Pour qui tu te prends?
de Patrice Mincke
S'ils avaient le choix, les spermatozoïdes courraient-ils en frétillant vers l'ovule ?
Partant du postulat que les spermato-zoïdes aussi ont le droit de savoir, l'au-teur décide de leur montrer avec franchi-se la vie qui leur est destinée.
C'est ainsi que Colin, futur homme, verra défiler les moments les plus hauts en couleur de son existence prochaine: les rêves de son enfance, les révoltes de son adolescence et les compromissions de son adultance, ses amitiés et son amour, il connaîtra tout et pourra choisir en connaissance de cause.
Par touches délicates et pertinentes, par l'ironie, le rire et la tendresse, "Pour qui tu te prends" retrace simplement l'histoire d'une vie dans la société de demain, de ses joies, de ses désillusions, de cette solitude qui nous serre parfois le cœur au milieu de la foule.
| CREATEURS | |
| Auteur | Patrice Mincke |
| Mise en scène | Martine Willequet |
| Décor sonore | Laurent Beumier |
| AVEC | |
| Patrice Mincke | |
| Une production Alter Ego | |
Patrice Mincke passe avec aisance d'un personnage à l'autre. Tous aussi efficacement joué que brossé dans la mise en scène de Martine Willequet.
Une attitude, un geste pour en dire plus que les mots et voir le père coincé avec son fils, le genre « cavalier » d'un policier... Le comédien est un tendre. S'il nous fait rire en croquant ces multiples individus , il cherche avant tout à nous en montrer l'humanité, leur générosité, leurs failles, leurs maladresses. Il ne se cantonne pas à l'entourage.
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Tel père, tel fils ?
Des angoisses, on en a tous peu ou prou. Pour se débarrasser de celle de rater son môme, Patrice Mincke s'est mis dans la peau d'un spermatozoïde. Ce dernier hésite. Qu'adviendra-t-il de son union avec une ovule ? Pour en savoir plus sur ce futur : une machine à avancer dans le temps. Voilà quelques moments de la vie de Colin, pour le convaincre ou pas de le faire ce petit être.
Quatre ans, huit ans, quinze ans, vingt-huit ans, quelques âges de la vie pour dessiner un environnement. Un papy-baby sitter qui s'installe à la maison, le fidèle copain Cédric à l'accent du terroir pour le réconfort et d'autres perspectives, une mère absente, rappelée au bureau le jour de la communion, un père qui, se laissant envahir par son boulot, oublie de prendre du temps pour son fiston...Quel adulte deviendra Colin, petit garçon myope et romantique, épris de Céline ?
Patrice Mincke passe avec aisance d'un personnage à l'autre. Tous aussi efficacement joué que brossé dans la mise en scène de Martine Willequet.
Une attitude, un geste pour en dire plus que les mots et voir le père coincé avec son fils, le genre « cavalier » d'un policier… Le comédien est un tendre. S'il nous fait rire en croquant ces multiples individus , il cherche avant tout à nous en montrer l'humanité, leur générosité, leurs failles, leurs maladresses. Il ne se cantonne pas à l'entourage.
Une pub qui reprend la voix du dernier interlocuteur au vidéophone, une pizza à la vraie viande, des entretiens d'embauche avec test d'ADN, des « virtual girls » pour toute compagnie… l'acteur propose une vision de la marche de la société à travers ces quelques inquiétantes intrusions. Sans chercher à donner de leçon. Patrice Mincke se met en garde comme il nous pousse à réfléchir. Il nous encourage à prendre le temps de vivre avec les gens qu'on aime, à regarder grandir nos gosses, à être attentif à ce qu'on transmet dans l'éducation.
Il nous rappelle de ne pas oublier l'enfant qu'on a été, les promesses qu'on s'est faites. En prenant bien soin de rigoler, sans longueur, il varie les atmosphères soit par petites touches ou au contraire, allant vers la caricature. Il partage son plaisir et ses gamineries comme celles de proposer «Star wars» en version wallonne, de mettre une musique de gilles pour une farandole. Une façon de nous entraîner à faire un petit tour dans cette histoire.
Le Soir - 26/3/2002 - Janine Dath
Le Soir - 26/3/2002 - Janine Dath
La croyance dit que l'on revoit le film de sa vie quelques instants avant de la quitter... Le contraire est aussi vrai. On peut voir sa vie avant même d'y avoir mis un pied. La preuve par ce one-man show dans lequel Patrice Mincke anticipe l'existence de Colin, futur homme qui, à ce stade de l'histoire (le début!), n'en est pas encore bien loin dans sa bio puisqu'il n'avance qu'en remuant de la queue, c'est-à-dire en spermatozoïde. Sans doute poussé par ses nouvelles responsabilités de jeune père, Mincke prévient Colin: il n'aura rien sans rien, vivre est un métier et tout le boulot reste à faire ici s'il décide d'y venir…
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Echographie d'une vie
La croyance dit que l'on revoit le film de sa vie quelques instants avant de la quitter... Le contraire est aussi vrai. On peut voir sa vie avant même d'y avoir mis un pied. La preuve par ce one-man show dans lequel Patrice Mincke anticipe l'existence de Colin, futur homme qui, à ce stade de l'histoire (le début!), n'en est pas encore bien loin dans sa bio puisqu'il n'avance qu'en remuant de la queue, c'est-à-dire en spermatozoïde. Sans doute poussé par ses nouvelles responsabilités de jeune père, Mincke prévient Colin: il n'aura rien sans rien, vivre est un métier et tout le boulot reste à faire ici s'il décide d'y venir...
Mais même si la tâche, parfois, effraie Colin, il semble que tout s'annonce bien pour lui, dans un destin dont les gros dossiers à surmonter se résumeront à une petite fiancée un peu trop indifférente, un divorce de parents, une dispute avec un ami et une fugue de grand-père - autant dire le minimum syndical de l'épine dans le pied. C'est donc à la chronique d'une vie de garçon annoncée à laquelle on est convié, Colin accroché au col de sa mère observant défiler les grandes étapes d'une existence qui, de toute évidence, sera la sienne. C'est Martine Willequet qui signe la mise en scène de ce joli spectacle- échographie qui, c'est rare, fouille dans l'intimité de la paternité et remonte à l'origine de la fabrication des mecs, sans éviter d'évoquer le meilleur du macho qui veille en eux : leurs faiblesses. Il y a des trouvailles dans le jeu et dans le texte de Mincke qui brille plus encore par sa sincérité. C'est marrant, c'est émouvant et c'est à voir entre futurs papas.
Mosquito - 2/4/2003
Mosquito - 2/4/2003
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A vingt-huit ans, le comédien Patrice Mincke crée son premier solo à la Samaritaine. En privilégiant le rire, il nous fait part avec « Pour qui tu te prends » de ses questions de futur père.
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