratoire
Il y a toujours un dur et un faible dans la mécanique d'un vaudeville. Au château du Karreveld, à Molenbeek, dans le cadre du festival « Bruxellons » (notre « MAD » de mercredi), la pièce de Jean-Noël Fenwick ne déroge pas à la règle, qui met en scène un jeune et timide étudiant, Pierre Curie, travaillant sous la coupe tyrannique d'un certain Monsieur Schutz, directeur ambitieux et sans pitié de l'Ecole de physique et chimie de Paris.
Costume noir et humeur toujours rouge, le professeur Schutz use de toutes les ruses possibles pour obtenir les très convoitées palmes académiques. Quand les méchantes coupures de charbon ne suffisent plus, il tente un dernier recours : une charmante et infatigable scientifique polonaise, censée aider Pierre Curie dans ses recherches.
Aussi agitée qu'un neutron dans un atome de radium, cette Marie Sklodowska va faire l'effet d'une bombe dans ce repaire de savants fous. Mais la chimie ne manquera évidemment pas d'opérer et, là où la science cherche encore, l'amour va trouver.
Lorsque le couple scientifique le plus célèbre (Colette Sodoyez et Laurent Renard, convaincants) tente de percer le secret de la radioactivité, cela donne forcément lieu à des scènes plutôt explosives, menaçant à tout moment de quelque destruction les décors soigneux du scénographe Xavier Rijs. De la dynamite cachée dans un buste de Louis Pasteur et destinée à la résistance polonaise, au breuvage anti-gueule de bois plus soûlant qu'une vodka bien frappée, cette comédie moderne n'est pas avare de trouvailles comiques.
En plus d'un Monsieur Schutz (Michel Hynderickx, acteur pilier de l'équipe du Karreveld) qui trépigne, éructe et rend la vie impossible à ses étudiants, d'autres personnages tout aussi rocambolesques gravitent autour des Curie : Gustave Bémont, dit Bichro (remarquable Gérald Wauthia), personnage hilarant toujours à la recherche de la dernière invention qui fera de lui un homme riche ; et Françoise Oriane, qui incarne la très provinciale Georgette, nounou ragoteuse et attachante de la fille des Curie.
A l'image du très pompeux recteur de l'Académie (Pierre Plume, autre figure familière du festival), ils assument tous avec entrain et allégresse un jeu vaudevillesque assez classique : quelques portes qui claquent (mais sans vraie férocité), quelques vulgarités, des effets toujours plus ou moins prévisibles. Rien de très novateur, juste un petit bonheur tout simple et un savant dosage d'humour.
Le monde de la sciencepassé à la moulinette
Si l'intrigue semble, de prime abord, n'être qu'un prétexte à de nombreux quiproquos, elle n'en possède pas moins une veine caricaturale du monde de la science d'une troublante vérité actuelle. Les longues heures peu reluisantes d'une recherche scientifique nécessairement aléatoire, le manque de moyens, la course aux publications... Tout y est passé à la moulinette, jusqu'au rôle de la femme dans cet océan d'obscénité qu'est la recherche masculine. Et un point pour Marie ! Qui fut, rappelons-le, l'égale des plus grands physiciens modernes.
Fidèle à la tradition d'un théâtre populaire accessible à tous, Bulles Productions a choisi, cette année, de mettre le cap sur le divertissement léger avec une portée didactique, comme nous l'explique le metteur en scène Jonathan Fox. Une leçon de science très agréable, il est vrai, que cette fantaisie historique. Bref, si tous les radium, uranium et E = mc² ne sont pour vous qu'un douloureux casse-tête chinois, allez donc chercher la lumière d'eurêka en plein air au Karreveld.·
Le Soir - 17/7/2004 - Catherine Makereel
Le Soir - 17/7/2004 - Catherine Makereel
Un spectacle joyeux, intelligent, plein de rythme et d’humour, doté d’un décor étonnant signé Xavier Rijs (dans ce contexte du Château du Karreveld) : une pièce du laboratoire où se trouvent multi appareils plus savants et plus abracadabrants les uns que les autres.
Les comédiens sont d’une vérité étonnante et d’un naturel très appréciable : Laurent Renard (Pierre Curie), Colette Sodoyez (Marie Curie), Françoise Oriane (Georgette), Gérard Wauthia (Gustave Bémont), Michel Hinderyckx (Monsieur Schutz) et Pierre Plume (le recteur).
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Brillante mise en scène de Jonathan Fox
Monsieur Schutz est le directeur de l’Ecole de Physique et Chimie de Paris et n’a qu’une idée en tête : obtenir à tout prix les palmes académiques. Celles-ci lui seront accordées si une nouvelle découverte est réalisée dans ses laboratoires.
Parmi ses assistants, un savant distrait : Pierre Curie. Pour l’aider dans ses recherches, Monsieur Schutz engage une jeune femme polonaise, véritable volcan, appelée Marie Sklodowska qui n’hésite pas à préparer une goulasch dans le laboratoire et des explosifs pour ses amis révolutionnaires polonais…
Ceci est le départ d’une grande aventure à la fois scientifique et amoureuse. C’est la magnifique rencontre de Pierre et Marie Curie, couple de légende.
Nous les suivons dans leurs nombreuses recherches qui aboutiront sur la découverte du radium.
Marie : C’est fantastique ! Mais alors ce métal à l’état de trace serait tellement radioactif qu’il faudrait l’appeler…le radioactum!
Un texte concis enrobé de termes scientifiques, très intéressants à retrouver ou mieux à découvrir.
D’autres personnages sillonnent autour du couple mythique : Georgette, une solide fille à l’air réjoui et déterminé, qui est en quelque sorte une espèce de bonne passionnée par cet homme qu’est Pierre. Gustave Bémont , employé comme Pierre chez M.Rodolphe Schutz. Et le recteur de Clausat.
Un spectacle joyeux, intelligent, plein de rythme et d’humour, doté d’un décor étonnant signé Xavier Rijs (dans ce contexte du Château du Karreveld) : une pièce du laboratoire où se trouvent multi appareils plus savants et plus abracadabrants les uns que les autres.
Marie : J’ai cette roche qui vient d’Autriche appelée«pechblende » qui contient un peu d’uranium et beaucoup de cailloux, disons…et qui, à poids égal, est plus radioactif que de l’uranium pur ! Pas en physique ! Et ce n’est pas de la chimie !!!
Pierre : Tu as vérifié ?
Marie : Non mais…
Pierre : On peut aisément le vérifier. Nous avons des résidus de pechblende dont tu as extrait tout l’uranium. Si , à poids égal , ce résidu est plus radioactif que de l’uranium, c’est une preuve.
Les comédiens sont d’une vérité étonnante et d’un naturel très appréciable : Laurent Renard (Pierre Curie) , Colette Sodoyez(Marie Curie) , Françoise Oriane ( Georgette) , Gérard Wauthia (Gustave Bémont) , Michel Hinderyckx ( Monsieur Schutz) et Pierre Plume ( le recteur)
Cinemaniacs - 7/2004 - Roger Simons
Cinemaniacs - 7/2004 - Roger Simons

Michel Hinderyckx est un Monsieur Schutz parfait de suffisance, directeur sadique soucieux de sa carrière, flanqué d'un recteur incompétent (Pierre Plume), qui chez Hergé serait grand consommateur de caramels mous.
Le public frémit de voir la nounou (savoureuse Françoise Orianne) porter la petite Irène (future grande scientifique) au milieu de kilos d'uranium…. On reste pantois devant le polonais de Colette Sodoyer qui sur scène a le charme, la trempe et à la vivacité d'esprit de Marie Curie. On savoure la transformation du génie français mal dégrossi Pierre Curie, sous les traits (y compris de vodka) de Laurent Renard. Et la bonhomie, l'appétit de vivre de Bichrome (Gerald Wauthia).
Rayonnante cela va de soi, irradiante comme de juste, effervescente, on l'imagine, cette comédie devrait ravir les chercheurs du FNRS et du CNRS réunis tout autant que le public, conquis par ce spectacle familial joue dans un esprit de proximité, de tréteaux.
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Une comédie irradiante et lumineuse
LE LABORATOIRE de l'Académie des sciences dirigé par Monsieur Schutz sent «les fonds de sandales». II ne va tarder à fleurer bon le goulasch à la polonaise. C'est là que travaille, dans des conditions aussi chiches que spartiates, Pierre Curie, jeune chercheur intègre, tout dévoué à la science, entre un poêle à charbon vide, deux tabourets et un potentiomètre. Là que sera découverte la radioactivité. Mais pour l'heure la seule pression qui pèse sur les épaules de Pierre Curie et de son collègue Bémont — dit Bichrome à cause de la couleur dépareillée de sa chevelure et de sa barbiche — est de découvrir quelque chose, peu Importe quoi, qui puisse valoir ä Schutz les palmes de l'Académie.
Dans le décor de Xavier Rijs, stylisant parfaitement les anciennes verrières ternes des labos confinés, Laurent Renard (Pierre Curie) arrive emmitouflé, nous sommes en plein hiver, suivi par Bichrome (Gerald Wauthia), son contraire, moins féru de recherches pures que de sciences appliquées, sonnantes et trébuchantes. Malgré l'amitié, la tension est perceptible entre ces deux conceptions des vertus du positivisme, et voilà qu'on leur colle une étudiante polo¬naise, fagotée comme une vieille fille et baragouinant mal le français, une Marie (Colette Sodoyer) au nom imprononçable. Mais hyper douée. Sur ce fond historique, reprenant les vraies personnalités des protagonistes, Jean-Noël Fenwick compose une comédie enlevée, tout en fraîcheur et en drôlerie. Sur le mode du gai savoir, le public perçoit entre deux rires des questions fondamentales, sur la notion de progrès et de ses dérives, sur l'indépendance de la recherche, sa résistance à l'obligation de servir des desseins commerciaux, d'autres encore sur la précarité de sa condition, la relativité du savoir sans cesse remis sur le métier à la lumière de nouvelles découvertes.... Et surtout, le plaisir des spéculations intellectuelles. Récompensée à sa création en 1990 à Paris par onze nominations aux Molière, la pièce, montée cette fois par Jonathan Fox avec une belle distribution, ravit sur tous les plans. Michel Hinderyckx est un Monsieur Schutz parfait de suffisance, directeur sadique soucieux de sa carrière, flanqué d'un recteur incompétent (Pierre Plume), qui chez Hergé serait grand consommateur de caramels mous.
Par la grâce de la forte personnalité de Marie, Pierre Curie découvrira pêle-mêle l'amour, les propriétés de l'uranium, la résistance, les joies du vélo et la paternité. Le public frémit de voir la nounou (savoureuse Françoise Orianne) porter la petite Irène (future grande scientifique) au milieu de kilos d'uranium…. On reste pantois devant le polonais de Colette Sodoyer qui sur scène a le charme, la trempe et à la vivacité d'esprit de Marie Curie. On savoure la transformation du génie français mal dégrossi Pierre Curie, sous les traits (y compris de vodka) de Laurent Renard. Et la bonhomie, l'appétit de vivre de Bichrome (Gerald Wauthia). Rayonnante cela va de soi, irradiante comme de juste, effervescente, on l'imagine, cette comédie devrait ravir les chercheurs du FNRS et du CNRS réunis tout autant que le public, conquis par ce spectacle familial joue dans un esprit de proximité, de tréteaux.
L'Echo - 29/7/2004 - Sophie Creuz
L'Echo - 29/7/2004 - Sophie Creuz
Rien encore sur ce spectacle
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Le 21 avril 1995, les cendres de Marie Curie et de son époux, Pierre ont été transférées au Panthéon ( Basilique Sainte Geneviève), aux côtés de l'écrivain Victor Hugo, de l'homme politique Jean Jaurès et du résistant Jean Moulin.
Suite
Frédéric prépara le concours d'entrée à l'Ecole de physique et chimie où Pierre Curie avait enseigné et où les Curie avaient découvert le polonium et le radium. Paul Langevin en était alors le directeur des études. Frédéric est reçu en 1919, mais la maladie l'obligea aussitôt à interrompre ses études. Il les reprit l'année suivante, et eut pour camarade de promotion Pierre Biquard, qui deviendra son meilleur ami. Il choisit d'abord l'option chimie, puis, à la dernière minute, il opta pour la physique, ce qui fit dire à Gustave Bémont, celui qui, avec les Curie, isola le radium : " voici le physicien deuxième cuvée " (Pierre Biquard). Il sortit de l'Ecole major de sa promotion et effectua un stage dans une aciérie du Luxembourg. Il partit pour le service militaire et, peu avant la fin de son temps, il fut présenté, par Paul Langevin, à Marie Curie qui l'engagea immédiatement comme préparateur particulier à l'Institut du Radium, en décembre 1924.
Suite
Permettez-moi d'abord de vous dire que je suis heureux de parler aujourd'hui devant l'Académie des Sciences qui nous a fait, à Mme Curie et à moi, le très grand honneur de nous décerner un prix Nobel. Nous avons aussi des excuses à vous adresser pour avoir tant tardé, pour des raisons indépendantes de notre volonté, à vous rendre visite à Stockholm.
Suite
«En renonçant à l'exploitation de notre découverte, nous avons renoncé à la fortune qui aurait pu, après nous, être transmise à nos enfants. J'ai souvent dû défendre nos conceptions auprès de nos amis qui prétendaient, non sans raison valable, que si nous avions garanti nos droits, nous aurions conquis les moyens financiers nécessaires à la création d'un Institut du Radium satisfaisant.
Mais je demeure convaincue que nous avons eu raison d'agir ainsi.
L'humanité a certainement besoin d'hommes pratiques qui tirent le maximum de leur travail sans oublier le bien général, sauvegardant leurs propres intérêts.
Mais elle a besoin aussi de rêveurs pour qui les prolongements désintéressés d'une entreprise sont si captivants qu'il leur devient impossible de consacrer des soins à leurs propres bénéfices matériels.
Peut-être ces rêveurs ne méritent-ils pas la richesse: toutefois une société bien organisée devrait assurer à ses travailleurs les moyens efficaces d'accomplir leur tâche dans une vie débarrassée des soucis matériels et librement consacrée au service de la recherche scientifique.»
Marie Curie
