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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Un grand Cri d'Amour

de Josiane Balasko

Mise en scène: Daniel Hanssens - Une production de Argan 42 - 6 représentations ▪ 23 août ▴ 1er septembre 2007

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Presse - Article complet


Un duel hilarant, entre guerre et paix


Hugo et Gigi : Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas incarnent formidablement le couple imaginé par Balasko

Cinglant, massif, énervé, Hugo Martial n'est pas à prendre avec des pincettes. Il vient d'apprendre que sa partenaire de théâtre le lâche à quelques semaines de son grand retour à la scène. Entouré de son metteur en scène et de son agent, il cherche une solution de remplacement, mais aucun nom ne s'impose vraiment. Aucun, sauf celui de Gigi Ortega, que Sylvestre Archaimbaud, l'agent de Martial, a déjà contactée en secret. Il y a juste un hic, mais de taille : Gigi et Hugo se sont quittés il y a dix ans et se vouent aujourd'hui une haine féroce.

S'inspirant des grands couples du cinéma, tels Elizabeth Taylor et Richard Burton (lire notre entretien dans le Mad du 13 décembre), Josiane Balasko livre, avec Un grand cri d'amour, une comédie féroce, bourrée d'énergie et écrite dans le style percutant qu'on lui connaît.

A Uccle, Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas forment ce duo d'anciens amants liés aujourd'hui par une relation d'amour-haine qui empoisonne leur existence, mais les rend formidables sur le plateau. Loin de l'image de rassurante rondeur qu'on lui colle encore parfois, Daniel Hanssens est teigneux à souhait. Sans pitié pour ses partenaires et ceux qui l'entourent, il peut assassiner chacun d'un simple mot. Face à lui, Rosalia Cuevas est irrésistible en vedette sur le retour, jouant les grandes dames des planches tout en se battant comme une diablesse pour s'imposer face à son partenaire.

A leurs côtés, Philippe Résimont campe un metteur en scène dépassé par les événements et tentant de survivre à l'ouragan déclenché par le duo, tandis que John Dobrynine manipule tout son monde en agent mielleux et faux derche. Quant aux trois jeunes comédiens jouant les techniciens du théâtre, ils sont eux aussi parfaitement dans le ton de bout en bout.

Mené tambour battant, le spectacle mis en scène par Daniel Hanssens s'avère d'une efficacité redoutable, et les rires succèdent aux rires durant toute la soirée. Un vrai divertissement, servi par une distribution en grande forme.

Le Soir - 15/12 2006

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