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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Les musicals de Broadway

Une brève histoire, en guise d'introduction

Le XIXè siècle: l'Angleterre, la France, l'Allemagne et les USA...

Jacques Offenbach à Paris

Au milieu du XIXème siècle, tout producteur de spectacle de scène à Paris avait à affronter un terrible concurrent: le gouvernement français. En effet, pour être sûr que rien ne fera de l'ombre à l'opéra, sponsorisé par l'Etat Français, une loi limitait les productions musicales indépendantes: un seul acte, pas plus de deux personnages (limite qui après de nombreuses protestations sera portée à trois!). Un compositeur a réussi à développer une création cohérente, malgré ces interdictions drastiques. Il s'agit de Jacques Offenbach.

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Jacques Offenbach (1819-1880)

Né à Cologne d’un père musicien

Né en 1819, Jacques Offenbach est le septième des dix enfants d’un professeur de musique de Cologne et chantre de synagogue, originaire d’Offenbach-sur-le-Main. Une origine allemande dont il lui sera fait reproche au moment de la guerre de 1870, tandis que les Prussiens l’accuseront toujours d’être bien trop "pro Français "…

Le père de Jacques détecte très tôt les talents musicaux de son fils, l’encourage à se produire en public et pour finir l’emmène à Paris. Admis en 1833 au Conservatoire de Paris après bien des difficultés (la prestigieuse école est interdite aux étrangers), il en part dès 1834, trouvant qu’on s’y ennuie et qu’on n’y apprend rien. Pour vivre, il obtient une place de violoncelliste dans l’orchestre de l’Opéra-Comique et assure sa formation de compositeur "sur le tas", en écoutant tout ce qui se joue à Paris.

Pas à pas vers l’opéra

En 1837, Offenbach commence à faire jouer ses valses, avec succès. Il compose aussi avec Friedrich von Flotow des morceaux de salon qu’il joue dans les hôtels particuliers parisiens et qui assurent sa notoriété. Il écrit aussi de petites scènes chantées qui plaisent, donne à Londres une série de concerts appréciés (et dont le succès lui permet d’épouser enfin la femme aimée), fait jouer des poèmes chantés… En 1850, il devient pour cinq ans le directeur musical de la Comédie-Française mais ne rêve que de l’Opéra-Comique, dans lequel il cherche, en vain, à se faire admettre. Finalement, fatigué de voir cette scène refuser ses œuvres, il commence à rêver d’un théâtre bien à lui.

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La naissance des Bouffes-Parisiens

En 1855, au moment de l’exposition universelle, il réussit à obtenir la concession d’une baraque placée sur le parcours des visiteurs de l’exposition. Il emporte l’affaire en proposant au ministre de créer un nouveau genre de divertissement "de nature à plaire aux intelligences cultivées et à la masse des spectateurs". Baptisé Bouffes-Parisiens, le théâtre ouvre le 5 juillet. La salle est minuscule (cinquante places inconfortables) mais les pièces d’Offenbach y connaissent un succès fulgurant! Comme c'était l'habitude à l'époque, le billet donnait droit à un lever de rideau, une pantomime, deux opérettes en un acte, dont Les Deux Aveugles. Cette opérette incluait deux mendiants qui se faisaient passer pour aveugles. La plupart de ces "mini-musicals" avaient trois chanteurs et parfois un artiste supplémentaire, ce qui demandait une permission spéciale du gouvernement.

Après la fermeture de l’exposition universelle, Offenbach transfère son théâtre passage Choiseul, dans des locaux plus vastes. Cette nouvelle salle est inaugurée le 29 décembre 1855 avec Ba-Ta-Clan, une "chinoiserie musicale" qui fait un triomphe. Offenbach écrit beaucoup pour son théâtre: il sera l'auteur d'une trentaine d'œuvres en un acte avant d'enfin livrer l'ambitieux Orphée aux Enfers. Mais il va devoir se battre pour vaincre les à priori de l'époque.

En 1856, il lance un concours d'opérette dont les lauréats sont Bizet et Lecocq. Mais Offenbach monte aussi Rossini et Mozart. Il parvient à élargir peu à peu son privilège jusqu'à pouvoir donner un opéra bouffon en deux actes et quatre tableaux, le 21 octobre 1858, Orphée aux Enfers. Les 228 représentations d'affilée de cette œuvre qui, sous le masque de l'antiquité, parodie les mœurs contemporaines, prouvent qu'Offenbach est devenu le musicien à la mode. Il est naturalisé Français en janvier 1860 et reçoit la Légion d'honneur en août 1861.

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Si Geneviève de Brabant obtient moins de succès en 1859, Offenbach réussit l'année suivante à débuter sur les scènes officielles. À l'Opéra, le ballet Le Papillon est très bien accueilli mais, à l'Opéra-Comique, une cabale fait tomber lourdement l'audacieux Barkouf. La collaboration avec Scribe, qui a écrit le livret et qui devine en Offenbach un nouvel Auber, n'a pas protégé le musicien des jalousies de ses confrères.

Blessé, il prend sa revanche douze jours plus tard avec la Chanson de Fortunio, acclamée aux Bouffes-Parisiens. A cette époque, il fait un premier voyage à Vienne où sa musique connaît une grande vogue (phénomène qui donnera naissance à l'opérette viennoise). Au début de 1862, Offenbach abandonne la direction des Bouffes-Parisiens qui s'avère ruineuse. L'été, il entame avec Bavard et Bavarde (actuellement appelé Les Bavards) une collaboration régulière avec le Kursaal à Bad Ems, station thermale mondaine proche de Coblence. Huit oeuvres y seront créés jusqu'en 1867.

L'année 1864

1864 est une année capitale pour Offenbach. En février, l'Opéra de Vienne crée ses Rheinnixen, "grand opéra romantique". Ce n'est qu'un simple succès d'estime. À Paris cependant, le décret sur la liberté des théâtres ouvre de nouvelles salles au musicien, notamment les Variétés où est créée le 17 décembre 1864 La Belle Hélène. Cet opéra bouffe - d'une extraordinaire liberté - inaugure une période de succès ininterrompus et devient un véritable phénomène de société, le symbole d'une époque. Toute l'équipe de La Belle Hélène participe le 5 février 1866 au succès de Barbe-Bleue, un nouveau chef-d'œuvre.

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Cette même année 1866, Offenbach, Meilhac et Halévy s'installent avec La Vie parisienne au Palais-Royal, le théâtre de Labiche. La pièce est si audacieuse qu'au fil des répétitions, l'inquiétude gagne la direction, les interprètes et même les librettistes. Tout le monde doute, sauf Offenbach. La première, le 31 octobre, lui donne raison car, dès ce soir-là, le succès est prodigieux et tout Paris court admirer dans ce miroir impitoyable une image que les auteurs ont déformée seulement en apparence.

Offenbach a su utiliser au mieux une troupe habituée à chanter les couplets des vaudevilles et que renforce pour l'occasion Zulma Bouffar, engagée pour créer le rôle de Gabrielle. La Vie parisienne continue à enthousiasmer le public pendant l'Exposition universelle pour laquelle le trio a écrit La Grande-Duchesse de Gérolstein créée aux Variétés le 12 avril 1867.

En cette année 1867, Offenbach est joué sur cinq théâtres parisiens à la fois, en particulier à l'Opéra-Comique où l'on donne son Robinson Crusoé.

En 1868, Le Château à Toto ne convainc pas totalement au Palais-Royal tandis que l'équipe victorieuse des Variétés récidive le 6 octobre avec La Périchole, opéra bouffe grinçant, voire désespéré.

Les rivaux d'Offenbach, Hervé et Vert-Vert, remportent eux aussi des succès sans parvenir pourtant à le détrôner: en 1869, alors que La Périchole est joué à la Salle Favart, La Princesse de Trébizonde, le 7 décembre et Les Brigands, 3 jours plus tard, confirment sa domination.

La guerre franco-prussienne remet toutefois en cause la carrière d'Offenbach qui, de par ses origines et ses succès sous l'Empire, est un bouc émissaire idéal. Sa musique jugée "décadente" est accusée d'avoir démoralisé les Français et on lui reproche des liens avec le pouvoir impérial qui n'ont jamais existé.

En tout cas, si le nouveau climat moral né de la défaite oblige Offenbach à changer sa manière, les quarante partitions créées de 1871 à 1881 prouvent qu'il est toujours aussi fécond sous la République.

L'après 1870

Après Boule-de-Neige (1871), nouvelle version de Barkouf, Offenbach se tourne vers le genre de la féerie, au Théâtre de la Gaîté qu'il dirige de 1873 à 1875. Le Roi Carotte (1872), Orphée aux Enfers remanié(1874), Geneviève de Brabant (1875) également remaniée, Le Voyage dans la lune (1875) sont à la fois des pièces à grand spectacle et des opéras bouffes. Mais ces ouvrages sont très coûteux à monter: quasiment ruiné, Offenbach doit abandonner sa direction et accepter, en 1876, une éprouvante mais lucrative tournée aux États-Unis.

A son retour, ses pièces nouvelles sont moins bien accueillies, malgré leur qualité (Le Docteur Ox, 1877; Maître Péronilla, 1878). Offenbach cultive alors une veine plus bourgeoise et patriotique pour reconquérir son public: Madame Favart (1878), La Fille du tambour-major (1879). Surmené, malade, il meurt le 5 octobre 1880 alors qu'il travaille à un opéra fantastique, Les Contes d'Hoffmann. Le triomphe remporté par cet ouvrage, Salle Favart le 10 février 1881, couronne la conquête de l'Opéra-Comique dont le remarquable Fantasio (1872) avait constitué la précédente étape. Aboutissement et non reniement, cet opéra ne peut être séparé des 140 autres œuvres scéniques représentées qui constituent le répertoire d'Offenbach et qui lui ont permis d'occuper une place unique - et prépondérante - dans la vie lyrique européenne au XIXe siècle.

Après Offenbach

Après Offenbach, plusieurs compositeurs ont perpétué la tradition de l'opérette française. Parmi les plus populaire, on trouve Charles Lecocq, dont le plus gros succès est La Fille de Madame Angot (1872). L'intrigue se situe dans le Paris du Directoire et met en présence des personnages fictifs et historiques. Aussi bien à Bruxelles qu'à Paris quelques semaines plus tard, La Fille de Madame Angot reçut un accueil triomphal. À Paris, elle fut jouée 411 représentations consécutives, avec un succès qui rappelait celui des grandes opérettes d'Offenbach. Le mérite en revenait surtout à Lecocq et à ses librettistes car l'interprétation était tout au plus convenable.

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Johan Straus (1825-1899)

Johan Strauss à Vienne

Les audiences viennoises ont accueilli les œuvres d'Offenbach avec un tel enthousiasme que les compositeurs locaux ont bientôt été "contraints" d'écrire eux-mêmes des opéras bouffes. Franz Von Suppe a pris la tête de ce mouvement avec de grands succès comme Die Schone Galathee (1865), mais les opérettes viennoises les plus mémorables de cette période ont été composée par "le Roi de la Valse", Johan Strauss.

Strauss était le musicien le plus populaire de son époque, en créant des valses et polkas qui ont fait danser le monde entier, de Moscou à Boston. Il admirait profondément les opérettes d'Offenbach et n'a jamais caché son désir d'en écrire lui-même. Ses premiers essais donnèrent des œuvres d'une qualité "mitigée", principalement à cause de la faiblesse des livrets. C'est alors qu'un librettiste viennois a apporté à Strauss un texte basé sur une pièce des librettistes d'Offenbach: Meilhac et Halevy. Après quelques adaptions légères, pour la rendre plus drôle pour les gens de la capitale austro-hongroise, l'œuvre a été présentée à Vienne.

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Die Fledermaus ("La Chauve-Souris" – 1874) est l'histoire d'un homme qui veut se venger, gentiment, d'un de ses amis qui l'avait saoulé et l'avait abandonné sur le bord d'une route dans un costume de chauve-souris. L'auteur de cette plaisanterie se retrouvera occupé à flirter avec sa propre femme lors d'un bal masqué où un jeu sur les identités a été mis en place.

En dépit d'une intrigue amusante et des succulentes mélodies de Strauss, Vienne est restée modestement enthousiaste au sujet de Die Fledermaus. L'œuvre a en fait été un énorme succès à Berlin et a été produite dans les grandes villes théâtrales avec des degrés variables de succès. Mais ce n'est qu'au début du XXème siècle que le public en a fait une référence.

Strauss écrira encore par après une dizaine d'opérettes, mais Die Fledermaus reste son œuvre théâtrale la plus populaire et celle qui le plus régulièrement se retrouve à l'affiche des opéras du monde. Carl Milloker (Der Bettlestudent / L'Étudiant-mendiant - 1882), Karl Zeller (Der Vogelhandler / L'oiselier - 1891) et d'autres compositeurs viennois ont continué à écrire des opérettes après Strauss, en créant bien souvent des mélodies luxuriantes et la satire sociale remplaçant les simples bouffonneries. Populaires à leur époque, ces opérettes mélodieuses seraient impossible à présenter aujourd'hui. Ce n'est qu'au début du XXème siècle que Vienne offrirait au monde un autre méga-succès avec Die Lustige Witwe (La Veuve Joyeuse - 1905).

Ce sont les anglais qui allaient prendre le relais d'Offenbach et porter l'opérette comique à un autre niveau, mais au cours du XIXème siècle, leur forme de spectacle musical a contribué grandement au son et à l'esprit des musicals: le music hall.


Gilbert et Sullivan en Angleterre

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William S. Gilbert
(1836-1911)
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Arthur Sullivan
(1842-1900)

Bien avant Rodgers & Hammerstein, Lerner & Loewe ou Andrew Lloyd Webber & Tim Rice, deux hommes doués d'un talent et d'une imagination extraordinaires ont créés une kyrielle de musicals qui ont enchanté le monde entier. William S.Gilbert et Arthur Sullivan sont les premiers qui ont élevé la comédie musicale au stade de pilier de la culture populaire en Angleterre aussi bien qu'aux États-unis.

Plus d'un siècle plus tard, leurs spectacles continuent à être joués sur les plus grandes scènes du monde..


Commençant dans les années 1870, William S. Gilbert et Arthur Sullivan ont révolutionné le monde du théâtre musical, créant des opérettes pleines d'esprit et avec des mélodies surprenantes qui ont défini une nouvelle norme pour les professionnels de la scène. Leurs chansons brillaient par leurs mélodies et leurs rimes intelligentes, et les livrets de Gilbert ont mélangé des niaiseries et des satires dans des mondes qui étaient tantôt fantastiques, tantôt réalistes. Leur producteur, Richard Carte De d'Oyly, promotionnait ces spectacles comme des opéras légers, mais quoi qu'il en soit c'étaient ce que nous appelons aujourd'hui des musicals - et parmi les plus fins qui furent jamais créés.

Gilbert et Sullivan collaborèrent à la création de 14 oeuvres (ce que l'on appelle en général le "canon") en 25 ans de 1871 à 1896. Ces 14 oeuvres constituent la série d'opéras les plus joués de toute l'histoire. Ils sont encore très souvent représentés dans le monde anglophone. Citons: The Mikado, H.M.S Pinafore, The Pirates of Penzance et Iolanthe.

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La façade d'origine du Savoy Theatre, face à la Tamise, Londres

Le «Savoy Theatre» est construit pour accueillir leurs créations

En plus d'être hôtelier, compositeur et directeur de théâtre, Richard D'Oyly Carte était également agent de talent et passionné d'opéra-comique. Le «projet de sa vie», comme il l'appelait, consistait à rendre l'opéra comique - à l'image d'Offenbach - aussi populaire en Angleterre qu'en France. C'est ce désir qui l'a amené à réunir Gilbert et Sullivan en premier lieu.

En 1881, après près de dix ans de collaboration, Carte décida d'ouvrir son propre théâtre afin de présenter les œuvres de Gilbert et Sullivan. Lors de sa construction, le théâtre Savoy était à la pointe de l'innovation. Carte et son directeur, George Edwardes, ont proposé des sièges numérotés, des programmes gratuits et une politique anti-pourboire pour le vestiaire. Le Savoy Theatre a été le premier bâtiment public au monde à être entièrement éclairé à l'électricité.

Grâce à cette innovation, Iolanthe de Gilbert et Sullivan a été l'une des toutes premières productions à utiliser de l'électricité lors de la mise en scène.

Leurs œuvres sont connues sous le nom d'«Operettas»

Se situant quelque part entre ce que l'on appelle aujourd'hui un opéra et une comédie musicale, les opérettes ont prospéré au Royaume-Uni grâce à Gilbert et Sullivan.

Les opérettes ont tendance à être plus courtes que les opéras et associent chant, dialogues parlés et numéros de danse impressionnants. Pour le dire simplement, les opérettes peuvent généralement être décrites comme des opéras légers avec des dialogues. En comparaison, la plupart des comédies musicales peuvent être décrites comme des pièces de théâtre avec des chansons.

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W.S. Gilbert

Certaines histoires fantaisistes de Gilbert sont basées sur des expériences réelles

Une légende raconte que lorsque William Schwenck Gilbert avait seulement 2 ans, il a été kidnappé par des bandits italiens. Ses parents étaient en vacances à Naples lorsqu'un couple d'hommes s'est adressé à la femme de chambre s'occuppant de Gilbert et exigea qu'elle lui confie l'enfant. Pour la petite fortune de 25£, ses parents ont pu récupérer leur fils.

Que cette dramatique histoire soit vraie ou non, cela a eu un effet profond sur l'oeuvre de W.S. Gilbert: il a créé le personnage de Ruth, la stupide femme de chambre de The Pirates of Penzance, et a écrit The Gondoliers qui raconte l'histoire d'un héritier du trône qui a été kidnappé alors qu'il était bébé.

Les actuels West End de Londres et Broadway américains doivent beaucoup au dynamique duo.

Sullivan, un compositeur à part entière

Sullivan n'aurait peut-être pas été aussi connu s'il n'avait pas collaboré avec Gilbert, mais les références d'Arthur Sullivan sont toujours impressionnantes. À 14 ans, il a été le premier à recevoir la Bourse Mendelssohn, qui lui a permis d'étudier à la Royal Academy of Music. Son projet de fin d'études, The Tempest, a été un tel succès que Sullivan a gagné le statut de célébrité du jour au lendemain.

Il a ensuite écrit un ballet, une symphonie et un concerto pour violoncelle, sans oublier son opéra-comique en un acte, Cox & Box.

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Les personnages de l'opérette Cox & Box de Sullivan, oeuvre de jeunesse

Leur partenariat s'est terminé sur un tapis…

Illustration du programme des Gondoliers des années 1890 , jouée au Théâtre Savoy

Il y a longtemps eu des tensions entre Gilbert et le directeur de Savoy Theatre, D'Oyly Carte, mais la principale dispute survint lorsque Carte demanda que 500£ soient retirés des bénéfices de The Gondoliers afin de financer l'achat de nouveaux tapis pour l'entrée du théâtrte. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Sullivan, ne voulant pas ruiner sa relation avec Carte pour quelquers livres sterlings, ne réagit pas ce que Gilbert n'accepta pas. Le conflit fut terrible. Il va sans dire que les relations entre Gilbert et Sullivan ne se sont jamais complètement rétablies. Et toutes les oeuvres qu'ils réalisèrent après s'en ressentirent.

Les actuels West End de Londres et Broadway américains doivent beaucoup au dynamique duo.


Et les USA...

Comme vous le savez certainement, les 'musicals' sont nés aux Etats-Unis. Mais le trajet a été long et sinueux. Il s'agit d'un véritable aboutissment d'une grande série de tentatives d'Entertainment. Ces trajets font d'ailleurs profondément partie de la culture américaine. Bon nombre de 'musicals' feront donc référence à ces différentes tentatives, comme Gypsy.

Pour les «pressés», vous pouvez directement passer à la page suivante. Sinon, vous pouvez vous attarder aux différentes étapes qui ont servi de marches d'escalier vers les 'musicals':

  • Les Variety Houses
  • Les Minstrels Shows
  • Les Museum
  • Le Vaudeville
  • Le Burlesque

Histoire des musicals

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