Spectacle poignant à l'humour acéré où l'Histoire du XXe siècle se dessine en filigranes.
En 2013, ce récit autobiographique a reçu le prix Rossel.

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En quelques mots

À la mort de ses parents, le narrateur décide de ranger, non sans réticence, les archives familiales empilées depuis des lustres dans une armoire. Vieilles lettres de famille en plonais et en yiddish, formulaires divers, reçus d’administrations disparues. Il redoute ce travail fastidieux, persuadé que son père, un petit pharmacien de quartier, a eu une vie « sans histoires». Or, au fil des découvertes, se dessine le portrait d’un Don Quichotte original et aventureux.

Parti de son shtetl de Pologne, il arrive à Liège, à la fin des années vingt, pour étudier la pharmacie. Comme il ne parle pas français, il trouve le job idéal auprès d’un prestidigitateur à la recherche d’un «étranger » prêt à monter sur scène à chaque représentation pour confirmer au public que la femme à couper en deux est bien dans son écrin. C’est ainsi que commence la vie en Belgique de Monsieur Optimiste.

Pendant ce temps, Rebecca, sa future femme arrive de Vilnius à la fin des années trente. Lorsqu’elle rencontre Mr Optimiste dans une pharmacie de Bruxelles, c’est le coup de foudre. Ils se marient et aussitôt, la guerre éclate…

Sous couvert de divers patronymes, Mr Optimiste va surmonter bien des épreuves, de son voyage de noces sous les bombardements à Boulognesur-Mer, à une amitié imprudente avec un Allemand qui se révèle espion du iiie Reich. De la perte de sa soeur cadette dans le ghetto de Varsovie à la clandestinité. Il lui faudra aussi déployer beaucoup d’imagination pour échapper aux nazis ou, ensuite, à la Sûreté de l’État, à l’affût de ses amitiés communistes.

Mauvais juif [mais lecteur assidu de la Bible], sollicité par sa mère de revenir en Pologne mais tenté de vivre en Israël tout en se montrant défenseur inconditionnel de son pays d’accueil, concocteur de remèdes magiques pour hommes, femmes et pigeons. Voilà quelques-unes des facettes contradictoires de cet indéfectible optimiste.

À travers ce récit, tantôt burlesque, tantôt poignant et nostalgique, inspiré de la vie du père de l’auteur, c’est bien sûr l’Histoire du xxe siècle qui se dessine en filigranes mais c’est surtout pour l’auteur, une façon de tendre la main à ses origines et de cerner sa propre identité.

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Ce roman d’Alain Berenboom m’a particulièrement touché. Dire JE est puissant, c’est une force qui permet de se dévoiler pour mieux comprendre, enfin, son humanité.

Adapter un roman à la scène est, pour moi, une aventure en soi. Entre respect de l’œuvre et découvertes de potentialités théâtrales, la route vagabonde, sinueuse, au cours du long processus de travail… Découvrir petit à petit quelles scènes nous touchent, nous interpellent, donnent du sens… Comment se servir de cette prose et de son humour si particulier… Certains passages de ce livre me procurent une émotion rare, liée à ma propre vie. Cette époque (la guerre 40-45) m’a marquée en profondeur. Les souvenirs d’autrui peuvent façonner une vie. L’histoire de mes grands-parents paternels et maternels me hante encore aujourd’hui.

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Né à Bruxelles en 1947 d’un père venu d’une petite ville près de Varsovie en Pologne et d’une mère née à Vilnius (à l’époque russe), Alain Berenboom est devenu un peu par le hasard du désordre de l’Europe du XX ème siècle un écrivain belge de langue française.

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Pourquoi mon père s’est-il installé en Belgique ? Quand j’ai essayé, il y a quelques années, de reconstituer sa vie, voilà une des principales pièces du puzzle qui est restée manquante. On peut formuler beaucoup d’hypothèses à ce sujet mais aucune n’est vraiment convaincante. Je ne saurai jamais pourquoi, quittant la Pologne, où les Juifs ne pouvaient s’inscrire à l’université, il a choisi d’étudier à Liège, plutôt qu’à Göteborg, Montpellier ou Montevideo. Pour lui, français, espagnol ou suédois, c’était pareil au même, de l’hébreu. Pardon ! Justement l’hébreu, ça, il connaissait, aussi bien que l’araméen, mais bonne chance pour trouver une seule faculté de pharmacie dans le monde où l’on donnait cours dans une des langues parlées en Palestine au temps des Romains. Direction donc Liège, sa nouvelle Jérusalem !

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«Ravi, le lecteur découvre ce que fut la vie rocambolesque de ces parents tranquilles. Il y a le faux ami, vrai nazi, l’aïeul épicier dans un village polonais enneigé, une grand-mère et mère courage, intrépide et pionnière, une kyrielle d’épisodes hauts en couleurs et en émotion. (…) Tout est juste, magnifiquement campé avec une pudeur pleine d’humour et de tendresse pour des personnages réels devenus de fiction.» Sophie Creuz, L’Echo

«Magnifique et émouvante enquête d’Alain Berenboom sur sa famille où le père du détective Van Loo aborde le sujet qui l’obsède vraiment» Guy Duplat, Le Soir

«Alain Berenboom a réussi un joli tour de force : parler d’un drame inouï avec humour et profondeur. (..) Le style est épatant et même décapant pour ressusciter, à partir de documents familiaux épars, le quotidien de personnalités ordinaires indécrottablement tournées vers l’avenir qui ne pourra être que radieux… On s’en voudra de déflorer les ressorts d’une intrigue qui tient le lecteur en haleine dès les premières lignes (il est vrai qu’on a affaire à un auteur de polars chevronné) pour en souligner l’originalité et l’humanité profondes.» Bernard Delcord, Marianne