«Un spectacle jouissif et ambivalent.»
Le Soir – Catherine Makereel

"Dans un échange constant de personnages, Christine Delmotte a distribué la parole d’Amélie à 7 jeunes comédiens pétulants et explosifs, dont des hommes bien sûr, qui retrouvent avec jubilation et exaltation leurs propres souvenirs de cavalcades sur terrains vagues et cours de récréation. Une habile façon d’émietter toutes les facettes d’Amélie sans jamais la trahir. Difficile de rester indifférent. La mise en scène est tellement délirante que le spectateur est embarqué dans l’expérience héroïque presque sans son consentement. Et le cheminement amoureux dévastateur d’Amélie laisse pantois."
(Arts et Lettres)

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En quelques mots

Le Sabotage amoureux est un roman dont les héros sont des enfants de tous les pays âgés de 6 à 12 ans, dans la Chine communiste de Mao. Comme tous les enfants du monde, ils jouent à la guerre, avec conviction et férocité.

Amélie a 7 ans et dans la guerre de son enfance, elle est « l’éclaireur », invincible et sans peur. Jusqu’à l’arrivée de la très belle et très cruelle Elena, qui va bouleverser son petit monde. La fascination et l’amour qu’Amélie va éprouver pour elle va la faire expérimenter une palette d’émotions et de situations : éblouissement, altruisme, humiliation,…

Comme dans un film de cape et d’épée, les deux intrigues (l’amour et la guerre) s’entrecroisent et avancent ensemble avec entrain et férocité, se répondant comme en miroir.

Distribution

CREATEURS
AuteurAmélie Nothomb
Adaptation, mise en scène et scénographieChristine Delmotte
LumièreNathalie Borlée
CostumesCathy Peraux
Assistanat généralAnna Giolo
AVEC
Marouane Amimi
Stéphanie Blanchoud
Catherine Decrolier
Jessica Gazon
Ingrid Heiderscheidt
Jean-Louis Fils
Vincent Vanderbeecken
Une production de la Compagnie Biloxi 48
En coproduction avec le Théâtre de la place des Martyrs
Spectacle créé au Théâtre de la place des Martyrs en Janvier 2012

Presse

On savait la plume d’Amélie Nothomb parfaitement malléable sur scène après y avoir vu Les combustibles ou L’hygiène de l’assassin. Voici une nouvelle preuve de sa souplesse scénique avec Le sabotage amoureux, mis en scène par Christine Delmotte. Le pari était risqué de confier à des comédiens adultes ce récit autobiographique plongeant dans les souvenirs d’une Amélie Nothomb de sept ans. Sans jamais tomber dans la mièvrerie, écueil des imitations de l’enfance, la mise en scène insuffle une insolence naturelle, une vitalité exaltée qui a la fraîcheur de l’insouciance mais ne sacrifie pas à l’étrange perversité qui nimbe ce conte cruel sur fond de jeux d’enfants.
Formidables de facétie, tantôt innocents tantôt vicieux, les comédiens composent un tableau captivant de cette barbarie aux yeux d’anges que peut revêtir l’enfance. Et créent un spectacle jouissif et ambivalent.

Catherine Makereel - Le Soir - 16/1/2012

Les romans d’Amélie Nothomb se prêtent très bien à l’adaptation scénique comme on l’a déjà vu avec "Hygiène de l’assassin" ou "Biographie de la faim", il y a deux ans, de la compagnie Biloxi 48 en compagnonnage au Théâtre de la Place des Martyrs. Christine Delmotte avait adapté cette histoire autobiographique pour le théâtre avec succès, répartissant la voix d’Amélie Nothomb entre plusieurs comédiens. C’est le même principe qu’elle met en œuvre pour l’adaptation du "Sabotage amoureux", deuxième roman publié par la célèbre romancière, en 1993. Sept comédiens adultes incarnent donc tour à tour cette Amélie de 7 ans en plongeant dans le monde de l’enfance à cœur joie mais sans aucune exagération ni caricature. Un exercice délicat que Maroine Amimi, Stéphanie Blanchoud, Catherine Decrolier, Christophe Destexhe, Jessica Gazon, Ingrid Heiderscheidt et Quentin Minon réussissent à merveille.
Pour mettre en scène ce conte cruel, Christine Delmotte a choisi de faire littéralement jouer les comédiens dans un décor-terrain de jeux où une cage à écureuils côtoie un vélo dans les airs et une barricade en cartons. Les sept acteurs virevoltent sur leur trottinette, répètent leur haka de guerre, brandissent leurs drapeaux, courent en tous sens avec espièglerie, la personnalité de chacun se dessinant même s’ils incarnent à tour de rôle Amélie. Dans une belle choralité, ils insufflent une vitalité étonnante au spectacle sans temps mort sans oublier la petite dose de perversité et de cruauté qui donne tout son sel à cette histoire de jeux d’enfants.

Camille de Marcilly - La Libre Belgique - 19 janvier 2012

Ce ne sont donc pas des mots d'enfant que nous entendrons mais la langue caractéristique, élaborée, parfois précieuse, de l'écrivaine qui se tourne vers son passé, sans même se donner la peine de changer les noms des protagonistes, en premier lieu elle-même, bien sûr. Ne dit-elle pas d'ailleurs :"handicapée par une enfance trop heureuse, je suis abonnée à la nostalgie"? Certes, il s'agit d'un de ses tout premiers romans, et qui la lança tous azimuts, mais publié...alors qu'elle avait 26 ans? Ce n'est qu'en 2011 qu'un titre surgira (enfin) "Tuer le père"... étrange n'est-il pas ?
Améliephiles, Notombivores, réjouissez-vous : vous retrouverez intact ce ton particulier que vous aimez, ce parfum décalé-délicat, teinté d'une pointe d'ironie…

Suzanne Vanina - Rue du Théâtre - 4/2/2012

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