Toute la légèreté comique et satirique d'un Labiche,
qui nous fera revoir notre grammaire.

Pour répondre à un article d'Émile Zola qui ne lui reconnaissait qu'une qualité, celle d'être un "rieur", Eugène Labiche écrivit: "Je trouve que vous avez parfaitement caractérisé la nature de mon talent (si talent il y a) : je suis un rieur. Quelques-uns voient triste, moi, je vois gai, ce n'est pas ma faute, j'ai l'œil fait comme ça. Je n'ai ni à m'en applaudir, ni à m'en excuser. J'ai beau faire, je ne peux pas prendre l'homme au sérieux, il me semble n'avoir été créé que pour amuser."

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En quelques mots

L’ancien négociant François Caboussat est en pleine campagne pour la place de Président du Comice Agricole. Tout le monde le prend pour un homme instruit puisque ce dernier est toujours plongé dans ses bouquins. En réalité, il s'agit toujours du même livre intitulé "La Grammaire" et c'est sa fille, Blanche, qui lui rédige ses discours lorsque celui-ci doit apparaître en public et c'est elle qui s'occupe également de sa correspondance.
Face à lui Poitrinas, passionné d’archéologie et aussi faux savant que Caboussat, va faire des fouilles dans le secteur … et vient surtout demander la main de Blanche pour son fils, même s’il est très embêté par le non talent de ce dernier pour la grammaire, mais Caboussat ne comprend pas car les fautes ne lui apparaissent pas.
Poitrinas fait, selon lui, d’exceptionnelles découvertes archéologiques dans le jardin…
Mais Caboussat s'oppose au mariage car il ne peut se passer de celle qui le rend intellectuel!

Extrait

CABOUSSAT, écrivant. — «Arpajonais... je donne ma démition...»
BLANCHE. — Par exemple!
Elle prend le papier et le déchire.
CABOUSSAT. — Que fais-tu?
BLANCHE, bas. — Démission prend deux s!
CABOUSSAT, se levant. — J’ai encore mis un t... (A part.) Je ne peux pas même donner ma démission sans ma fille.

Distribution

CREATEURS
AuteurEugène Labiche
Mise en scèneBernard Lefrancq
AVEC
CaboussatMichel Poncelet
PoitrinasBernard Lefrancq
MachutDenis Carpentier
BlancheEléonore Peltier
JeanBenoît Strulus
Une production du Théâtre Royal des Galeries, dans le cadre de la Tournée des Châteaux

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Extrait

JEAN. — L’ennui de la vaisselle, quand on l’a rangée, c’est qu’il faut la déranger.
Un saladier lui échappe des mains et se casse.
MACHUT, entrant. — Pah!
JEAN. — Sacrebleu! le saladier doré!
MACHUT. — Tu travailles bien, toi!
JEAN. — Ah! ce n’est que le vétérinaire!... Vous m’avez fait peur.
MACHUT. — Qu’est-ce que va dire M. Caboussat, ton maître, en voyant cette fabrique de castagnettes?
JEAN, ramassant les morceaux. — Il ne la verra pas... j’enterre les morceaux au fond du jardin... j’ai là une petite fosse... près de l’abricotier... c’est propre et gazonné.

En savoir plus

Voilà 40 ans que le Théâtre des Galeries part en vadrouille l'été et met au vert Molière, Labiche, Beaumarchais ou d'autres cousins d'écriture. Selon les lieux, ils frôlent de leurs satins l'élégance classique d’une cour de château, ils paissent au milieu des champs, entre grange et écurie, ou devant la façade d'une ferme.

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Fils d'un riche industriel, il fit ses études secondaires au Collège Bourbon, futur Lycée Condorcet. Après le baccalauréat, il réalise un long voyage en Italie durant lequel il écrit La Clef des champs, paru en 1839 et qui sera son seul roman. Il commence alors une production boulimique qui compte quelques deux cents pièces, presque toujours écrites en collaboration, avec notamment Auguste Lefranc, Marc-Michel, Adolphe Choler, Edouard Martin, Alfred Delacour, ou encore Emile Augier, et qui furent jouées au Palais-Royal, au Gymnase, aux Variétés, aux Bouffes-Parisiens, ou à la Comédie-Française.

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Genre dramatique, né à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème, le vaudeville fut, pendant un siècle et demi, une sorte de comédie musicale où alternaient parties parlées et couplets dont les paroles nouvelles étaient chantées sur des airs déjà connus. Bénéficiant d'un succès considérable au XIXème siècle, avec Scribe et Labiche, ce type de pièce s'est modifié au fil du temps en perdant ses couplets chantés.

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«Seul Dieu a le droit de tuer son semblable.»

«La vérité habite un puits, mais sans les porteurs d'eau, elle y resterait.»

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