Tailleur pour dames

De Georges Feydeau

Mise en scène de Victor Scheffer
Une production de la Cie Les Abîmés
4 représentations ▪ 20 juillet ▸ 4 septembre 2014

Un tourbillon jubilatoire!

Quand on aime le comique au théâtre, il n’y a pas mieux que Feydeau. Tous les comédiens ont toujours voulu jouer Feydeau et cependant, ce n’est pas évident de jouer Feydeau! Il s’agit de développer une folle énergie car chez Feydeau, il n’y a pas une seule seconde de répit. Ca virevolte à un rythme d’enfer. Les répliques pétillent, s’accrochent les unes aux autres à la vitesse du Thalys. Et les personnages sont nombreux, les situations de plus en plus folles, les quiproquos se multiplient. On ne sait plus où on en est! C’est la folie ! Il est impossible de raconter une pièce de Feydeau. Il faut la voir sur une scène….

Pour Moulineaux, récemment marié, la vie semble si facile !

Bien installé auprès de sa tendre épouse Yvonne, les clients abondant dans son cabinet de médecin, tout lui réussit. Jusqu’à ce Bal de l’Opéra !

Il n'a pas dormi chez lui. Occupé toute la nuit à attendre sa peut-être future maîtresse. Au petit matin, sa femme Yvonne attend des explications. Par chance, Bassinet, un ami, vient lui demander un service. Et s'il devenait son alibi ? De quiproquos en mensonges, face à sa femme, sa belle-mère, le mari de sa maîtresse, l'amante de celui-ci qui fut jadis la sienne, Moulineaux est emporté dans un tourbillon d'événements qu'il essaye de maîtriser tant bien que mal !


CREATEURS
AuteurGeorges Feydeau 
Mise en scèneVictor Scheffer 
ScénographieVictor Scheffer 
LumièrePhilippe Fontaine 
AVEC
Gauthier de Fauconval 
Cédric Lombard 
Nicolas Myspelaer 
Mychael Parys 
Sylvie Perederejew 
Justine Plume 
Claudie Rion 
Elisabeth Wautier 
Une production de la Cie Les Abîmés

Ils sont nombreux, dynamiques, déchainés (comme Feydeau), énergiques, sautillants, drôles: Sylvie Perederejew , Justine Plume, Claudie Rion, Elisabeth Wautier , Gauthier de Fauconval, Cédric Lombard , Nicolas Mispelaere et Mychael Parys. Tous dirigés par Victor Scheffer, qui a magnifiquement suivi l’esprit de Feydeau dans sa mise en scène et la mise sur orbite des personnages. C’est joyeux! Deux heures d’horloge où l’on oublie nos petites misères… C’est aussi cela LE THEATRE!

Les Feux de la Rampe - Roger Simons - 16/12/2013

Mensonges, quiproquos, retournements de situations, pirouettes, apartés, tout y est réuni pour entraîner ces petits bourgeois, victimes préférées de Feydeau, de déboires en déconvenues, pour le plaisir de nos zygomatiques.
Victor Scheffer a opté pour les fifties et le tout en noir et blanc (agrémenté de quelques touches de rouge). Ce choix offre une approche visuelle rafraîchissante à mi-chemin entre le dessin animé et certains gags très style cinéma muet. Énergique et volontairement marquée, sa mise en scène dote chaque personnage d’une tenue typée, d’une gestuelle caractéristique, d’un comportement original.

Muriel Hublet - Plaisir d'offrir - 16/03/2013

C’est une toute jeune compagnie qui a monté ce chef d’œuvre: « La Compagnie des abîmés ». Ils sont réjouissants, d’une tonicité et d’un enthousiasme contagieux. Leurs talents explosent dans cette interprétation magistrale et savoureuse de «Tailleur pour dames». Trois incomparables couples de scène: l’irrésistible Justine Plume et Gauthier de Fauconval, Cédric Lombard et Sylvie Perederejew, Nicolas Mispelare et Elisabeth Wautier et deux personnages totalement désopilants, la tyrannique Claudie Rion et Etienne, l’inénarrable valet, Mychael Parys.
A nouveau une splendide mise en jeu par Victor Scheffer…

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Une splendide mise en jeu par Victor Scheffer

Nous les avons vus dans leurs débuts avec "Venise sous la neige". Un spectacle délirant à propos de Chouchous et de Chouvénie qui met en scène un dîner de couples où l’une des convives s'invente une langue et un pays imaginaire. La soirée prend alors une tournure très houleuse et tout vole en éclats comme dans tout vaudeville qui se respecte.

Leurs talents explosent dans cette interprétation magistrale et savoureuse de «Tailleur pour dames». Le décor ? Couleur « 50 shades of grey », cela vous dit quelque chose ? Il cache dans ses jupes des portes qui claquent tout à fait invisibles. Le plateau est une case d’un damier noir et blanc où vont s’entredéchirer messieurs et dames broyés dans le laminoir burlesque de l’infidélité. Jeu de dames oblige! Les costumes aussi sont dans les teintes de gris noir ou blanc, à la façon des films muets. Esthétique très graphique et dictions parfaites virevoltent autour d’un divan rouge et rond comme une pomme perfide.

Au deuxième acte, quelques notes de bleu, le septième ciel? … Dans un entresol improvisé, atelier de couturière désaffecté. Ah les voilà dans de beaux draps, ces personnages déchaînés, splendidement costumés, ayant tous troqué leurs identités pour camoufler leurs méfaits conjugaux! Unchain my heart! Il faut suivre! Monsieur Machin, vous connaissez? Médecin ou tailleur? Enlevez le bœuf, c'est de la vache! Qui connait encore l’expression? Allez vous ressourcer dans ce bonheur de scène de haute voltige!

Au troisième acte, retour à la case départ: vivent les postures et les impostures! Trois incomparables couples de scène: l’irrésistible Justine Plume et Gauthier de Fauconval, Cédric Lombard et Sylvie Perederejew, Nicolas Mispelare et Elisabeth Wautier et deux personnages totalement désopilants, la tyrannique Claudie Rion et Etienne, l’inénarrable valet, Mychael Parys.

A nouveau une splendide mise en jeu par Victor Scheffer, maintenant dans la très belle grande salle du théâtre des Martyrs!

Arts et Lettres - Deashelle - 12/12/2013

Arts et Lettres - Deashelle - 12/12/2013

Quand on va voir un Feydeau, on sait qu’on va passer un bon moment, qu’il y aura des sourires nombreux et des rires généreux, des jeux de langage savoureux à l’élégance et à la truculence folles, de la vitesse et de l’invraisemblance, des comiques de situation à n’en plus pouvoir. S’en prendre à Feydeau, ce n’est pas rien. Il a fallu convaincre Victor Scheffer, grand admirateur de l’auteur, de mettre en scène l’un des maîtres du théâtre de Boulevard. Fin connaisseur de l’animal, il s’en sort avec intelligence et souplesse.
Hormis faire le ménage, les acteurs font aussi très bien les scènes de ménage. Pas un ne sort de son rôle. Tous sont convaincants, osent l’exagération qui sied à ce genre, si difficile à tenir pour surfer sur le burlesque sans verser dans le grotesque. Ils y parviennent et paraissent avoir joué toute leur vie ses personnages tourbillonnant dans l’air du temps.

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C’est frais, c’est drôle, c’est punchy, c’est fin! Ça se consomme sans modération.

Quand on va voir un Feydeau, on sait qu’on va passer un bon moment, qu’il y aura des sourires nombreux et des rires généreux, des jeux de langage savoureux à l’élégance et à la truculence folles, de la vitesse et de l’invraisemblance, des comiques de situation à n’en plus pouvoir. Bref, une bonne comédie, comme ces messieurs du Vaudeville savent si bien faire.

Et la Compagnie des Abîmés s’en est saisie avec brio. Composée principalement de la promotion 2006 du Conservatoire de Bruxelles, cette jeune équipe de comédiens fomentait le coup depuis des années. S’en prendre à Feydeau, ce n’est pas rien. Il a fallu convaincre Victor Scheffer, grand admirateur de l’auteur, de mettre en scène l’un des maîtres du théâtre de Boulevard. Fin connaisseur de l’animal, il s’en sort avec intelligence et souplesse, avec un minimum de décors dans lesquels s’agitent les personnages, véritables clous du spectacle. Ces personnages énergiques sont d’ailleurs mis à contribution pour les changements de décors entre les actes. Au lieu de descendre le rideau pour changer de lieu, Scheffer laisse à voir des acteurs qui se dandinent sur un air jazzy pour le moins entraînant en réarrangeant le mobilier intérieur où ils pourront se déchirer puis se réconcilier. Chouette idée, donc, qui permet de souffler entre les actes, tout en restant dans le ton youplaboum des années 50.

Hormis faire le ménage, les acteurs font aussi très bien les scènes de ménage. Pas un ne sort de son rôle. Tous sont convaincants, osent l’exagération qui sied à ce genre, si difficile à tenir pour surfer sur le burlesque sans verser dans le grotesque. Ils y parviennent et paraissent avoir joué toute leur vie ses personnages tourbillonnant dans l’air du temps.

C’est frais, c’est drôle, c’est punchy, c’est fin !

Ça se consomme sans modération.

Culture remains - 25/12/2013

Culture remains - 25/12/2013

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