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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Les musicals de Broadway

Une brève histoire, en guise d'introduction

L'origine de «Broadway»

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Broadway en 1911

«Broadway» n’est pas seulement une référence théâtrale, c’est aussi un lieu bien réel : un long et large boulevard qui coupe en diagonale le cœur de Manhattan, le quartier central de New York. Cette artère est devenue synonyme de divertissement théâtral, avec ses nombreux théâtres concentrés au centre‐ville entre la 42e et la 53ème rues. Ce district est aussi surnommé The Great White Way (« le grand chemin blanc »), allusion aux millions de néons qui brillent aux marquises des théâtres et sur les panneaux d’affichage; l’expression est apparue pour la première fois dans les pages de l’Evening Telegram de New York en 1902.

Plus récemment, le « théâtre de Broadway » a pris de l’ampleur pour inclure 39 salles professionnelles de 500 places et plus, situées sur Broadway même ou dans les rues transversales de part et d’autre du boulevard. En fait, la plupart des théâtres « de Broadway » se trouvent maintenant dans les rues transversales.

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Le plan de Broadway - Les théâtres sont en rose

Les débuts, à Londres...

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Tableau de William Hogarth, vers 1728, tiré de The Beggar's Opera (Tate Britain)

Les premières oeuvres de «théâtre musical» sont apparues au XVIIIè siècle en Angleterre et ont reçu l'étiquette, peu valorisante, de «basses comédies». La plus connue, et le meilleur exemple, est The Beggar's Opera (L'opéra des Gueux) de John Gay (1728), un conte scandaleux avec des voleurs et des putains, où alternent les musiques de bar et les airs qui font penser à des compositeurs tels que Händel et Purcell. Combinant satire politique et sociale, la comédie de Gay suggère que les voleurs et les politiciens camouflent leurs péchés derrière des prétentions sociales semblables.

À une époque où les spectacles qui avaient du succès se jouaient moins d'une semaine, The Beggar's Opera a été joué 62 représentations: le record du nombre de représentations de l'époque (on est bien sûr encore très loin du record annuel des 32 années non interrompues de représentations de Les Misérables à Londres).

Et ce record va tenir pendant plus d'un siècle! Le gouvernement a tellement été inquiet de l'impact que pouvait avoir les traits comiques de John Gay qu'il lui a interdit de faire un nouveau spectacle, étouffant de ce fait ce qui a pu être le commencement d'une nouvelle tendance de théâtre musical.

The Beggar's Opera a inspiré L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht sur une musique de Kurt Weill, ainsi que les films L'Opéra des gueux de Peter Brook (1953) et L'Opéra du gueux de Jiří Menzel (1991). Cela montre bien l'importance de l'oeuvre.

Dans les Colonies américaines, l’activité théâtrale remonte au début du XVIIIe siècle. Les résidents ont pu y voir une première comédie musicale en 1750, vingt six ans avant la fondation des «États‐Unis d’Amérique». Et il s'git bien sûr de l'importation du "tube" britannique, The Beggar's Opera.

Il faudra encore attendre plus d'un siècle pour voir naître la première «oeuvre locale» majeure. Mais faisons d'abord un petit détour...


Le XIXè siècle: l'Angleterre, la France et l'Allemagne...

Jacques Offenbach

Au milieu du XIXème siècle, tout producteur de spectacle de scène à Paris avait à affronter un terrible concurrent: le gouvernement français. En effet, pour être sûr que rien ne fera de l'ombre à l'opéra, sponsorisé par l'Etat Français, une loi limitait les productions musicales indépendantes: un seul acte, pas plus de deux personnages (limite qui après de nombreuses protestations sera portée à trois!). Un compositeur a réussi à développer une création cohérente, malgré ces interdictions drastiques. Il s'agit de Jacques Offenbach.

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