Josephina

de Sandrine Heyraud & Sicaire Heyraud

Mise en scène de Sandrine Heyraud et Sicaire Heyraud
Une production de la Cie Chaliwaté et MTP memap
1 représentation ▪ 22 juillet 2015

Jeux de mots et de gestes
autour d'une absente omniprésente … Josephina

Récompensé par trois coups de cœur lors du Festival Vue sur la Relève à Montréal au Québec en avril 2009, élu Meilleur spectacle au Festival International de Théâtre Nuevo Leon à Monterrey au Mexique en Août 2011, a reçu le Prix du Public à la Foire Internationale de Théâtre et de Danse de Huesca en Espagne en octobre 2012 et a été nominé au Prix de la critique 2013 en Belgique dans la catégorie « Découverte ». Après une tournée dans une dizaine de pays dont l’Argentine, la Bolivie, le Mexique, le Canada, l’Espagne, la France, la Belgique, la Suisse, le Danemark, l’Italie, les Pays-Bas, la Roumanie et la Turquie, "Josephina" pose ses valises au Festival Bruxellons! Pour une représentation exceptionnelle.

Voici l’histoire d’Alfredo, un homme qui vit seul dans son petit appartement.
Seul?
Il est pourtant accompagné constamment par Joséphina. Un personnage «fantôme», qui le soutient lorsqu’il s’endort sur sa chaise haute, remue son café, coupe son basilic ou tourne les pages de son livre.
Souvenirs, mémoires, rêves...
Le passé semble resurgir.

Résumé complet

 


CREATEURS
AuteurSandrine Heyraud 
AuteurSicaire Durieux 
Mise en scèneSandrine Heyraud 
Mise en scèneSicaire Durieux 
DécorKarine Galarneau 
DécorThiebault Vanden Steen 
LumièreFrédérick Gravel 
LumièreJérôme Dejean 
AVEC
Sandrine Heyraud 
Sicaire Durieux 
Une production de la Cie ChaliWaté
On en ressort l’imaginaire tout revigoré et l’envie de vivre, à notre tour, l’amour comme une danse enflammée. – Le Soir

Au fil des partitions physiques, à demi-mot et à demi-geste, des fragments de vie et d’intimité sont dévoilés. Empreintes gestuelles et traces sonores s’entremêlent cherchant à révéler le fin mot de l’histoire...
Un spectacle comme on n’en voit trop rarement!
Un spectacle ludique et poétique!

Un spectacle qui nous fait rêver et entraîne notre imaginaire.


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Un vrai bonheur, un cadeau, que ce spectacle!

Au travers de jeux de mots et de gestes , d’ellipses et d’indices , une absente omniprésente:
JOSEPHINA occupe l’espace.
Que s’est-il passé trois mois plus tôt?
Au fil des partitions physiques, à demi-mot et à demi-geste , des fragments de vie et d’intimité sont dévoilés Empreintes gestuelles et traces sonores s’entremêlent cherchant à révéler le fin mot de l’histoire...

Un spectacle comme on n’en voit trop rarement!
Un spectacle ludique et poétique!
Un spectacle qui nous fait rêver et entraîne notre imaginaire.


Je laisse la parole et...les gestes à Sicaire Durieux et Sandrine Heyraud , un couple de jeunes artistes belges, auteurs , metteurs en scène et interprètes de ce spectacle hors série .
Sicaire: Dans notre spectacle, un homme et une femme se croisent curieusement. Du flash back au cauchemar, des souvenirs épars aux désirs obsédants, le spectateur est libre de reconstituer le puzzle d’une relation rêvée ou passée, l’histoire d’un couple brisé ou idéalisé.
Sandrine: Entre les empreintes fugaces et le fantasme, le geste et parfois la parole cohabitent intimement au point de créer des croisements et des glissements poétiques, des renversements de sens burlesques et des tableaux corporels d’un puissant impact visuel.
Sicaire: Le texte – limité au possible – vient ainsi détourner le mouvement et vice versa.
A travers ce dialogue entre le geste et la parole, la cage visuelle du texte trouve alors une résonance à la fois physique et poétique dans le corps de l’acteur mime.

JOSEPHINA
Un spectacle multiple où interviennent plusieurs disciplines artistiques : le théâtre, la danse contemporaine, le jeu clownesque, le mime où l’on sent les griffes d’Etienne Decroux , Marcel Marceau et Jacques Lecoq.
Est-ce qu’en ajoutant la parole, on enlèverait ce qui fait la spécificité du mime, ce qui le rend singulier ?
Sicaire: Cette question a été à l’origine du processus de création de JOSEPHINA.
C’est notre deuxième spectacle qui s’adresse à tout public et propose un jeu subtil entre la parole et l’expression du corps.
Sandrine: De situations quotidiennes aux tableaux surréalistes en passant par l’illustration et l’abstraction, les glissements de registres s’effectuent de manière à expérimenter diverses approches du corps en lien avec le texte.
Sicaire: Des textes d’auteurs contemporains tels que Xavier Durringer , Gao Xingjian , Henri Michaux.

Touchant, tendre et juste du premier au dernier mouvement.
Un dernier mouvement catastrophique dont je vous laisse la surprise.
UN VRAI BONHEUR - UN CADEAU - QUE CE SPECTACLE!

Ils ont beaucoup de talent ces deux jeunes artistes qui ont créé la Compagnie « CHALIWATE » en 2005, une compagnie qui a pour but de promouvoir les arts du mime sous toutes ses formes: spectacles, stages , conférences.

Ils tournent dans le monde entier avec ce spectacle génial, c’est le moins que l’on puisse dire.
Ils enseignent leur savoir faire spécifiques du mime partout: universités, écoles de théâtre!
En plus d’un immense talent, ils sont terriblement sympathiques tous les deux!


J’ai tout de même un reproche à leur faire : leur spectacle est trop court – une heure seulement – alors que nous sommes, nous les spectateurs , envoûtés , enchantés, perdus dans notre imaginaire! C’est un spectacle que l’on a l’envie de revoir sitôt terminé.

Avec mes remerciements en mots mais en gestes surtout, avec des petits bouts de mime à la façon de Chaplin, Baptiste Deburau, Jean-Louis Barrault, Buster Keaton, Raymond Devos, Adam Darius et Marcel Marceau bien sûr !

Roger Simons – Les feux de la rampe – Mars 2013

Roger Simons – Les feux de la rampe – Mars 2013

Lorsqu’on m’a proposé d’aller voir du théâtre gestuel, j’ai eu un petit doute... Erreur!
Récompensée au Canada, au Mexique et en Espagne, cette création nous prend par la main pour une heure d’émerveillement et ses auteurs-metteurs en scène-interprètes, Sicaire Durieux et Sandrine Heyraud, méritent amplement le voyage !

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Une heure d’émerveillement

Lorsqu’on m’a proposé d’aller voir du théâtre gestuel, j’ai eu un petit doute... Erreur!
Pour moi, théâtre gestuel cela évoque d’abord le mime, ensuite, je ne sais pas pour- quoi, des contorsions, des corps qui souffrent, une sorte d’installation humaine contemporaine. Et j’avoue que je ne suis pas grande fan de ce genre de prestations...
A peine entamé, ce spectacle me surprend: je souris d’abord puis j’éclate de rire; la salle m’accompagne, l’ambiance s’installe! Des tableaux corporels se succèdent, échos visuels d’une relation que l’on devine entre les deux protagonistes. Que l’on devine ou que l’on invente... Des trouvailles scéniques, des «acrobaties», des pieds- de-nez à la gravité...qui racontent une histoire, celle du couple qui évolue sous nos yeux.
J’ai souvent emmené mes enfants voir des spectacles jeune public et j’ai toujours regretté que les adultes ne bénéficient pas de cette inventivité, de cette créativité, de cette douce poésie qui baigne leur univers. Avec «Joséphina», c’est chose faite!
Récompensée au Canada, au Mexique et en Espagne, cette création nous prend par la main pour une heure d’émerveillement et ses auteurs-metteurs en scène-interprètes, Sicaire Durieux et Sandrine Heyraud, méritent amplement le voyage!

Marjorie — Femmes d’aujourd’hui (Le Blog de Marjorie) — Mars 2013

Marjorie — Femmes d’aujourd’hui (Le Blog de Marjorie) — Mars 2013

Le charme latino de Joséphina. On ne parle que d’elle, cette Joséphina qui, sur fond de tango, danse et joue l’amour raté ou revisité. Joséphina. Tout un roman déjà.
Burlesque et poésie sont de la partie. Bruit sourd et lourd. Jeté, chassé, croisé, lancé Les artistes partent dans tous les sens en une accélération avant de ralentir ensuite. C’est à la fois beau, touchant, tendre et juste du premier au dernier mouvement

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Un spectacle multiprimé qui, enfin, nous revient.

Le charme latino de Joséphina. On ne parle que d’elle, cette Joséphina qui, sur fond de tango, danse et joue l’amour raté ou revisité. Joséphina. Tout un roman déjà. Un spectacle multiprimé au Canada, en Amérique du Sud, en Espagne et qui, enfin, nous revient.

Sur quoi, sur qui pleure Afredro ? Sur ces oignons qu’il coupe consciencieusement ou sur son amour perdu?

Une main surgie de derrière sèche ses larmes. Son chapeau se soulève, par magie. La main revient. Joséphina n’est jamais loin. Sur scène, un appartement joyeusement bordélique, meuble de bois, poivrons séchés, miroir bancal et vieux pick-up. La musique grésille. La Llohoona envoûte la salle. Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux entament leurs premiers pas de danse, puis se chamaillent déjà, étonnent, surprennent, multiplient les figures lentes, bras et jambes surviennent d’où on ne les attend pas, le nombril devient judas, le bras se transforme en porte avant de redevenir celui d’une femme trop aimée. Plus loin, elle deviendra guitare dans un subtil processus de détournement de corps.

Burlesque et poésie sont de la partie. Bruit sourd et lourd. Jeté, chassé, croisé, lancé Les artistes partent dans tous les sens en une accélération avant de ralentir ensuite. C’est à la fois beau, touchant, tendre et juste du premier au dernier mouvement. S’agit-il pour autant de danse ou de théâtre gestuel ? Un mélange des deux concocté par deux artistes qui sont passés par l’école du mime, celle de Marceau mais aussi de Lecoq et de Etienne Decroux et qui ont obtenu une aide à la création grâce au secteur du cirque. Ils ne se présentent pas comme des mimes pour autant en raison des clichés véhiculés par le genre, par ailleurs fascinant. Loin d’être poudrés et figés, leurs visages se plissent et se lissent sans cesse. Ces deux-là, bourrés de talent, séduisent en un instant par leur présence, la grâce de leur humilité et leur générosité. Le troublant « Plume » d’Henri Michaux, un extrait du « Somnambule » de Gao Xingjan qui disserte avec délice sur la symbolique d’une chaussure de femme et ces « Histoires d’Hommes » de Xavier Durringer où les gens perdus se retrouvent dans « un caramel, un nuage, une herbe humide ou une goutte de rosée » ponctuent cette « Joséphina » où le silence le dispute à la parole dansée et aux chansons lancinantes de Lila Downs, la chanteuse du film de Frida Khalo et de Chavela Vargas.

a compagnie Chaliwaté – ce qui, au Ghana signifie, « viens mon ami, ma sœur, sors tes tongs et on part sur la route ensemble » – a parcouru le monde entier en remportant le même succès que ce soit au Mexique, au Canada, en Roumanie, en Espagne ou en Turquie avant de s’envoler bientôt vers l’Italie, la Bolivie et la Nouvelle-Calédonie. Entretemps, la compagnie, fondée en 2005, a créé « Ilô », spectacle jeune public et véritable coup de cœur, présent aux Doms à Avignon cet été et vu par 488 programmateurs. Soit une tournée de deux ans en pespective et en parallèle avec celle de « Joséphina » que tout le monde veut désormais découvrir. Les jeunes artistes s’octroient malgré tout un petit répit pour assurer leur « Jetlag », prochain projet à l’ardoise. Une belle histoire en ces temps contrariés. »

Laurence Bertels (La Libre Belgique)

Laurence Bertels (La Libre Belgique)

Théâtre Jean Vilar: Joséphina clôture en beauté la saison
On s’offre une parenthèse de bonheur artistique dont on se souviendra… longtemps!
On n’oubliera pas notamment deux moments émouvants: l’heure du tango argentin où fantaisie, personnalité et harmonie battent dans les veines de ce couple amoureux ou encore la scène des souvenirs où le geste raconte des bribes d’intimité par ellipses .

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Un moment magique de théâtre porté par la grâce

La compagnie Chaliwaté et ses deux auteurs, metteurs en scène et interprètes, Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux, ont éveillé les sens du théâtre Jean Vilar, hier soir, qui affichait salle comble.
Le bouche à oreille, sans doute, a eu raison des derniers sièges disponibles tellement ce spectacle de théâtre gestuel ne manque pas de qualités délicieuses. D’abord, invitation pour les premiers rangs à profiter des effluves chaleureuses du café, à inhaler l’odeur du basilic frais et de l’oignon tout juste découpés. Hommage au corps aussi et au toucher car ce duo charmant utilise la danse et le cirque pour nous présenter l’histoire extra-ORDINAIRE d’un couple espagnol qui se déchire, se sépare, regrette, se retrouve, s’enlace avec une énergie communicative.

On n’oubliera pas notamment deux moments émouvants: l’heure du tango argentin où fantaisie, personnalité et harmonie battent dans les veines de ce couple amoureux ou encore la scène des souvenirs où le geste raconte des bribes d’intimité par ellipses . Poétique, pétri d’humour tendre mais aussi de nostalgie, on se croirait presque dans un scénario de Woody Allen dirigé par Pedro Almodovar dans ce portrait d’un jeune lecteur en proie à des affres tragi-comiques. Plaisir enfin des tympans qui jouissent de musiques fort judicieusement choisies qui égrènent les partitions physiques d’Alfredo et Joséphina.

«Est-ce qu’en ajoutant la parole, on enlèverait ce qui fait la spécificité de l’art du mime, ce qui le rend justement si singulier?», une question qui fut à l’origine du processus de création de Joséphina. Accompagnés de textes contemporains de Xavier Durringer, Gao Xingjian ou Henri Michaux, le corps est un compagnon à tout dire, autant objet que sujet, jouant l’absence autant que la présence. Si Alfredo occupe son appartement, l’absente omniprésente, Joséphina la tant aimée, s’approprie peu à peu l’espace elle aussi et devient un compagnon de jeu qui fait corps avec le corps d’Alfredo. Un moment magique de théâtre porté par la grâce d’un pied de femme serti dans une chaussure à talons rouge, en- cadré d’émotions tendres et de pulsions de vie exaltantes, coloré d’espièglerie féminine et de désirs sensuels... Ludique et poétique, avec cette balade au cœur de l’amour à cheval sur des émotions simples et sous l’influence des grands maîtres du mime que sont Marcel Marceau, Etienne Decroux et Jacques Lecoq, on s’offre une parenthèse de bonheur artistique dont on se souviendra… longtemps!

Julie Cadilhac — Bscnews.fr (Montpellier, France) — Mai 2011

Julie Cadilhac — Bscnews.fr (Montpellier, France) — Mai 2011

Les paroles, simples et précises, se mettent au service du geste.
Depuis 2005, la Cie Chaliwaté s’appuie sur les grands maîtres du mime – Etienne Decroux, Marcel Marceau et Jacques Lecoq – pour développer ses créations.

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Un spectacle drôle et poétique où le temps se suspend

La Cie Chaliwaté s’empare de l’Echandole pour deux représentations.
Son style? Le théâtre gestuel
Ils se situent à la croisée des chemins, Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux. Auteurs, metteurs en scène et interprètes, les deux artistes mêlent mime et théâtre dans Joséphina. Un spectacle drôle et poétique où le temps se suspend, le duo emportant le spectateur dans son monde magique au son chaud de la musique espagnole.
Le jeu subtil entre paroles et corps qu’ils développent s’appuie sur des textes d’auteurs contemporains tels que Xavier Durringer, Gao Xingjian et Henri Michaux. Les paroles, simples et précises, se mettent au service du geste. Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux montrent plutôt qu’ils démontrent. Ils racontent l’histoire d’Alfredo, un homme qui vit seul dans son petit appartement. Seul? Il est pourtant accompagné constamment par Joséphina. Un personnage «fantôme», qui le soutient lorsqu’il s’endort sur sa chaise haute, remue son café, coupe son basilic ou tourne les pages de son livre. Souvenirs, mémoires, rêves... Le passé semble resurgir. Depuis 2005, la Cie Chaliwaté s’appuie sur les grands maîtres du mime – Etienne Decroux, Marcel Marceau et Jacques Lecoq – pour développer ses créations.
Leur point de départ?
«ne exploration qui s’effectue aussi bien sur les principes de jeu propres aux arts du mime comme la métamorphose, le détournement d’objet, la symbolisation, décrivent-ils, que sur le croisement de cette pratique avec d’autres formes scéniques.»

Céline Rochat — 24h.ch (Yverdon-les-Bains, Suisse) — Avril 2011

Céline Rochat — 24h.ch (Yverdon-les-Bains, Suisse) — Avril 2011

Un style tout à fait personnel, surprenant, unique
Après «Ilö», programmé au Théâtre des Doms d’Avignon et qui continue une belle carrière, «Josephina»
est la deuxième création de la jeune compagnie ChaliWaté (terme ghanéen résumé par la notion de «partir ensemble sur la route»). Elle a été créée en 2005. S’adressant à tous les publics, «Josephina» a déjà beaucoup tourné, récoltant au passage de nombreux prix au Québec, au Mexique, en Espagne et, après la présente pause-retour au pays natal, le spectacle repart faire son tour du monde entre Bolivie et Ecosse…

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Un corps à corps pour sublimer une relation amoureuse

Dans son petit studio encombré d’objets et ustensiles variés, un homme est seul, occupé à des tâches ménagères...
Seul, vraiment?
Des détails incongrus viennent perturber son quotidien tranquille.
Tranquille, vraiment?
Cet homme a quelque chose qui l’obsède. Quelque chose ou quelqu’un?
Peu à peu, comme des indices sur une scène de crime, on relèvera des traces, et avec quelques flash-back, on remettra les pièces d’un puzzle en place et on devinera ce qui s’est passé dans la vie de cet homme, de son couple: Alfredo et Josephina...
Elle s’était montrée sous la forme d’un bras ou d’une chaussure, la voici toute entière à présent et ils s’enlacent, dansent sur le son éraillé d’un vieux pick-up ou, aussi, évoluent de manière étrange...

Par des extraits de «Plume» de Michaux, du «Somnambule» de Gao Xingjian ou de «Histoires d’hommes» de Durringer..., le texte est présent mais en modestes proportions, entrant parfois en collision avec la gestuelle. Car ce sont non seulement les corps, jouant parfois aux objets, mais les objets mêmes qui s’expriment majoritairement.
Ils le font d’une manière tout à fait originale, inattendue et détournée parfois, comme s’ils étaient dotés de vie... « Objets inanimés avez-vous donc une âme » ? Mais non, point de Lamartine ici, ni de romantisme, l’amour de cet homme pour cette femme, c’est de la passion, une passion qui serait allée jusqu’au drame, et qui torture encore Alfredo.
Les corps si souples, étroitement unis des deux amants (avec tendresse, avec violence) sont ceux de deux comédiens-danseurs; leur gestuelle et leurs mouvements sont ceux de comédiens-mimes. Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux font mieux que camper des personnages, ils en dessinent les caractères en mille détails précis.
Et les sons : musiques, voix, mots, comme les silences éloquents, contribuent à former un bel objet théâtral à nul autre pareil car la forme est un mélange raffiné qui tient du mime, de la pantomime, de la danse....
Poésie, mystère, burlesque se mêlent sur un fond latino et pour cette fois, on parlera, vraiment, d’ambiance surréaliste ! Ainsi chaque spectateur aura l’occasion de se (re)construire une histoire, à moins qu’il n’ait été entraîné bien loin dans une balade onirique...
Un style tout à fait personnel, surprenant, unique
Après «Ilö», programmé au Théâtre des Doms d’Avignon et qui continue une belle carrière, «Josephina»
est la deuxième création de la jeune compagnie ChaliWaté (terme ghanéen résumé par la notion de «partir ensemble sur la route»). Elle a été créée en 2005. S’adressant à tous les publics, «Josephina» a déjà beaucoup tourné, récoltant au passage de nombreux prix au Québec, au Mexique, en Espagne et, après la présente pause-retour au pays natal, le spectacle repart faire son tour du monde entre Bolivie et Ecosse...
ChaliWaté se prévaut de trois grandes influences de départ, de trois maîtres du mime: Étienne Decroux, Mar- cel Marceau et Jacques Lecoq, mais s’est approchée d’autres techniques théâtrales comme le jeu clownesque, le théâtre d’objet ou la danse, pour en façonner ce style qui n’appartient qu’à elle mais que pourtant
ses deux promoteurs, Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux, rêvent de faire découvrir car ils sont également formateurs et pédagogues.

Suzane Vanina — Rue du Théâtre (Bruxelles) — Mars 2013

Suzane Vanina — Rue du Théâtre (Bruxelles) — Mars 2013

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Version pleine page (seule version disponible monde Apple)


Notre compagnie, créée en 2005, mène depuis ses débuts des activités de création, de recherche et de transmission. Nourries par l’approche des trois grands maîtres contemporains et occidentaux du mime : Etienne Decroux, Marcel Marceau et Jacques Lecoq, nous cherchons à créer des spectacles aux univers fragiles, drôles et poétiques tout en poursuivant une réflexion sur les fondements de cette discipline artistique.

Chaque spectacle est le fruit d’une interrogation, d’une exploration qui s’effectue aussi bien sur les principes de jeu propres aux arts du mime, que sur le croisement de cette pratique avec d’autres formes scéniques. Nous cherchons au travers d’une gestuelle précise et inventive, de conjuguer ces divers procédés afin de surprendre le spectateur en bousculant son imagination et en stimulant ses émotions.

Formée à l’École Marcel Marceau de Paris puis au travers de nombreux stages avec des disciples d’Etienne Decroux et de Jacques Lecoq, Sandrine Heyraud crée la compagnie Chaliwaté en 2005. Celle-ci a pour but de promouvoir les arts du mime sous toutes ses formes (spectacles, stages, conférences). Après une licence en Arts du spectacle à l’Université de la Sorbonne Nouvelle et à l’Université de Bologne en Italie, Sandrine Heyraud poursuit ses études à l’Université du Québec à Montréal et obtient un Master en Théâtre en 2009. Elle anime des stages pour enfants sur le théâtre gestuel (Jeunesse à Bruxelles, Festival Mimos,…) et travaille pour la diffusion des spectacles de la Compagnie.

Diplômé en 2003 de l’École Marcel Marceau de Paris, Sicaire Durieux a suivi, depuis, de nombreuses formations notamment au Samovar à Paris, à l’École de mime de Montréal, à Buenos Aires lors du Festival International des Traditions du Jeu de l’Acteur, au National Taïwan College Junior of Performing Arts à Taipei, ainsi qu’auprès de nombreux disciples d’Etienne Decroux (Le Théâtre du Mouvement, Yvan Bacciochi, Francine Alepin) et de Jacques Lecoq (Norman Taylor, Ami Hattab, Paola Rizza). Parallèlement, Sicaire Durieux a poursuivi des études en arts du spectacle à l’Université de Montpellier III, à l’Université de Paris VIII et a suivi le programme du Doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal.

Suite

 


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