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Musical (1945)


Musique: Sigmund Romberg
Paroles: Dorothy Fields
Livret: Dorothy Fields • Herbert Fields

Up in Central Park était un des musicals de l’époque s’attardant sur une tranche de l’histoire des Etats-Unis, dans ce cas, la ville de New York des années 1870 avec ses politiciens corrompus dont William Tweed, surnommé «Boss Tweed» parce qu’il était … le «boss».

Central Park est le «grand jardin» de New York qui fut construit de 1860 à 1873, une période pendant laquelle les politiciens ont fait de terribles détournements financiers, sous l’impulsion majeure du sénateur William Tweed, rebaptisé «Boss» Tweed, parce qu’il était le «boss». Dans ce musical, Rosie Moore, une jeune et ambitieuse chanteuse d’opéra dont le père est un sous-traitant de Central Park. Elle n’est pas au courant des magouilles financières et des connivences politiques qui caractérisent l’époque. John Matthews, le journaliste du New York Times et Thomas Nast, le caricaturiste du Harper’s Weekly enquêtent sur les scandales politico-financiers du Tammany Hall. Quand John et Rosie se rencontrent, ils tombent amoureux. Mais Richard Connolly, l’un des complices de «Boss» Tweed, attire Rosie avec de belles promesses d’aisance financière mais surtout de réussite dans sa carrière de chanteuse naissante. Peut-être parce qu’elle n’a pas apprécié le fait que John enquête et dénonce les agissements frauduleux de son père, Rosie épouse Richard. Mais, très vite, Rosie va découvrir Richard est un de ces politiciens véreux mais aussi … bigame. Quand ce dernier meurt dans un accident, Rosie prend conscience elle vit dans un système de valeurs corrompues. Un an plus tard, elle et John se croisent accidentellement lors d’un concert du 4 juillet et, là, dans Central Park, décident de joindre leurs avenirs.

Le musical se déroule dans la période «Boss Tweed» de New York dans les années 1870. William Marcy Tweed est sans doute la figure new-yorkaise la plus marquante des années 1860-1870. Il se fait connaître du grand public en commandant une compagnie de volontaires de pompiers, ce qui lui permet d’entrer au conseil municipal en 1851. Il y fait rapidement carrière et prend parallèlement le contrôle de Tammany Hall (organisation associée au parti démocrate, fondée en mai 1789, qui a joué un rôle majeur à New York entre 1789 et les années 1960). En 1867, il détient simultanément dix-sept fonctions locales, dont celles de commissaire-adjoint à la voirie et de sénateur à l’assemblée de l’État de New York. Ces responsabilités lui permettent de contrôler des milliers d’emplois et de s’enrichir grâce à des marchés truqués. Par exemple, la New York Printing Company, qu’il possède depuis 1864, se voit non seulement adjuger le monopole de tous les travaux d’impression effectués par la ville, mais elle surfacture les travaux effectués. La ville doit par exemple lui payer en 1870 10.000$ pour quelques bouteilles d’encre, six ramettes de papier et plusieurs boîtes d’élastiques! William Tweed pille systématiquement les fonds municipaux et s’enrichit considérablement. En 1871, sa fortune est évaluée à douze millions de dollars. Cela n’empêche pas le maire A. Oakley Hall de le nommer en avril 1870 chef du département des travaux publics.

Bien qu’il ne soit pas un expert en matière de travaux publics, William Tweed prend sa nouvelle fonction à cœur et décide de réformer en profondeur les services municipaux du génie. Il procède à des remaniements de personnel. John R. Croes, l’ingénieur en chef de l’aqueduc de Croton, est par exemple renvoyé de son poste en 1870. Il est transféré à un poste subalterne au service des parcs car W. Tweed le trouve trop peu coopératif. Le «boss» réorganise aussi le fonctionnement de certains services. Le département en charge de Central Park et des chantiers réalisés dans les quartiers en cours d’urbanisation, c’est-à-dire entre la 59e rue et les limites du comté de Westchester, est ainsi supprimé et intégré au sein du bureau des travaux publics. Une telle décision est censée permettre une gestion plus coordonnée du génie urbain à l’échelle de la ville.

Dans la pratique, le fonctionnement de ce nouveau service est difficile. Les relations entre W. Tweed et les architectes paysagistes qui ont conçu Central Park sont tendues car ces derniers supportent mal les pratiques imposées par le chef de Tammany. Frédéric Law Olmsted raconte qu’il a reçu en six jours pas moins de 7.000 demandes de postes de la part des électeurs du parti démocrate. Comme il tarde à obtempérer, un homme n’hésite pas à haranguer les chômeurs sous les fenêtres du paysagiste en leur affirmant que celui-ci est obligé de leur fournir un emploi et que, s’il ne le fait pas, une corde autour de son cou pourrait l’aider à reconsidérer sa position. Un autre jour, une douzaine d’individus forcent sa porte en réclamant du travail. Cette expérience fait dire à F. L. Olmsted que chaque travailleur new-yorkais sait qu’on lui fournit un travail «non pour son aptitude supposée à servir la ville ou le parc, mais à cause du service qu’on attend de lui à l’occasion des primaires, ou lors des élections municipales qui approchent».

La situation se dégrade encore lorsque W. Tweed nomme son ami Peter Sweeny à la présidence du département des parcs publics. Sous sa direction, les dépenses d’entretien de Central Park atteignent six millions de dollars contre à peine 250.000$ avant 1870. Entre 1870 et 1871, le personnel affecté aux parcs passe de 1.587 à 2.970 personnes. Ce ne sont pas les travaux réalisés dans les espaces verts de Battery et Tomkins Squares, ou dans le parc de la mairie, qui peuvent justifier ce gonflement soudain des effectifs.

Une telle gestion des affaires publiques permet aux dirigeants de Tammany de s’assurer le soutien d’un nombre important d’électeurs. Le choix des chantiers de travaux publics à mener est guidé par des préoccupations similaires. Il suffît en effet que les électeurs de Harlem se plaignent de la lenteur de l’équipement de leur quartier pour que le «boss» ordonne la réalisation dans les plus brefs délais du pavage des rues et la pose d’égouts. Si cette politique contribue, tout comme à Washington, à une certaine modernisation des travaux publics de la ville, elle laisse cependant un bilan globalement négatif. Les réalisations du génie sont en effet plus tributaires des contingences politiques et des intérêts individuels et économiques que des impératifs techniques. Cela est grave à une époque où l’ingénierie devient un domaine de plus en plus complexe qui nécessite de recourir à un personnel qualifié. Le manquement à cette règle est en grande partie à l’origine des déboires de la capitale. Il explique aussi les nombreux dysfonctionnements dont souffrent les services du génie des autres métropoles américaines.

Ce type de gestion municipale est cependant de moins en moins accepté par la population. Les incendies, les épidémies, l’adduction d’eau insuffisante et l’assainissement de piètre qualité ne constituent pas des nouveautés dans les villes américaines. Ils deviennent cependant de plus en plus insupportables alors que la pression démographique augmente. La moindre crise urbaine prend en effet des proportions dramatiques.

Les citadins se refusent néanmoins au fatalisme. Au début des années 1870, les journalistes sont les premiers à dénoncer la corruption qui gangrène les gouvernements municipaux et leurs effets néfastes sur la gestion des villes. Les agissements du «boss» Tweed sont révélés par les caricatures de Thomas Nast qui paraissent dans le Harper’s Weekly. Les éditoriaux de George Jones dans le New York Times s’attaquent eux aussi au gouvernement «corrompu, inefficace, dépensier et scandaleux» de William Tweed. Un «journalisme de croisade» est né qui se donne pour mission de montrer et combattre la corruption des politiciens. Face à ces révélations, un nombre croissant de citoyens en appelle à une moralisation de la vie politique.

Sous ces influences, les hommes politiques les plus véreux sont chassés du pouvoir. William Tweed sous le coup de 104 chefs d’inculpation pour fraude est contraint de démissionner du département des travaux publics de New York en décembre 1871. Condamné à douze ans de prison, il décède dans sa cellule d’une pneumonie en 1878.





Acte I

Up from the Gutter
Carousel in the Park
It Doesn’t Cost You Anything to Dream
Boss Tweed
When She Walks in the Room
Currier and Ives
Close as Pages in a Book
Rip Van Winkle
The Fireman’s Bride

Acte II

When the Party Gives a Party
Maypole Dance
The Big Back Yard
April Snow
Finaletto
The Birds and the Bees

Aucun dossier informatif complémentaire concernant Up in Central Park





Version 1

Up in Central Park (1945-01-New Century Theatre-Broadway)

Type de série: Original
Théâtre: New Century Theatre (Broadway - Etats-Unis)
Durée : 1 an 2 mois 2 semaines
Nombre : 504 représentations
Première Preview : samedi 27 janvier 1945
Première : samedi 27 janvier 1945
Dernière : samedi 13 avril 1946
Mise en scène : John Kennedy
Chorégraphie : Helen Tamiris
Avec : Wana Allison (Dancer), Elaine Barry (Ellen Lawrence), Fred Barry (Joe Stewart), Noah Beery, Sr. (William Marcy Tweed), George BockmanSaul Bolasni (Dancer), Betty Bruce (Bessie O'Cahane), Maurice Burke (Thomas Nast), Walter Burke (Danny O'Cahane), Martha Burnett (Clara Manning), Delma Byron (Lotta Stevens), Maureen Cannon (Rosie Moore), Henri Capri (Page Boy), James Caputo (Singing Boy), Jerome Cardinale (Singing Boy), Kenneth Casey (Newsboy), Teddy Casey (Newsboy), Payne Converse (Dancer), Wally Coyle (Arthur Finch), Leonard Daye (Singing Boy), Joan Dubois (Dancer), Mary Alice Evans (Fourth Child), Wilbur Evans (John Matthews), Robert Field (Andrew Munroe), Lydia Fredericks (Mildred Wincor), Margaret Gibson (Dancer), Joan Gladding (Singing Girl), Isobel Glasgow (Bagpipe Player), Herman Glazer (Butler), Kay Griffith (Fanny Morris), Ann Hermann (First Child), Louise Holden (Governess), Lillian Horn (Singing Girl), Donna Hughes (Singing Girl), Charles Irwin (Timothy Moore), Elyse Jahoda (Singing Girl), Mildred Jocelyn (Singing Girl), Miriam Kornfield (Dancer), Janet Lally (Third Child), Joan Lally (Second Child), George Lane (Richard Connolly), Rebecca Lee (Dancer), Beatrice Lind (Singing Girl), Bruce Lord (A Laborer), Thomas Lorimar (Bagpipe Player), Thomas Lorimer (Bagpipe Player), Ruth Lowe (Dancer), Phil Lowry (Singing Boy), Harry Matlock (Porter), James McFadden (Bagpipe Player), Harry Meehan (Peter Sweeney), Daniel Nagrin (Daniel), Peggy Ann Nilsson (Dancer), William Nuss (Organ Grinder), Rose Marie Patane (Singing Girl), Sidney Paul (Singing Boy), John Quigg (Headwaiter), Paul Reed (Vincent Peters), Kenneth Renner (Singing Boy), Hazel Roy (Dancer), Rudy Rudisill (Singing Boy), Claire Saunders (Singing Girl), Evelyn Shaw (Dancer), Guy Standing, Jr. (George Jones), Gloria Stevens (Dancer), William Sydenstricker (Singing Boy), Gregor Taksa (Dancer), Rowan Tudor (Mayor A. Oakey Hall), Stanley Turner (Singing Boy), Watson White (James Fisk, Jr.), Charles Wood (Singing Boy), Bob Woodward (Singing Boy), Natalie Wynn (Dancer)
Commentaires :
New Century Theatre (Jan 27, 1945 - Closing date unknown)
Broadway Theatre (Jun 11, 1945 - Apr 13, 1946)

A note in the Playbill credits the following dances to Miss Tamiris:
> Carousel in the Park
> Rip Van Winkle
> The Fireman's Bride (and reprise)
> The Big Back Yard
> Finaletto
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Version 2

Up in Central Park (1947-05-New York City Center-Broadway)

Type de série: Revival
Théâtre: New York City Center (Broadway - Etats-Unis)
Durée : 1 semaine
Nombre : 16 représentations
Première Preview : lundi 19 mai 1947
Première : lundi 19 mai 1947
Dernière : samedi 31 mai 1947
Mise en scène : John Kennedy • Sammy Lambert
Chorégraphie :
Avec : Malcolm Lee Beggs (William Marcy Tweed), George Bockman (George), Russ Brown (Timothy Moore), Betty Bruce (Bessie O'Cahane), Walter BurkeMaureen Cannon (Rosie Moore), Wally Coyle (Arthur Finch), Oren Dabbs (A Laborer), Eve Harvey (2nd Maid), Louise Holden (Maid), Jack Howard (James Fisk, Jr.), Dickson Hughes (Butler), James Judson (Andrew Munroe), Janet Lally (Second Child), Joanne Lally (First Child), George C. Lane (Richard Connolly), June MacLaren (Lotta Stevens), Lilias MacLellan (Clara Manning), Earle MacVeigh (John Matthews), Harry Meehan (Peter Sweeney), Kenneth Owen (The Gnome), Edward Pate (Organ Grinder), James Quigg (William Dutton), John Quigg (Headwaiter), Paul Reed (Vincent Peters), Janet Roland (Fanny Morris), Guy Standing, Jr. (Thomas Nast), Jack Stanton (Joe Stewart), Hobart Streiford (Newsboy), John Thorne (Porter), Rowan Tudor (Mayor A. Oakey Hall), Lillian Withington (Mildred Wincor), Elyse Jahoda (Singing Girl), Mildred Jocelyn (Singing Girl), Miriam Kornfield (Dancer), Janet Lally (Third Child), Joan Lally (Second Child), George Lane (Richard Connolly), Rebecca Lee (Dancer), Beatrice Lind (Singing Girl), Bruce Lord (A Laborer), Thomas Lorimar (Bagpipe Player), Thomas Lorimer (Bagpipe Player), Ruth Lowe (Dancer), Phil Lowry (Singing Boy), Harry Matlock (Porter), James McFadden (Bagpipe Player), Harry Meehan (Peter Sweeney), Daniel Nagrin (Daniel), Peggy Ann Nilsson (Dancer), William Nuss (Organ Grinder), Rose Marie Patane (Singing Girl), Sidney Paul (Singing Boy), John Quigg (Headwaiter), Paul Reed (Vincent Peters), Kenneth Renner (Singing Boy), Hazel Roy (Dancer), Rudy Rudisill (Singing Boy), Claire Saunders (Singing Girl), Evelyn Shaw (Dancer), Guy Standing, Jr. (George Jones), Gloria Stevens (Dancer), William Sydenstricker (Singing Boy), Gregor Taksa (Dancer), Rowan Tudor (Mayor A. Oakey Hall), Stanley Turner (Singing Boy), Watson White (James Fisk, Jr.), Charles Wood (Singing Boy), Bob Woodward (Singing Boy), Natalie Wynn (Dancer)
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