Musical (1945)


Musique: Richard Rodgers
Paroles: Oscar Hammerstein II
Livret: Oscar Hammerstein II
Production à la création:

Carousel est la deuxième musical pour la scène de l’équipe de Richard Rodgers (musique) et Oscar Hammerstein II (livret et paroles). Après le succès spectaculaire de leur premier musical commun, Oklahoma! () (1943) – ils avaient tous deux déjà de belles carrières séparément – le duo a cherché à collaborer sur un autre projet, sachant que tout nouveau musical serait comparé à Oklahoma! (), très probablement défavorablement. Ils hésitaient à demander les droits de la pièce Liliom du hongrois Ferenc Molnár. D’une part parce que Molnár avait toujours refusé d’autoriser une adaptation de son œuvre mais aussi parce que la fin de la pièce était considérée comme trop déprimante pour le théâtre musical. Après avoir acquis les droits, l’équipe a créé une œuvre avec de longues séquences de musique et a rendu la fin plus optimiste.

Version 3

Carousel (1945-04-Majestic Theatre-Broadway)

Type de série: Original Broadway
Théâtre: Majestic Theatre (Broadway - Etats-Unis)
Durée : 2 ans 1 mois
Nombre : 890 représentations
Première Preview : Inconnu
Première : jeudi 19 avril 1945
Dernière : samedi 24 mai 1947
Mise en scène : Rouben Mamoulian
Chorégraphie : Agnès de Mille
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … John Raitt
Julie Jordan … Jan Clayton
Carrie Pipperidge … Jean Darling
Nettie Fowler … Christine Johnson
Enoch Snow … Eric Mattson
Jigger Craigin … Murvyn Vye
Starkeeper/Dr. Seldon … Russell Collins
David Bascombe … Franklyn Fox
Mrs. Mullin … Jean Casto
Hannah Bentley … Annabelle Lyon
Commentaires longs: Don Walker redid the orchestrations for "The Carousel Waltz" during the run. It had originally been scored by Robert Russell Bennett. Bennett's version (although abridged) can be heard on the cast recording of this production. The partitur for this version, however, is missing (only 6 instrumental parts have been located).
Robert Russell Bennett was asked by Richard Rodgers to do the orchestrations. At the time, Bennett was busy working in radio. He did find time to score the first two numbers: "The Carousel Waltz" and "You're a Queer One, Julie Jordan/When I Marry Mister Snow." Don Walker was asked to do the rest.
Walker signed on, but he was busy at the time with a musical for which he was composing the score, Memphis Bound. For assistance, he called on Hans Spialek and Stephen Jones to do some numbers. Joe Glover also helped out by putting together the Entracte shortly before the New York opening. Major numbers orchestrated by the others included "When the Children Are Asleep (Spialek) and "This Was a Real Nice Clambake," "The Highest Judge of All" and "You'll Never Walk Alone" (Jones). Spialek and Jones also orchestrated incidental bits and reprises.
After Memphis Bound opened, Rodgers asked Walker to rescore the two numbers scored by Bennett. Walker's job was made difficult because Rodgers asked him to score "The Carousel Waltz" in such a way that the orchestration could be played both by full-size symphony orchestras and the 39-player orchestra being used in the Broadway production. Walker never rescored "You're a Queer One, Julie Jordan," but he did do "When I Marry Mister Snow" in addition to "The Carousel Waltz."
Bennett's orchestrations for the first two numbers are heard on the original cast recording as Walker had not yet had a chance to orchestrate them.
Walker never reorchestrated the numbers and incidental bits done by Spialek, Jones, and Glover.
When the show first opened, the playbill included the following notice:
Because of governmental restrictions, The Playbill, in common with all publications, will have to curtail its consumption of paper. During this emergency it will not be possible to furnish a copy of The Playbill to every person. With your cooperation this regulation can be met without hardship if you will share your copy of The Playbill with your companion.

Sur la côte est des Etats-Unis en 1873, une jeune ouvrière, Julie Jordan, tombe éperdument amoureuse d'un forain, Billy Bigelow, bonimenteur dans un manège forain. Ils se marient mais Billy, désormais au chômage, se comporte de plus en plus en plus mal avec sa femme. Quand quand elle se retrouve enceinte, cependant, il songe à la vie qu'il pourrait donner à son futur enfant s'il était plus riche. Il se laisse entraîner à commettre un braquage qui tourne mal et il se suicide plutôt que d'être arrêté. Quinze ans plus tard, Billy quitte le purgatoire où il expiait ses pêchés pour revenir sur terre une seule journée et réparer le mal qu'il a fait. Il y rencontre sa fille Louise et, comprenant finalement que Julie lui a pardonné, peut les quitter pour toujours, désormais soulagé.

Synopsis complet

Source originale: Liliom
Création en Hongrie en 1909
Carousel va s’inspirer de la pièce de théâtre hongrois, un drame de Ferenc Molnár, Liliom. Elle est créée à Budapest en 1909. Le public a été intrigué par cette œuvre qui n’a tenu l’affiche qu’une trentaine de performances, première ombre dans la carrière réussie de Molnár en tant que dramaturge. Liliom n’a été re-programmée qu’après la Première Guerre mondiale. Quand elle est a été rejouée à ce moment à Budapest, ce fut un énorme succès.
Sauf pour la fin, Liliom et Carousel sont très similaires. Andreas Zavocky, à qui l’on a donné le surnom de Liliom - le mot hongrois pour «lily» est un terme argotique signifiant «dur à cuire» – est un aboyeur dans les fêtes foraines. Il tombe amoureux de Julie Zeller, une servante, et ils commencent à vivre ensemble. Quelques temps plus tard, ils perdent tous deux leurs jobs. Liliom est très énervé par cette situation et envisage de quitter Julie. Il décide de ne pas le faire en apprenant qu’elle est enceinte. Une intrigue secondaire implique l’amie de Julie, Marie, qui est tombée amoureuse de Wolf Biefeld, un portier d’hôtel. Après le mariage, il devient propriétaire de l’hôtel.
Liliom cherche désespérément à gagner de l’argent pour que Julie, lui et leur enfant puissent immigrer en Amérique pour y vivre une vie meilleure… «le rêve américain». Liliom conspire avec un certain Ficsur pour commettre un vol. Mais ce dernier se passe mal et Liliom se tire une balle dans la tête. Son esprit est amené au tribunal de police du Ciel. Comme Ficsur l’avait mentionné lorsque les deux préparaient leur crime, les petits voleurs comme eux ne passent pas devant Dieu lui-même. Le magistrat propose à Liliom de retourner sur Terre pour un jour afin de tenter de racheter les torts qu’il a fait à sa famille, mais doit d’abord passer seize ans dans un purgatoire ardent.
À son retour sur Terre, seize ans plus tard, Liliom rencontre sa fille, Louise, qui, comme sa mère, est maintenant ouvrière d’usine. Disant qu’il connaissait son père, il essaie de lui donner une étoile qu’il a volée dans les cieux. Quand Louise refuse de la prendre, il la frappe. Ne réalisant pas qui il est, Julie le confronte, mais se retrouve incapable d’être en colère contre lui. Avec ce geste violent, Liliom a décidé de son destin, vraisemblablement l’enfer. Louise demande à sa mère s’il est possible de ressentir une dure gifle comme si c’était un baiser. Julie dit à sa fille qu’il est très possible que cela se produise.
Création à New-York par la Theatre Guild
Une traduction anglaise de Liliom a été faite assez rapidement. Elle a été créditée à Benjamin "Barney" Glazer, même si de nombreuses rumeurs l’attribuent au premier partenaire majeur de Rodgers: Lorenz Hart. La Theatre Guild la présenta à New York le 20 avril 1921, avec Joseph Schildkraut dans le rôle de Liliom, Eva Le Gallienne (Julie) et Evelyn Chard (Louise). Ce fut un gros succès avec 300 représentations. Deux reprises de cette pièce ont eu lieu: la première en octobre 1936 au Civic Repertory Theatre avec Eva Le Gallienne reprenant son rôle. Mais la pièce ne s’est jouée que 30 représentations. La seconde reprise est programmée le 25 mars 1940 avec Burgess Meredith (Liliom) et Ingrid Bergman (Julie) et a tenu l’affiche 56 représentations au St. James Theatre. Cette dernière version a été vue par Rodgers et Hammerstein.
Glazer, en introduisant la traduction anglaise de Liliom, a écrit:
« And where in modern dramatic literature can such pearls be matched—Julie incoherently confessing to her dead lover the love she had always been ashamed to tell; Liliom crying out to the distant carousel the glad news that he is to be a father; the two thieves gambling for the spoils of their prospective robbery; Marie and Wolf posing for their portrait while the broken-hearted Julie stands looking after the vanishing Liliom, the thieves' song ringing in her ears; the two policemen grousing about pay and pensions while Liliom lies bleeding to death; Liliom furtively proffering his daughter the star he has stolen for her in heaven. ... The temptation to count the whole scintillating string is difficult to resist.»


Le muiscal a été créée en 1945 et adapté de la pièce de Ferenc Molnár de 1909, Liliom, en transplantant son décor de Budapest sur la côte du Maine.

Création du musical «Carousel»
Un nouveau duo gagnant de créateurs
Dans les années ‘20 et ‘30, Rodgers et Hammerstein sont devenus des auteurs célèbres de musicals ayant connu du succès de Broadway avec d’autres partenaires. Richard Rodgers avait produit avec Lorenz Hart une série de plus de deux douzaines de musicals (), dont des succès populaires comme Babes in Arms () (1937), The Boys from Syracuse () et Pal Joey () (1940). Une partie des œuvres de Rodgers et Hart a vraiment innové dans le théâtre musical: On Your Toes () est la première utilisation du ballet pour soutenir l’intrigue (dans la scène Slaughter on Tenth Avenue), tandis que Pal Joey () bafoue la tradition de Broadway en présentant un valet comme son héros. Hammerstein avait écrit ou co-écrit les mots pour des succès tels que Rose-Marie () (1924), The Desert Song () (1926), The New Moon () (1927) et bien sûr le mémorable Show Boat () (1927), considéré par beaucoup comme le «premier vrai musical de tous les temps». Bien que moins actif dans les années ‘30, il a écrit du matériel pour des musicales et des films, partageant un Oscar pour sa chanson avec Jerome Kern, The Last Time I Saw Paris, qui a été inclus dans le film de 1941 Lady Be Good ().
Survivre à Oklahoma!
Au début des années ‘40, Hart avait sombré dans l’alcoolisme et les troubles émotionnels, devenant peu fiable et incitant Rodgers à approcher Hammerstein pour lui demander s’il accepterait de travailler avec lui. Hammerstein était impatient de le faire, et leur première collaboration fut l’Oklahoma! () (1943). Ceux qui ne trouvent pas que Show Boat () est le «premier vrai musical de tous les temps», attribuent cette distinction à Oklahoma! (). Thomas Hischak déclare dans son The Rodgers and Hammerstein Encyclopedia qu’ Oklahoma! () est
« l’œuvre la plus influente du théâtre musical américain. En fait, l’histoire de la comédie musicale de Broadway peut précisément être divisée en ce qui est venu avant Oklahoma! () et ce qui est venu après lui.»
Oklahoma! () est une vraie innovation pour son époque en intégrant complètement le chant, le personnage, l’intrigue et la danse. Selon Hischak toujours : «Oklahoma! () est devenu le modèle pour les spectacles de Broadway pour des décennies.». Il s’est avéré un énorme succès populaire et financier. Mais ce triomphe eut une conséquence directe pour ses créateurs… Que faire après cela qui ne paraisse terne et fade? Le producteur de film Samuel Goldwyn, après avoir vu Oklahoma! (), a conseillé à Rodgers de se tirer une balle dans la tête. Selon Rodgers : «C’était une façon brutale mais drôle pour Sam de me dire que je ne créerais jamais plus un aussi bon spectacle qu’Oklahoma! ()» Alors qu’ils travaillaient à de nouveaux projets, Hammerstein a écrit: «Nous sommes des imbéciles. Quoi que nous fassions, tout le monde sera obligé de nous dire: «Ce n’est pas un autre Oklahoma! ()» »
On l’oublie souvent, mais Oklahoma! () avait été une lutte de chaque instant pour parvenir à boucler son financement. À cet effet, Rodgers et Hammerstein rencontraient chaque semaine en 1943 les producteurs d’Oklahoma! (), Theresa Helburn et Lawrence Langner de la Theatre Guild (toujours cette magnifique maison!). Ils ont d’ailleurs formé ensemble ce qu’ils appelaient le Gloat Club. Après la première d’Oklahoma! (), lors d’un déjeuner, Helburn et Langner proposèrent à Rodgers et Hammerstein de transformer Liliom de Molnár en musical. Les deux hommes ont refusé: ils n’avaient aucun attrait pour un spectacle se déroulant à Budapest et ils pensaient que la fin malheureuse n’était pas propice au théâtre musical. En outre, compte tenu de la situation politique instable en temps de guerre (nous sommes au beau milieu de la Second Guerre Mondiale), ils pourraient avoir besoin de changer le contexte de la Hongrie pendant les répétitions. Au déjeuner suivant, Helburn et Langner revinrent à la charge avec leur proposition de Liliom, suggérant de déménager l’action en Louisiane et faisaient de Liliom un créole. Rodgers et Hammerstein ont analysé l’idée pendant les semaines suivantes, mais ont décidé que le dialecte créole, rempli de "zis" et "zose", sonnerait ringard et qu’il serait difficile d’écrire des paroles efficaces.
Une fenêtre s’est réouverte quand Rodgers, qui possédait une maison dans le Connecticut, a proposé pour cadre la Nouvelle-Angleterre (région située au Nord-Est des États-Unis dont le Connecticut est un des six états). Hammerstein a écrit à propos de cette proposition en 1945:
« J’ai commencé à voir un bel ensemble — des marins, des baleiniers, des filles qui travaillaient dans les moulins en amont de la rivière, des palourdes sur les îles voisines, un parc d’attractions sur la côte, des choses que les gens pouvaient faire en foule, des gens forts, vivants et vigoureux, des gens qui avaient toujours été représentés sur scène comme des puritains aux sourires figés — une diffamation que j’avais hâte de réfuter… Quant aux deux personnages principaux, Julie avec son courage, sa force intérieure et sa simplicité extérieure semblait plus indigène au Maine qu’à Budapest. Liliom est, bien sûr, un personnage international, indigène de nulle part.»
Écriture de Carousel
Rodgers et Hammerstein étaient également préoccupés par ce qu’ils appelaient le « tunnel » de Molnár au deuxième acte — une série de scènes sombres qui menaient au suicide de Liliom — suivi d’une fin sombre. Ils ont également estimé qu’il serait difficile d’exprimer en chanson la motivation de Liliom pour accomplir le vol. L’opposition de Molnár à l’adaptation de ses œuvres était également un problème; il avait refusé Giacomo Puccini – rien que ça ! – de transformer Liliom en opéra, déclarant qu’il voulait que la pièce soit considérée comme la sienne, pas celle de Puccini. Autre exemple? En 1937, Molnár, qui avait récemment émigré aux États-Unis, avait refusé une offre de Kurt Weill pour adapter la pièce en comédie musicale.
En travaillant sur la chanson exprimant la motivation de Liliom pour accomplir le vol [Julie est enceinte], Rodgers se souvenait que lui et Hart avaient été confrontés à un problème similaire dans Pal Joey (). Rodgers et Hart l’avaient surmonté avec une chanson que Joey se chante à lui-même, I’m Talking to My Pal. Cette réflexion a inspiré Soliloquy. Les deux auteurs raconteront plus tard que dans les premières ébauches, Soliloquy était une chanson sur les rêves de Liliom d’avoir un fils. Mais que Rodgers, ayant deux filles, a insisté pour que Liliom considère que Julie pourrait aussi avoir une fille. Dans les notes prises à leur réunion du 7 décembre 1943 on retrouve la mention suivante: «M. Rodgers a suggéré un numéro musical pour la fin de la scène où Liliom découvre qu’il est père, dans lequel il chante d’abord avec fierté la naissance et la croissance d’un garçon, puis se rend soudainement compte qu’il pourrait être père d’une fille et change complètement.»
Hammerstein et Rodgers se sont replongé dans le projet Liliom au milieu de l’année 1944. Hammerstein était mal à l’aise en travaillant, craignant que quoi qu’ils fassent, Molnár désapprouve leur travail. Liliom était vraiment une œuvre reconnue, lui donnant une image d’«intouchable». Le texte de Molnár contenait également de très nombreux commentaires sur la politique hongroise de 1909 et la rigidité de cette société. Enfin, un barman licencié dans une fête foraine qui frappe sa femme, commet un vol et se suicide semblait un personnage central peu crédible pour un musical à Broadway. Hammerstein a fait le pari fou d’utiliser les mots et l’histoire pour que le public sympathise avec le couple Julie-Liliom. Il a également construit un couple secondaire, qui est totalement accessoire à l’intrigue dans Liliom; ce seront Enoch Snow et Carrie Pipperidge.
La fin de l’œuvre de Molnár ne convenait pas, et après quelques «mauvaises idées», Hammerstein conçut la scène de remise des diplômes qui termine le musical. Si l’on en croit Frederick Nolan: «À partir de cette scène, la chanson You’ll Never Walk Alone a surgi presque naturellement.» Malgré les paroles simples écrites par Hammerstein pour You’ll Never Walk Alone, Rodgers a eu beaucoup de difficulté à les mettre en musique. Rodgers explique cela par le fait qu’il s’agit d’une fin modifiée :
«Liliom était une tragédie à propos d’un homme qui ne peut pas apprendre à vivre avec d’autres personnes. De la façon dont Molnár l’a écrit, l’homme finit par frapper sa fille et doit ensuite retourner au purgatoire, laissant sa fille sans défense et sans espoir. On ne pouvait pas accepter ça. La façon dont nous avons terminé Carousel est peut-être toujours une tragédie, mais elle est pleine d’espoir parce que dans la scène finale, il est clair que l’enfant a enfin appris à s’exprimer et à communiquer avec les autres.»
Rodgers décida très tôt de se passer d’une ouverture, sentant que la musique était difficile à écouter pendant que les retardataires s’installaient. Dans son autobiographie, Rodgers se plaint que seule la section cuivres peut être entendue lors d’une ouverture car il n’y a jamais assez de cordes dans le petit orchestre d’un musical. Il a décidé de forcer le public à se concentrer dès le début en ouvrant avec une scène de pantomime accompagnée de ce qui est devenu connu comme The Carousel Waltz. La pantomime respectait la pièce de Molnár, dont l’ouverture servait aussi à présenter les personnages et la situation au public. L’auteur Ethan Mordden a décrit l’efficacité de cette ouverture :
«D’autres personnages retiennent notre attention: M. Bascombe, un homme digne et riche, propriétaire de l'usine où Julie et Carrie travaillent / Mme Mullin, la veuve qui dirige le carrousel et, apparemment, aussi Billy / un ours dansant / un acrobate. Mais ce qui nous attire avant tout, c’est l’intensité avec laquelle Julie regarde Billy — la façon dont elle se tient figée, le fixant, tandis que tout le monde à la foire se balance au rythme du baratin de Billy. Et alors que Julie et Billy tournent ensemble sur le carrousel tourbillonnant, et que la scène s’emballe avec l’excitation de la foule, et que l’orchestre prend son apogée, et que le rideau tombe, nous comprenons que Rodgers & Hammerstein ont non seulement supprimé l’ouverture musicale et le numéro d’ouverture, mais aussi l’exposition. Ils nous ont plongés directement dans l’histoire, au beau milieu de celle-ci, dans la première scène la plus intense qu’un musical ait jamais eue.
Casting et répétitions
Le casting de Carousel a commencé quand l’équipe de production d'Oklahoma! (), dont Rodgers et Hammerstein, cherchait un remplaçant pour le rôle de Curly (le lead masculin dans Oklahoma! ()). Lawrence Langner avait entendu parler, par l’intermédiaire d’un parent, d’un chanteur californien du nom de John Raitt, qui pourrait convenir au rôle. Langner alla écouter Raitt, puis pressa les autres d’amener Raitt à New York pour une audition. Raitt a demandé de chanter Largo al factotum, l’air de Figaro du Barbier de Séville, pour s'échauffer. L'échauffement a été suffisant pour convaincre les producteurs que non seulement ils avaient trouvé un Curly, ils avaient trouvé un Liliom (ou Billy Bigelow, comme la partie a été renommée). Theresa Helburn a fait une autre découverte californienne, Jan Clayton, une chanteuse/actrice qui avait réalisé quelques films mineurs pour MGM. Elle a été amenée vers l’est et a été auditionnée avec succès pour le rôle de Julie.
Les producteurs ont cherché à engager des «artistes plutôt inconnus». Bien que beaucoup aient joué dans des œuvres précédentes de Hammerstein ou de Rodgers, une seule avait déjà joué à Broadway auparavant: Jean Casto (engagée ici pour jouer la propriétaire du carrousel, Mme. Mullin – elle avait joué dans Pal Joey () à Broadway). Il s’est par contre avéré plus difficile de trouveur les acteurs de l’ensemble que ceux des rôles principaux, en raison de la guerre (beaucoup étaient au front en Europe ou dans le Pacifique) — Rodgers a dit à son directeur de casting, John Fearnley, que la seule qualification que devait avoir un danseur était celle d’être vivant. En ce qui concerne l’équipe de création, Rodgers et Hammerstein ont rassemblé une grande partie de l’équipe créative travaillé sur Oklahoma! (). Ce fut le cas du metteur en scène Rouben Mamoulian et de la chorégraphe Agnes de Mille. Miles White a été le costumier du spectacle tandis que Jo Mielziner (qui n’avait pas travaillé sur sur Oklahoma! ()) en fut le scénographe et le créateur lumière. Même si l’orchestrateur sur Oklahoma! (), Russell Bennett, avait informé Rodgers qu’il n’était pas disponible pour travailler sur Carousel en raison d’un contrat à la radio, Rodgers a insisté pour qu’il fasse le travail durant ses temps libres. Russell Bennett a orchestré The Carousel Waltz et (When I Marry) Mister Snow avant d’être finalement remplacé par Don Walker. Un nouveau membre a rejoint l’équipe de création en la personne de Trude Rittmann, qui a arrangé la musique des ballets. Rittmann a dans un premier temps ressenti que Rodgers se méfiait d’elle parce qu’elle était une femme et a éprouvé de vraies difficultés à travailler avec lui. Mais finalement Rodgers et Rittmann travailleront ensemble sur les spectacles de Rodgers jusqu’aux années '70.
Les répétitions ont débuté en janvier 1945. Rodgers et Hammerstein y assistèrent tous deux avec assiduité. La présence des deux auteurs a vraiment permis de créer les choses différemment même si tout ne fut pas résolu facilement. On a par exemple présenté à Raitt les paroles de Soliloquy sur une feuille de papier d’un mètre cinquante de long (!!!) dont la lecture a duré près de huit minutes… La mise en scène d’un numéro solo aussi long posait des problèmes, et Raitt déclara plus tard qu’il estimait qu’on n’y avait jamais réussi entièrement.
À un moment donné pendant les répétitions, Molnár est venu voir ce qu’ils avaient fait de sa pièce. Il existe un certain nombre de versions sur l’histoire de cette visite. Comme le raconte Rodgers lui-même, alors qu’il regardait les répétitions avec Hammerstein, le compositeur a aperçu Molnár à l’arrière du théâtre et a murmuré la nouvelle à son partenaire. Tous deux ont transpiré pendant tout l’après-midi de cette répétition où rien ne semblait fonctionner normalement. A la fin, les deux, s’attendant à une réaction de colère de Molnár, se dirigèrent vers le fond du théâtre. Au lieu de cela, le dramaturge a dit avec enthousiasme: «Ce que vous avez fait est si beau. Et vous savez ce que je préfère? La fin!» Hammerstein écrit que Molnár a participé de manière régulière aux répétitions par la suite.
Comme la plupart des œuvres du duo R&H, Carousel contient un long ballet, Billy Makes a Journey. Il est situé dans le deuxième acte, alors que Billy regarde la Terre de Up There et y observe sa fille. Dans la production originale, le ballet est chorégraphié par de Mille. Il commence avec Billy regardant du ciel sa femme en plein travail, avec les femmes du village rassemblées pour l’accouchement. Le ballet implique tous les personnages de la pièce, dont certains ont même des lignes de dialogue, et contient un certain nombre de sous-intrigues. Le focus était centré sur Louise, interprétée par Bambi Linn, qui d’abord grandit presque dans sa danse, exprimant l’innocence de l’enfance. Elle est taquinée et raillée par ses camarades de classe, et Louise devient attirée par les gens rudes de la fête foraine, qui symbolisent le monde de Billy. Un jeune de cette fête foraine tente de séduire Louise, alors qu’elle se sent prête à découvrir ses propres envies sexuelles, mais il décide qu’elle est encore une fille et pas une femme, et il la quitte. Après que Julie l’aie réconfortée, Louise se rend à une fête d’enfants, où elle est rejetée. Les gens de la foire réapparaissent et forment un anneau autour de la fête des enfants, avec Louise perdue entre les deux groupes. À la fin du ballet, les interprètes forment un énorme carrousel avec leur corps.

Création à Broadway (1945)
Try-out à New Heaven (22 25 mars 1945)
La pièce a ouvert pour des Try-Out le 22 mars 1945 à New Haven, dans le Connecticut. Le premier acte a été bien reçu, mais pas le second. Casto se rappelle que le deuxième acte n’a pris fin que vers 1h30 du matin! L’équipe de création s’est immédiatement retrouvé pour une réunion de deux heures. Cinq scènes, la moitié du ballet et deux chansons ont été coupées du spectacle. John Fearnley a commenté : «Maintenant, je vois pourquoi ces gens ont des succès. Je n’ai jamais rien vu d’aussi vif et courageux de ma vie.» de Mille dit de cette réunion: «Personne n’a perdu une seconde pour plaider pour quelque chose qui lui était cher. Il n’y eut pas non plus de plaisanteries oisives [...] Nous avons coupé, coupé et coupé, puis nous nous sommes couchés.» Au moment où la troupe quitta New Haven, le ballet de de Mille ne durait plus que quarante minutes.
Try-out à Boston (27 mars 15 avril 1945)
Une préoccupation majeure avec le deuxième acte était l’efficacité des personnages Lui et Elle (plus tard rebaptisés par Rodgers Mr et Mme Dieu), devant qui Billy paraissait après sa mort. Mr et Mme Dieu) ressemblaient à un ministre de la Nouvelle-Angleterre et sa femme, vus dans leur salon. Le couple faisait toujours partie du spectacle à l’ouverture au second Try-Out, celui de Boston débutant le 27 mars 1945. Rodgers a dit à Hammerstein: «Nous devons sortir Dieu de ce salon». Quand Hammerstein demanda où il devait mettre la divinité, Rodgers répondit: «Je me fiche d’où tu les mets. Mets-les sur une échelle si tu veux, mais sors-les de ce salon!» Et Hammerstein a donc mis Mr God (rebaptisé Starkeeper) sur une échelle, et Mme God a été retirée du spectacle. Selon Meryle Secrest, biographe de Rodgers, ce changement est une erreur car il conduit à une représentation de la vie après la mort plus imaginaire. Cela a été critiqué par The New Republic comme «une atmosphère Rotarienne [rappelons que le Rotary est né aux Etats-Unis en 1905] sympathique pour un public qui ne cherche pas la réalité mais plutôt à échapper à la réalité, qui ne cherche pas la vérité mais plutôt à échapper à la vérité».
Hammerstein a écrit, dans ses Mémoires, que le conseil de Molnár de combiner deux scènes en une seule, fut essentiel pour resserrer le deuxième acte et représentait «le changement le plus radical que nous ayons fait par rapport à l’original.» Une reprise de If I Loved You a été ajoutée dans le deuxième acte, qui, selon Rodgers, avait besoin de plus de musique. Le try-Out de Boston dura trois semaines d’essais après la brève série à New Haven, et le public y a accueilli chaleureusement le musical. Une version encore plus courte du ballet a été présentée les deux dernières semaines à Boston, mais le dernier soir, de Mille sans prévenir Rodgers ou Hammerstein, a demandé que l’on rejoue la version de quarante minutes de son ballet. Ce fut un triomphe absolu auprès du public, ce qui a amené Rodgers et Hammerstein à l’embrasser.
Création à Broadway (19 avril 1945 24 mai 1947)
La production originale de Broadway a ouvert au Majestic Theatre le 19 avril 1945. La répétition générale de la veille s’est très mal passée, et le duo R&H craignait que leur nouveau musical ne soit pas bien reçu. Un changement réussi de dernière minute a été de demander à de Mille de chorégraphier la pantomime. Le mouvement de la foule dans la foire lors de la pantomime avait été confié à Mamoulian mais sa version ne fonctionnait pas. Rodgers s’était blessé au dos la semaine précédente, et il regarda la première étendu sur une civière, dissimulé dans une loge derrière un rideau. Sous morphine, il ne voyait qu’une partie de la scène. Comme il ne pouvait pas entendre les applaudissements et les rires du public, il a supposé que le spectacle était un flop. Ce n’est que lorsque des amis l’ont félicité plus tard dans la soirée qu’il s’est rendu compte que les applaudissements à la fin avaient été très chaleureux. Bambi Linn, qui jouait Louise, a été accueillie avec tant d’enthousiasme par le public pendant le ballet qu’elle a été «obligée de sortir de son personnage» à la fin sous les applaudissement et de saluer. La fille de Rodgers, Mary, aperçut son ami, Stephen Sondheim - ils étaient tous deux encore adolescents - à quelques rangées d’elle; tous deux avaient les yeux remplis de larmes.
La production originale s’est jouée durant 890 représentations, fermant le 24 mai 1947. La distribution originale comprenait John Raitt (Billy), Jan Clayton (Julie), Jean Darling (Carrie), Eric Mattson (Enoch Snow), Christine Johnson (Nettie Fowler), Murvyn Vye (Jigger), Bambi Linn (Louise) et Russell Collins (Starkeeper). En décembre 1945, Jan Clayton quitta le show pour participer à la reprise de Show Boat () à Broadway et fut remplacée par Iva Withers; John Raitt sera lui remplacé par Henry Michel en janvier 1947 et Jean Darling par Margot Moser.
US Tour (29 mai 1947 22 janvier 1949) puis Return Engagement à New York
Après avoir fermé à Broadway, le spectacle est parti immédiatement en US Tour pendant deux ans. Rien qu’à Chicago, au Shubert Theatre, il s’est arrêté pendant cinq mois (29 mai 1er novembre 1947. L’US Tour a visité vingt États et deux villes canadiennes, parcouru 24.000 km et joué devant près de deux millions de personnes. La troupe de cet US Tour a également joué une série de quatre semaines au New York City Center – sorte de Return Engagement – du 25 janvier 1949 au 20 février 1949. Après la course du City Center, le spectacle a été transféré le 22 février 1949 au Majestic Theatre, dans l’espoir de remplir le théâtre jusqu’à l’ouverture de South Pacific () début avril, mais les ventes de billets furent médiocres, et le spectacle a fermé presque un mois plus tôt, le 5 mars 1949.

Productions suivantes
Londres (1950)
Carousel est créé dans le West End de Londres, au Theatre Royal de Drury Lane, le 7 juin 1950. La production a été mise en scène par Jerome Whyte, avec un casting qui comprenait Stephen Douglass (Billy), Iva Withers (Julie) et Margot Moser (Carrie). Carousel a été un beau succès sans être un triomphe absolu, se jouant 566 représentations, soit plus d’un an et demi.
New York City Center Revivals 2 et 3 (1954 et 1957) & Bruxelles (Expo ’58)
Après le triomphe du «return engagement» au NY City Center en 1949, Carousel a été reprogrammé en 1954 (1er juin au 8 août – 80 représentations) et en 1957 (10 au 29 septembre – 23 représentations) au même New York City Center, présenté par la New York City Center Light Opera Company. Les deux fois, la production mettait en vedette Barbara Cook, mais pas dans le même rôle: elle a joué Carrie en 1954 et Julie en 1957 (aux côtés de Howard Keel dans le rôle de Billy).
Cette production est ensuite transférée en Belgique pour être interprétée à l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958, avec David Atkinson comme Billy, Ruth Kobart comme Nettie, et Clayton reprenant le rôle de Julie, qu’elle avait créé. Ce fut l'un des musicals présentés comme exemple de la culture américaine lors de l'Expo ‘58 à Bruxelles. L'autre était une production de Wonderful Town (). Les deux étaient des productions de la New York City Center Light Opera Company. Le New York City Opera a aussi présenté l'opéra Susannah de Carlisle Floyd entre les séries des deux musicals. À l'époque, le New York City Opera et la New York City Center City Center Light Opera Company se produisaient tous deux au New York City Center et les deux compagnies partageaient également du personnel. Jean Dalrymple, directeur de la Light Opera Company, était le coordinateur du United States Performing Arts Program pour l'Expo ’58 de Bruxelles.
Lincoln Center (1965)
En août 1965, Rodgers et le Music Theater du Lincoln Center produisent Carousel pour 47 représentations. John Raitt reprend le rôle de Billy, avec Jerry Orbach comme Jigger et Reid Shelton comme Enoch Snow. Les rôles du Starkeeper et du Dr. Seldon ont été joués par Edward Everett Horton, ce qui furent ses derniers rôles à la scène. L’année suivante, la New York City Center Light Opera Company ramena Carousel au City Center pour 22 représentations, avec Bruce Yarnell comme Billy et Constance Towers comme Julie.
New York City Opera (1986) ANNULÉ
Un article paru dans le New York Times le 13 février 1985 indiquait que Beverly Sills (la directrice générale du New York City Opera à l'époque) avait annoncé que sa compagnie produirait Carousel au printemps 1986, avec Agnes de Mille recréant sa chorégraphie originale. Ce serait le premier musical présenté par la compagnie. Aucun metteur en scène n'était encore mentionné, mais dans le numéro de mai 1985 du magazine Plays , il y avait une interview avec Hal Prince dans laquelle il a déclaré qu'il dirigerait Carousel pour le New York City Opera l'année suivante.
En octobre 1985, un nouvel article du New York Times mentionnait que Brigadoon () «avait remplacé» Carousel pour inaugurer l’entrée des musicals au répertoire. La raison mentionnée est que les négociations pour obtenir les droits de Carousel ont échoué.
Dans un autre article du Times environ quatre ans plus tard (26 février 1989), Berverly Sills a déclaré que la société n'avait pas pu obtenir les droits car «il s'est avéré qu'il y avait déjà des plans pour que Carousel aille au Kennedy Center. L'attrait d’un grand orchestre n'était pas suffisant, et il y avait des craintes quant à la taille de notre théâtre. La réponse du bureau Rodgers & Hammerstein fut un non catégorique.»
1er revival de Londres: National Theatre (1992)
Carousel fut produit au National Theatre de Londres (Lyttelton Theatre) avec pour metteur en scène le tout jeune Nicholas Hytner (36 ans à l’époque et ne sachant pas qu’il dirigerait ce même National Theatre de 2003 à 2015). Ce fut une toute nouvelle production avec une chorégraphie de sir Kenneth MacMillan et une scénographie de Bob Crowley. Dans cette mise en scène, l’histoire commence à l’usine où Julie et Carrie travaillent, avec une musique ralentie pour souligner la lourdeur du labeur. À la fin de la journée de travail, elles traversent les chantiers navals puis se rendent à la fête foraine. Tandis qu’ils avancent sur une scène tournante, des personnages de carnaval apparaissent, et enfin le carrousel est assemblé sur la scène pour que les filles puissent y monter. Autre modification d’importance, Louise est séduite par le jeune voyou lors de son ballet de l’acte 2, sur les ruines d’un carrousel.
Michael Hayden a joué Billy non pas comme un gros bourru, mais comme un petit frustré, une bombe à retardement qui attend d’exploser. Joanna Riding (Julie) et Janie Dee (Carrie) ont remporté un Olivier Award pour leurs prestations, la production a remporté l’Award du Best Musical Revival et Hytner a remporté l’Award du Best Director. Patricia Routledge a joué Nettie. Clive Rowe, en tant qu’Enoch, a été nominé pour un Olivier Award. Enoch et Carrie ont été mis en scène comme un couple interracial dont les huit enfants, selon la revue du New York Times, ressemblaient à «une annonce de United Colors of Benetton».
La série limitée – comme toujours au siège du National Theatre – de décembre 1992 à mars 1993 s’est jouée à bureaux fermés. Il a été transféré dans le West End au Shaftesbury Theatre de Londres en septembre 1993, présenté par Cameron Mackintosh, où il s’est joué jusqu’en mai 1994. Hytner connaissait bien Cameron Mackintosh puisque ce dernier l’avait engagé encore plus jeune (à 32 ans) pour mettre en scène Miss Saigon () qui tint l’affiche près de 10 ans au Drury Lane.
Transfert au Vivian Beaumont Theater; 2ème revival à Broadway (1994)
La production de Hytner a été transférée au Vivian Beaumont Theater de Broadway, où elle a ouvert le 24 mars 1994 pour 322 représentations. Cette production a remporté cinq Tony Awards, dont le Best Musical Revival, ainsi que des prix pour Hytner, MacMillan, Crowley et Audra McDonald (dans le rôle de Carrie). La distribution comprenait également Sally Murphy en tant que Julie, Shirley Verrett en tant que Nettie, Fisher Stevens en tant que Jigger et Eddie Korbich en tant qu’Enoch.
Un changement apporté à Broadway par rapport à la version de Londres a été que Billy frappe ici Louise sur le visage plutôt que sur la main. Selon Hayden « il fait la seule chose impardonnable, la chose que nous ne pouvons pas pardonner. C’est un défi pour le public de l’aimer après cela
Version d’Hytner au Japon et en US Tour (1995 à 1997)
Le Carousel d’Hytner a été présenté au Japon en mai 1995. Un US Tour, avec une production réduite, a débuté en février 1996 à Houston et a pris fin en mai 1997 à Providence, dans le Rhode Island. Les producteurs ont cherché à mettre en vedette de jeunes talents sur la tournée, avec Patrick Wilson dans le rôle de Billy et Sarah Uriarte Berry, puis Jennifer Laura Thompson dans le rôle de Julie.
2ème revival à Londres au Savoy Theatre (2008)
Un revival a ouvert au Savoy Theatre de Londres dans une mise en scène de Lindsay Posner le 2 décembre 2008, après une semaine d’avant-premières avec Jeremiah James (Billy), Alexandra Silber (Julie) et Lesley Garrett (Nettie). La production a reçu des critiques plutôt mitigées et a fermé en juin 2009, soit un mois plus tôt que la date prévue. Michael Coveney (The Independent) a admiré la musique de Rodgers, mais a écrit que: «L’efficace revival de Lindsay Posner n’arrive pas à la cheville de la version de 1992 du National Theatre ».
3ème revival à Londres: ENO (2017)
Une reprise semi-scénique de l’English National Opera a ouvert au London Coliseum en 2017. La production est dirigée par Lonny Price, sous la direction musicale de David Charles Abell, et met en vedette Alfie Boe dans le rôle de Billy, Katherine Jenkins dans celui de Julie et Nicholas Lyndhurst dans celui de Starkeeper. La production a reçu des commentaires mitigés et positifs.
3ème revival à Broadway à l’Imperial Theatre (2018)
Le troisième revival à Broadway a débuté ses previews en février 2018 à l’Imperial Theatre et a officiellement ouvert le 12 avril. Il s’est joué jusqu’au 16 septembre 2018. La production mettait en vedette Jessie Mueller, Joshua Henry, Renée Fleming, Lindsay Mendez et Alexander Gemignani. La mise en scène était de Jack O’Brien et les chorégraphies de Justin Peck. Les chansons Geraniums in the Winder et There’s Nothin' So Bad for a Woman ont été coupées de ce revival.
Ben Brantley a écrit dans le New York Times : « The tragic inevitability of Carousel has seldom come across as warmly or as chillingly as it does in this vividly reimagined revival. ... With thoughtful and powerful performances by Mr. Henry and Ms. Mueller, the love story at the show's center has never seemed quite as ill-starred or, at the same time, as sexy. ... The Starkeeper ... assumes new visibility throughout, taking on the role of Billy's angelic supervisor.Brantley fait l’éloge de la chorégraphie, du jeu et des designers. Il n’était pas convaincu, cependant, par le "mother-daughter dialogue that falls so abrasively on contemporary ears", où Julie tente de justifier l’amour d’un homme abusif, et d’autres scènes dans l’acte 2, en particulier celles se déroulant «au Ciel» ou l’optimisme de la scène finale.
La plupart des critiques ont convenu que, bien que la chorégraphie et le jeu (surtout le chant) aient été excellents, qualifiant la production de sexy et somptueuse, la direction d’O’Brien n’a pas fait grand-chose pour aider le spectacle à composer avec les sensibilités modernes sur le traitement des femmes par les hommes, au lieu de s’adonner à la nostalgie.
4ème revival à Londres: Regent's Park Open Air Theatre (2021)
De juillet à septembre 2021, en plein air, au Regent’s Park Open Air Theatre de Londres, le directeur artistique du lieu, Timothy Sheader, a présenté Carousel dans sa mise en scène avec des chorégraphies de Drew McOnie. La distribution comprenait Carly Bawden dans le rôle de Julie, Declan Bennett dans celui de Billy et Joanna Riding dans celui de Nettie.


Acte I
"The Carousel Waltz"
"You're a Queer One, Julie Jordan" – Carrie Pipperidge and Julie Jordan
"(When I Marry) Mister Snow" – Carrie
"If I Loved You" – Billy Bigelow and Julie
"June Is Bustin' Out All Over" – Nettie Fowler and Chorus
"Mister Snow (reprise)" – Carrie, Enoch Snow and Female Chorus
"When the Children Are Asleep" – Enoch and Carrie
"Blow High, Blow Low" – Jigger Craigin, Billy and Male Chorus
"Soliloquy" – Billy

Acte II
"This Was a Real Nice Clambake" – Carrie, Nettie, Julie, Enoch and Chorus
"Geraniums in the Winder" – Enoch
"There's Nothin' So Bad for a Woman" – Jigger and Chorus
"What's the Use of Wond'rin'?" – Julie
"You'll Never Walk Alone" – Nettie
"The Highest Judge of All" – Billy
"Billy Makes a Journey" – Instrumental ballet.
"If I Loved You" (reprise) – Billy
Finale: "You'll Never Walk Alone" (reprise) – Company

Génèse

  Génèse et création de "Carousel" 


Version 1

Carousel (1945-03-Colonial Theatre-Boston)

Type de série: Pre-Broadway Try Out
Théâtre: Colonial Theatre (Boston - Etats-Unis)
Durée : 2 semaines
Nombre :
Première Preview : mardi 27 mars 1945
Première : mardi 27 mars 1945
Dernière : dimanche 15 avril 1945
Mise en scène : Rouben Mamoulian
Chorégraphie : Agnès de Mille
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … John Raitt
Julie Jordan … Jan Clayton
Carrie Pipperidge … Jean Darling
Nettie Fowler … Christine Johnson
Enoch Snow … Eric Mattson
Jigger Craigin … Murvyn Vye
Starkeeper/Dr. Seldon … Russell Collins
David Bascombe … Franklyn Fox
Mrs. Mullin … Jean Casto
Hannah Bentley … Annabelle Lyon
Commentaires : Don Walker redid the orchestrations for "The Carousel Waltz" during the run. It had originally been scored by Robert Russell Bennett. Bennett's version (although abridged) can be heard on the cast recording of this production. The partitur for this version, however, is missing (only 6 instrumental parts have been located).
Robert Russell Bennett was asked by Richard Rodgers to do the orchestrations. At the time, Bennett was busy working in radio. He did find time to score the first two numbers: "The Carousel Waltz" and "You're a Queer One, Julie Jordan/When I Marry Mister Snow." Don Walker was asked to do the rest.
Walker signed on, but he was busy at the time with a musical for which he was composing the score, Memphis Bound. For assistance, he called on Hans Spialek and Stephen Jones to do some numbers. Joe Glover also helped out by putting together the Entracte shortly before the New York opening. Major numbers orchestrated by the others included "When the Children Are Asleep (Spialek) and "This Was a Real Nice Clambake," "The Highest Judge of All" and "You'll Never Walk Alone" (Jones). Spialek and Jones also orchestrated incidental bits and reprises.
After Memphis Bound opened, Rodgers asked Walker to rescore the two numbers scored by Bennett. Walker's job was made difficult because Rodgers asked him to score "The Carousel Waltz" in such a way that the orchestration could be played both by full-size symphony orchestras and the 39-player orchestra being used in the Broadway production. Walker never rescored "You're a Queer One, Julie Jordan," but he did do "When I Marry Mister Snow" in addition to "The Carousel Waltz."
Bennett's orchestrations for the first two numbers are heard on the original cast recording as Walker had not yet had a chance to orchestrate them.
Walker never reorchestrated the numbers and incidental bits done by Spialek, Jones, and Glover.
When the show first opened, the playbill included the following notice:
Because of governmental restrictions, The Playbill, in common with all publications, will have to curtail its consumption of paper. During this emergency it will not be possible to furnish a copy of The Playbill to every person. With your cooperation this regulation can be met without hardship if you will share your copy of The Playbill with your companion.

Version 2

Carousel (1945-03-Shubert Theatre-New Heaven)

Type de série: Pre-Broadway Try Out
Théâtre: Shubert Theatre (New Heaven - Etats-Unis)
Durée :
Nombre :
Première Preview : jeudi 22 mars 1945
Première : jeudi 22 mars 1945
Dernière : dimanche 25 mars 1945
Mise en scène : Rouben Mamoulian
Chorégraphie : Agnès de Mille
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … John Raitt
Julie Jordan … Jan Clayton
Carrie Pipperidge … Jean Darling
Nettie Fowler … Christine Johnson
Enoch Snow … Eric Mattson
Jigger Craigin … Murvyn Vye
Starkeeper/Dr. Seldon … Russell Collins
David Bascombe … Franklyn Fox
Mrs. Mullin … Jean Casto
Hannah Bentley … Annabelle Lyon
Commentaires : Don Walker redid the orchestrations for "The Carousel Waltz" during the run. It had originally been scored by Robert Russell Bennett. Bennett's version (although abridged) can be heard on the cast recording of this production. The partitur for this version, however, is missing (only 6 instrumental parts have been located).
Robert Russell Bennett was asked by Richard Rodgers to do the orchestrations. At the time, Bennett was busy working in radio. He did find time to score the first two numbers: "The Carousel Waltz" and "You're a Queer One, Julie Jordan/When I Marry Mister Snow." Don Walker was asked to do the rest.
Walker signed on, but he was busy at the time with a musical for which he was composing the score, Memphis Bound. For assistance, he called on Hans Spialek and Stephen Jones to do some numbers. Joe Glover also helped out by putting together the Entracte shortly before the New York opening. Major numbers orchestrated by the others included "When the Children Are Asleep (Spialek) and "This Was a Real Nice Clambake," "The Highest Judge of All" and "You'll Never Walk Alone" (Jones). Spialek and Jones also orchestrated incidental bits and reprises.
After Memphis Bound opened, Rodgers asked Walker to rescore the two numbers scored by Bennett. Walker's job was made difficult because Rodgers asked him to score "The Carousel Waltz" in such a way that the orchestration could be played both by full-size symphony orchestras and the 39-player orchestra being used in the Broadway production. Walker never rescored "You're a Queer One, Julie Jordan," but he did do "When I Marry Mister Snow" in addition to "The Carousel Waltz."
Bennett's orchestrations for the first two numbers are heard on the original cast recording as Walker had not yet had a chance to orchestrate them.
Walker never reorchestrated the numbers and incidental bits done by Spialek, Jones, and Glover.
When the show first opened, the playbill included the following notice:
Because of governmental restrictions, The Playbill, in common with all publications, will have to curtail its consumption of paper. During this emergency it will not be possible to furnish a copy of The Playbill to every person. With your cooperation this regulation can be met without hardship if you will share your copy of The Playbill with your companion.

Version 3

Carousel (1945-04-Majestic Theatre-Broadway)

Type de série: Original Broadway
Théâtre: Majestic Theatre (Broadway - Etats-Unis)
Durée : 2 ans 1 mois
Nombre : 890 représentations
Première Preview : Inconnu
Première : jeudi 19 avril 1945
Dernière : samedi 24 mai 1947
Mise en scène : Rouben Mamoulian
Chorégraphie : Agnès de Mille
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … John Raitt
Julie Jordan … Jan Clayton
Carrie Pipperidge … Jean Darling
Nettie Fowler … Christine Johnson
Enoch Snow … Eric Mattson
Jigger Craigin … Murvyn Vye
Starkeeper/Dr. Seldon … Russell Collins
David Bascombe … Franklyn Fox
Mrs. Mullin … Jean Casto
Hannah Bentley … Annabelle Lyon
Commentaires longs: Don Walker redid the orchestrations for "The Carousel Waltz" during the run. It had originally been scored by Robert Russell Bennett. Bennett's version (although abridged) can be heard on the cast recording of this production. The partitur for this version, however, is missing (only 6 instrumental parts have been located).
Robert Russell Bennett was asked by Richard Rodgers to do the orchestrations. At the time, Bennett was busy working in radio. He did find time to score the first two numbers: "The Carousel Waltz" and "You're a Queer One, Julie Jordan/When I Marry Mister Snow." Don Walker was asked to do the rest.
Walker signed on, but he was busy at the time with a musical for which he was composing the score, Memphis Bound. For assistance, he called on Hans Spialek and Stephen Jones to do some numbers. Joe Glover also helped out by putting together the Entracte shortly before the New York opening. Major numbers orchestrated by the others included "When the Children Are Asleep (Spialek) and "This Was a Real Nice Clambake," "The Highest Judge of All" and "You'll Never Walk Alone" (Jones). Spialek and Jones also orchestrated incidental bits and reprises.
After Memphis Bound opened, Rodgers asked Walker to rescore the two numbers scored by Bennett. Walker's job was made difficult because Rodgers asked him to score "The Carousel Waltz" in such a way that the orchestration could be played both by full-size symphony orchestras and the 39-player orchestra being used in the Broadway production. Walker never rescored "You're a Queer One, Julie Jordan," but he did do "When I Marry Mister Snow" in addition to "The Carousel Waltz."
Bennett's orchestrations for the first two numbers are heard on the original cast recording as Walker had not yet had a chance to orchestrate them.
Walker never reorchestrated the numbers and incidental bits done by Spialek, Jones, and Glover.
When the show first opened, the playbill included the following notice:
Because of governmental restrictions, The Playbill, in common with all publications, will have to curtail its consumption of paper. During this emergency it will not be possible to furnish a copy of The Playbill to every person. With your cooperation this regulation can be met without hardship if you will share your copy of The Playbill with your companion.

Version 4

Carousel (1950-06-Drury Lane Theatre-London)

Type de série: Original London
Théâtre: Drury Lane Theatre (Londres - Angleterre)
Durée : 1 an 4 mois 1 semaine
Nombre : 566 représentations
Première Preview : Inconnu
Première : mercredi 07 juin 1950
Dernière : samedi 13 octobre 1951
Mise en scène : Rouben Mamoulian
Chorégraphie : Agnès de Mille
Producteur :
Avec : Carrie Pipperidge … Margot Moser
Julie Jordan … Iva Withers
Mrs. Mullin … Marjorie Mars
Billy Bigelow … Stephen Douglass
Bessie/Singer … Sandra Hartley
Juggler … Eddie Le Roy
First Policeman/Principal/Singer … Vincent Charles
David Bascombe … W. Thorpe Devereux
Nettie Fowler … Marion Ross
June Girl … Mavis Ray

Version 5

Carousel (1952-01-Paper Mill Playhouse-Milburn)

Type de série: Revival
Théâtre: Paper Mill Playhouse (Milburn - Etats-Unis)
Durée :
Nombre :
Première Preview : Inconnu
Première : mardi 01 janvier 1952
Dernière : Inconnu
Mise en scène :
Chorégraphie :
Producteur :
Avec : Carrie Pipperidge … Margot Moser
Julie Jordan … Mary O'Fallon
Mrs. Mullin … Ruth White
Billy Bigelow … Stephen Douglass
First Policeman … Elvin Campbell
David Bascombe … Hal McMurrin
Nettie Fowler … Marion Ross
Enoch Snow … Jack Harrold
Jigger Craigin … Andrew Gainey
Second Policeman … Herb Mazzini

Version 6

Carousel (1956-02-Film)

Type de série: Film
Théâtre: *** Film (*** - ***)
Durée :
Nombre :
Première Preview : jeudi 16 février 1956
Première : jeudi 16 février 1956
Dernière : jeudi 16 février 1956
Mise en scène : Henry King
Chorégraphie :
Producteur :
Commentaires longs: The film followed the stage musical faithfully, except for five major changes:
In the film, Billy dies by accident, rather than by suicide as in the show – when he falls on his own knife while trying to escape arrest.
# The "recitative" singing in the "bench scene", leading directly into the song "If I Loved You", is turned into spoken dialogue.
# The "recitative" singing that leads directly into the song "June Is Bustin' Out All Over" is eliminated.
# The film begins in 1888, with Billy having been dead for fifteen years, and the story of his life on Earth is made into a flashback that takes up three-quarters of the film. Billy tells his own story to the Starkeeper in order to receive permission to return to Earth for one day. This last change was made to safeguard against the movie audience's being surprised at the death of Billy, and to prevent their leaving directly after it happens lest they think the story ended at that point.
# In the film, there is no specific mention of the fact that Billy must return to Earth for one day and perform a good deed in order to win entry into Heaven, as there is in the play. In the film's opening scene (a pre-credits sequence), a Heavenly Friend advises Billy that "there's trouble...down on Earth", in case he should like to return there. Billy takes the friend up on the offer, but the film gives the impression that he is not doing it specifically to be admitted into Heaven.
A smaller, less important change was the switching of the song "When The Children Are Asleep" to a later moment in order to take full advantage of the Maine locale. In the film, it is sung in a new scene by Carrie and Mr. Snow in their boat as the couple, together with Julie and Billy, sail to the island for the clambake. (This would logically place the song between Acts I and II of the stage version.) In the stage version, the song is unheard by any of the other characters, but the film places it so that Julie and Billy are there to listen to the song, and to lend a sharp contrast to the happiness that Mr. Snow feels in comparison to Billy's obvious uneasiness about the robbery that he and Jigger are soon to commit.

Version 7

Carousel (1965-08-New York State Theatre-LCPA-New York)

Type de série: Revival
Théâtre: David H. Koch Theatre (New-York - Etats-Unis)
Durée : 1 mois 1 semaine
Nombre : 47 représentations
Première Preview : Inconnu
Première : mardi 10 août 1965
Dernière : samedi 18 septembre 1965
Mise en scène : Edward Greenberg
Chorégraphie : Agnès de Mille
Producteur :
Avec : Carrie Pipperidge … Susan Watson
Julie Jordan … Eileen Christy
Mrs. Mullin … Benay Venuta
Billy Bigelow … John Raitt
Policeman … Thomas Barry
Mr. Bascombe … Ralston Hill
Nettie Fowler … Katherine Hilgenberg
Enoch Snow … Reid Shelton
Jigger Craigin … Jerry Orbach
Hannah … Jenny Workman

Version 8

Carousel (1967-05-TV)

Type de série: Revival
Théâtre: *** TV (*** - ***)
Durée :
Nombre :
Première Preview : dimanche 07 mai 1967
Première : dimanche 07 mai 1967
Dernière : dimanche 07 mai 1967
Mise en scène : Paul Bogart
Chorégraphie : Edward Villella
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … Robert Goulet
Julie Jordan … Mary Grover
Carrie Pipperidge … Marilyn Mason
Nettie Fowler … Patricia Neway
Jigger Craigin … Pernell Roberts
Enoch Snow … Jack De Lon
The Starkeeper/Dr. Selden … Charles Ruggles
Mrs. Mullin … Marge Redmond
Commentaires longs: It was a part of Armstrongs Circle Theater series of four Broadway Musicals to television adaptations, the others being Brigadoon, Kismet,and Kiss Me Kate.
At 105 minutes it did need some major abridgments. The Carousel waltz prologue is shortened to about 4 minutes, Louise"s ballet is shorted somewhat, and the songs Germaniums In The Window, and Stonecutters Cut It On Stone are cut. Musically all the rest is intact, with the lengthy Bench Scene (If I Loved You) performed mostly as written.

Robert Goulet performs well, though he does indulge in some brassy Broadway singing. Mary Grover sings beautifully as Julie Jorden, but her performance lacks an emotional center. The rest of the cast all sing well and the performances in general are good.

Hapilly, there is no flashback as in the film, so the impact of the original play's tragic turn are not diminished.

Version 9

Carousel (1985-11-Paper Mill Playhouse-Milburn)

Type de série: Revival
Théâtre: Paper Mill Playhouse (Milburn - Etats-Unis)
Durée : 1 mois 1 semaine
Nombre :
Première Preview : Inconnu
Première : mercredi 06 novembre 1985
Dernière : dimanche 15 décembre 1985
Mise en scène :
Chorégraphie :
Producteur :

Version 10

Carousel (1992-12-London Run-London)

Type de série: Revival
Théâtre: London Run (Londres - Angleterre)
Durée : 1 an 3 mois 2 semaines
Nombre :
Première Preview : mardi 01 décembre 1992
Première : jeudi 10 décembre 1992
Dernière : dimanche 27 mars 1994
Mise en scène : Nicholas Hytner
Chorégraphie : Sir Kenneth MacMillan
Producteur :
Avec : Michael Hayden (Billy Bigelow), Joanna Riding {Julie Jordan), Katrina Murphy {Carrie Pipperidge), Clive Rowe {Enoch Snow), Meg Johnsone {Nettie Fowler), Phil Daniels, Stanislav Tschassov, Luke Hope
Commentaires : Lyttelton Theatre (10/12/1992 - 27/3/1993)
Shaftesbury Theatre (16/9/1993 - 27/3/1994)

Version 11

Carousel (1994-03-Vivian Beaumont Theatre-LCPA-New York)

Type de série: Revival
Théâtre: Vivian Beaumont Theatre (New-York - Etats-Unis)
Durée : 9 mois 3 semaines
Nombre : 337 représentations
Première Preview : Inconnu
Première : jeudi 24 mars 1994
Dernière : dimanche 15 janvier 1995
Mise en scène : Nicholas Hytner
Chorégraphie : Sir Kenneth MacMillan
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … Michael Hayden
Julie Jordan … Sally Murphy
Carrie Pipperidge … Audra Ann McDonald
Nettie Fowler … Shirley Verrett
Enoch Snow … Eddie Korbich
Jigger Craigin … Fisher Stevens
Starkeeper/Dr. Seldon … Jeff Weiss
David Bascombe … Robert Breuler
Mrs. Mullin … Kate Buddeke
Hannah Bentley … Cindy Robinson

Version 12

Carousel (1996-01-US Tour)

Type de série: Revival
Théâtre: US Tour ( - Etats-Unis)
Durée : 7 mois
Nombre :
Première Preview : Inconnu
Première : mardi 30 janvier 1996
Dernière : dimanche 01 septembre 1996
Mise en scène : Nicholas Hytner
Chorégraphie : Sir Kenneth MacMillan
Producteur :
Avec : Julie Jordan … Sarah Uriarte
Billy Bigelow … Patrick Wilson
Carrie Pipperidge … Sherry D. Boone
Nettie Fowler … Rebecca Eichenberger
Enoch Snow … Sean Palmer
Jigger Craigin … Brett Rickaby
Starkeeper/Dr. Seldon … William Metzo
David Bascombe … William Metzo
Mrs. Mullin … Patricia Hodges
Louise … Dana Stackpole
Commentaires longs: Houston, Music Hall, Jan. 30-Feb. 18 / Chicago, Rosemont Theatre, Feb. 20-25 / Miami, Gleason Theatre, Feb. 27-March 3 / Orlando, FL, Bob Carr Performing Arts Center, March 5-10 / West Palm Beach, FL, Kravis Center, March 12-17 / Baltimore, Lyric Theatre, March 19-24 / Philadelphia, Merriam Theatre, March 26-31 / Pittsburgh, Benedum Center, April 2-7 / New Haven, CT, Shubert Performing Arts Center, April 9-21 / Boston, Shubert Theatre, April 23-May 5 / St. Louis, MO, Fox Theatre, May 7-12 / TBA, May 14-19 / Seattle, WA, Fifth Avenue Theatre, May 21-June 9 / Portland, OR, Civic Auditorium, June 11-16 / Dallas, Music Hall, June 18-30 / Los Angeles, Ahmanson Theatre, July 2-Aug. 25 / Sacramento, CA, Sacramento Convention Center, Aug. 27-Sept. 1.

Version 13

Carousel (2000-02-Landis Performing Arts Center-Mos Angeles)

Type de série: Revival
Théâtre: Landis Performing Arts Center (Los Angeles - Etats-Unis)
Durée : 2 semaines
Nombre :
Première Preview : vendredi 11 février 2000
Première : vendredi 11 février 2000
Dernière : dimanche 27 février 2000
Mise en scène : Steven A. Glaudini
Chorégraphie : Lee Martino
Producteur :

Version 14

Carousel (2001-06-Paper Mill Playhouse-Milburn)

Type de série: Revival
Théâtre: Paper Mill Playhouse (Milburn - Etats-Unis)
Durée : 1 mois 2 semaines
Nombre :
Première Preview : Inconnu
Première : vendredi 01 juin 2001
Dernière : dimanche 15 juillet 2001
Mise en scène : Robert Johanson
Chorégraphie : Robert La Fosse
Producteur :
Avec : Billy Bigelow … Matt Bogart
Julie Jordan … Glory Crampton
Carrie Pipperidge … Christiane Noll
Starkeeper … Eddie Bracken
Jigger Craigin … Jim Newman

Version 15

Carousel (2008-12-Savoy Theatre-London)

Type de série: Revival
Théâtre: Savoy Theatre (Londres - Angleterre)

Durée : 6 mois 2 semaines
Nombre : 231 représentations
Première Preview : samedi 22 novembre 2008
Première : mardi 02 décembre 2008
Dernière : samedi 20 juin 2009
Mise en scène : Lindsay Posner
Chorégraphie : Adam Cooper
Producteur :
Avec : Jeremiah James (Billy Bigelow), Alexandra Silber (Julie Jordan), Lauren Hood (Carrie Pipperidge), Alan Vicary (Enoch Snow), Lesley Garrett (Nettie Fowler), Graham MacDuff (Jigger), Lindsey Wise (Louise), Diana Kent, Derek Hagen, Tom Dwyer
Commentaires : With a first-class cast, much-praised choreography and exciting design making subtle use of projection, this was a very satisfying revival. Those with memories of the quite exceptional National Theatre production sixteen years earlier did find the present show lacking that extra little something, but for everyone else this was superb entertainment. It was originally booked to close at the end of July 2009, but closed a month early, on June 20 th when advance bookings fell away.
Presse : NICHOLAS DE JONGH for THE EVENING STANDARD says, "Despite Lindsay Posner’s old-fashioned production I was enchanted."
MICHAEL BILLINGTON for THE GUARDIAN says, "I've always thought it a flawed masterwork; and so it proves once again in Lindsay Posner's well-sung revival which holds one's attention until the death of the hero, Billy Bigelow, after which the show ascends into the empyrean and the realms of pseudo-art."
BENEDICT NIGHTINGALE for THE TIMES says, "Captivated by maybe the finest score even Rodgers ever produced."
LIA MARTLAND for THE STAGE says, "Touching and relatively understated staging...Adam Cooper’s choreography can be disappointingly bland."
CHARLES SPENCER for THE DAILY TELEGRAPH says, "Justice has been done to one of the greatest of all musicals."

Version 16

Carousel (2013-03-Théâtre du Châtelet-Paris)

Type de série: Reprise
Théâtre: Théâtre du Châtelet (Paris - France)
Durée : 1 semaine
Nombre : 8 représentations
Première Preview : lundi 18 mars 2013
Première : lundi 18 mars 2013
Dernière : mercredi 27 mars 2013
Mise en scène : Jo Davies
Chorégraphie : Kay Shepherd • Kim Brandstrup
Producteur :
Avec : Duncan Rock (Billy Bigelow), Kimy Mc Laren (Julie Jordan), Rebecca Bottone (Carrie Pipperidge), Lisa Milne (Nettie Fowler), David Curry (Enoch Snow), Nicholas Garrett (Jigger Craigin), Beverley Grant (Louise Bigelow), Candida Benson (Mrs Mullin), John Woodwine (Star keeper, Dr Seldon)
Chœur: Enfants d’Enoch Snow, Choeur d’Enfants Sotto Voce, Choeur du Châtelet

Version 17

Carousel (2018-04-Imperial Theatre-Broadway)

Type de série: Revival
Théâtre: Imperial Theatre (Broadway - Etats-Unis)
Durée : 5 mois 1 semaine
Nombre : 47 previews - 181 représentations
Première Preview : mercredi 28 février 2018
Première : jeudi 12 avril 2018
Dernière : dimanche 16 septembre 2018
Mise en scène : Jack O'Brien
Chorégraphie : Justin Peck
Producteur :
Avec : Joshua Henry (as Billy Bigelow), Jessie Mueller (as Julie Jordan), Renée Fleming (as Nettie Fowler), Lindsay Mendez (as Carrie Pipperidge), Alexander Gemignani (as Enoch Snow), Margaret Colin (as Mrs. Mullins), Amar Ramasar (as Jigger), Brittany Pollack (as Louise), and John Douglas Thompson (as Starkeeper)
Commentaires : "You'll Never Walk Alone"... Those reassuring words once again ring out on the Great White Way with the Broadway revival of Rodgers & Hammerstein's classic musical Carousel, which features a starry cast headlined by two-time Tony Award nominee Joshua Henry, Tony Award winner Jessie Mueller, and opera sensation Renée Fleming.

Infused with brand new choreography by New York City Ballet's Justin Peck, the dance sequences range from dreamily graceful to strikingly masculine and have given new life to this timeless classic. In addition, the difficult theme of domestic abuse is sensitively addressed by director Jack O'Brien for the modern day audience and we are reminded how progressive Rodgers & Hammerstein actually were to shine a light on the topic in a Broadway musical way back in 1945.

This production boasts a beautifully crafted scenic design by Santo Loquasto that allows the audience to admire and be inspired to use their own imaginations in equal measures. He paints a picture of a bygone era that has a deliberately hazy atmosphere about it, as if being recalled from a distant memory. It blends with Rodgers & Hammerstein's sumptuous score to great effect and the production delivers an inescapable air of nostalgia as a result.
Presse : "Blame it on God, or the fates, or — to use the metaphor of choice here — the stars. But when Billy meets Julie in the heartfelt, half-terrific revival of Rodgers and Hammerstein’s Carousel... you can tell they’ve been felled by a force beyond their comprehension or control." Ben Brantley for New York Times

"Carousel has such a glorious score that the music always shines bright — even in a revival as wobbly as the one now on Broadway at the Imperial Theatre." Joe Dziemianowicz for New York Daily News

"Carousel's sumptuous new Broadway revival plows steadily through the show’s darker currents. Director Jack O’Brien invites us to admire the show as an exemplar of classic American musical theater, lovingly emphasizing its virtues." Adam Feldman for Time Out New York

"Carousel embraces darkness and brutality while balancing sorrow with jubilation, tragedy with redemption in a show whose emotional complexity is equaled by its ravishing score. What a gift to have it back on Broadway in a magnificently sung revival that breathes pulsing new life into this shimmering masterwork." David Rooney for Hollywood Reporter

"Audiences encountering Joshua Henry's electrifying performance as the charismatic but star-cursed Billy Bigelow will long remember the experience. In this new Broadway revival of Rodgers and Hammerstein's Carousel, Henry shows off the exceptionally beautiful voice of a genuine actor-singer, a voice that while warm and mellow, can also soar with joy and tremble in despair." Marilyn Stasio for Variety

Version 18

Carousel (2020-07-Open Air Theatre, Regent's Park-London)

Type de série: Revival
Théâtre: Open Air Theatre, Regent's Park (Londres - Angleterre)
Durée : 1 mois 2 semaines
Nombre :
Première Preview : vendredi 31 juillet 2020
Première : vendredi 31 juillet 2020
Dernière : samedi 19 septembre 2020
Mise en scène : Timothy Sheader
Chorégraphie : Drew McOnie
Producteur :

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1) 1945-04-Original Broadway Cast
2) 1956-02-Film Soundtrack
3) 1965-08-Lincoln Center Cast

4) 1987-03-London Studio Cast
5) 1992-12-Royal National Theatre
6) 1994-03-Broadway Cast